Le Blog d'Aurélien Colin
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On ne peut pas dire que je sois super assidû, bloguistiquement parlant, ces derniers temps. Je vous rassure, il en va de même pour mes entraînements ! Malheureusement... Je sens de plus en plus qu'il va falloir reconsidérer cette saison 2011 comme une transition. Pas vraiment le temps de m'entraîner, beaucoup de déplacements, des heures à rallonge, ça n'aide pas à avoir les crocs pour manger du dénivelé positif. Malgré tout, j'ai quand même réussi à m'aligner au départ de deux courses très sympas au mois de mai, sans véritable entraînement, devrais-je ajouter "bien sûr" ?
Le 21 mai, j'étais au départ du Red Bull Elements à Talloires (à côté d'Annecy) pour une course par équipe au format unique. Il s'agissait d'un relais à 4 dans 4 sports différents. Mon premier co-équipier, François Marty s'est chargé des 12,5km d'aviron, puis a porté son skiff sur 900m dans les ruelles de Talloires pour me passer le relais en 10ème position. Moi, j'étais chargé du trail running, une balade de seulement 11km pour 1900m D+ !! Une broutille. Et évidemment, il y avait un joli petit plateau de coureurs. Dès les premiers mètres, ça grimpe. Mieux vaut ne pas se mettre dans le rouge direct sinon c'est l'assurance de passer un sâle quart d'heure. Je me fais reprendre par Pascal Giguet, mais le laisse filer, trop rapide. Je gère mon rythme sur le premier tiers de course avec Dawa en point de mire. Une fois passé ce premier tiers de course, la pente devient beaucoup moins "courable". Je réussi à tenir 600m D+ en courant, ensuite j'alterne. Au passage du chalet de l'Aulp, je suis 11ème et plutôt bien en jambes. Grosse effervescence au ravitaillement, tous les parapentistes et bcp de public sont massés là. Les premiers 900m D+ ont été avalés en 45', reste le plus dur... Dès le plat du chalet de l'Aulp passé, on ne rigole plus. Il reste 1000m D+, et pourtant le sommet paraît assez proche. C'est dans ces moments là que l'on ressent ce qu'est la gravité ! Le passage dans les alpages se passe plutôt bien même si des énergumènes bien énervés (Samuel Bonaudo et Yoan Meudec) me collent aux basques.

Je donne tout, mais le palpitant frise déjà la limite. Tout le monde taille dré dans l'pentu, les cuisses en ont pour leur compte. La dernière partie de l'ascencion est la plus aérienne, du rocher bien lisse et pentu, des chaînes, des névés. Je commence à perdre un peu en lucidité. Quelques concurrents me doublent mais je reviens sur Bonaudo. C'est une course d'équipe donc on se donne à fond. Je ne suis pas mécontent d'arriver dans la dernière cheminée. Au sommet de la Tournette trône une arche RedBull, assez hallucinant. J'en termine en 1h49, à la 15ème place.
Mon collègue Laurent est autorisé à décoller en parapente. Il aura deux vols à effectuer et des liaisons à pied pour rejoindre les décollages. Il sera un peu ennuyé avec des noeuds dans les suspentes de sa voile, ce qui lui faire perdre un peu de temps, mais globalement, il s'en sort bien. Il passe le relais à Seb Jarrot, le VTTiste en 20ème position. Seb aura une boucle de 25km pour 1600m D+ à effectuer, technique et physique ! Au final, l'équipe se classe 21ème sur 53. Une sacré belle expérience.
La semaine d'après, je persiste et signe dans mon attitude "je m'aligne sur des courses sans entraînement" et me retrouve à La Colmiane pour 89km de VTT. Cela faisait un bout de temps que je voulais faire cette Transvésubienne. 3500m D+ et 4800m D-. Le vélo est sorti l'avant veille du carton, autant dire que les réglages n'étaient pas au top ! Je ne vais pas tout vous narrer, mais globalement, c'était une sacré épreuve. Moi qui pensais avoir un bon niveau technique en VTT, je me suis fait tout petit. Les descentes étaient super techniques et engagées. La longueur de la course ne m'a pas posé particulièrement de problèmes, mais plutôt les soucis techniques, 3 crevaisons dont un pneu arraché. Heureusement que j'étais parti avec du matos !


J'étais plutôt bien placé à mi-course (45ème sur 900 coureurs) mais les ennuis techniques m'ont fait perdre beaucoup de temps. Un bon coup de chaud à mi-course m'a pas mal ralenti également. Je finis 105ème en 8h (à peu près). L'an prochain, je serai de nouveau au départ avec davantage d'entrainement (6 sorties en 6 mois, ça fait léger) et l'expérience de cette année dans mes bagages.
Bon, maintenant, je vous parle de quoi ? Sportivement parlant, à part ces deux courses, il ne s'est pas passé grand chose d'intéressant dans mes activités. De retour pour 10 jours en Andorre, entre deux événements, j'en ai profité pour étrenner mon nouveau vélo de route et courir un peu. Je me suis même hasardé à une petite reconnaissance de l'Andorra Ultra Trail. On m'avait parlé d'une longue descente, technique, pentue et harassante... Je confirme ! Rien que la portion là m'a fait mal aux cannes aujourd'hui ! Ca s'annonce pour le mieux le 15 juillet prochain...
Tout ça pour dire que le sport doit rester un plaisir. Avec ou sans entraînement, on peut participer à des compétitions, mais il faut revoir ses ambitions différemment. Je suis désormais conscient que je ne serai pas aussi affûté que l'an passé, pour bon nombre de raisons. J'arpente désormais les sentiers et crêtes montagneuses avec une vision différente.
La suite au prochain épisode...
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Encore une bonne leçon sur cette course qui se déroulait sur mes terres. Une épreuve qui m'a mis un sacré plomb dans l'aile, mais également dans les cuisses ! Plus que tout, ce premier vrai trail de l'année pour moi m'a mis du plomb dans la tête... Remarquez avec les étoiles que j'ai vu durant une partie de la course et particulièrement sur le dernier ravito, je pense qu'on m'a tiré plusieurs plombs dessus !! Explications...
Ca n'était pas un secret, j'avais fait de ce trail "à la maison" mon premier vrai objectif de l'année. Pensez-vous, un trail pour lequel j'ai fait partie 3 ans durant de l'équipe organisatrice, un parcours sur lequel j'ai même fait ajouter des difficultés et enfin une persistante envie de réussir sur MA course... Vous avez là la parfaite alchimie pour réussir une performance marquante ou une désillusion éclatante !
Allez, je commence par me défendre lâchement, c'est vrai que pendant le dernier mois et demi, l'entraînement n'a pu être très rigoureux, 4 semaines de déplacements sur les 5 dernières en date, un boulot prenant, etc. Bref, des arguments que tout le monde peut sortir. Je ne les retiendrai donc pas, mais il est vrai que je sentais une espéce de fatigue persistante le matin de la course.
Arrivé sur l'aire de départ à 20' du coup de sifflet (un petit luxe appréciable), je ne ressentais pas spécialement de pression, j'avais l'air "d'avoir les jambes" comme on dit dans le jargon. Petit échauffement en compagnie de Léo Béchet, briefing puis direction la ligne de départ. Aldo et Stéph donnent le départ. J'ai l'impression de ne pas partir à un rythme impressionant aux côtés d'Alex (Daum), pourtant les ouvreurs (qui sont aussi mes potes) m'ont tous fait part de leur étonnement sur l'allure que nous menions. De toute façon, on se sent toujours fort au départ, surtout quand c'est plat ! Quand ça monte, bizarrement, on revient vite sur terre ! On attaque la montée de la Roche St Martin à bon rythme, mais là encore, pas l'impression d'être trop vite. Alexandre Meyer nous dépasse à un rythme plutôt rapide et me donne une véritable impression de facilité. Je lâche vite l'affaire, surtout dans le "raidard" avant la roche. Pascal "Photogone" immortalise l'instant, moi je reprend mon rôle d'organisateur-baliseur en indiquant le bon chemin aux deux gaillards qui me précédent à cause d'une flèche mal posée. Vient l'ascencion vers le sentier des amoureux. J'essaye de me mettre dans mon rythme, sans forcer. Bizarrement, je ressens les mêmes symptômes qu'en 2007, lorsque j'avais participé à ce trail, je suis déjà dans le rouge. Ca se ressent encore plus nettement ensuite dans le sentier qui rejoint la roche de l'Enclume. Je passerais deux fois plus vite à l'entraînement... Daniel Miclo me rejoint avant la descente du Champ de la Chèvre, je n'arrive pas à prendre sa foulée. Pas de panique, la route est longue. Pas d'arrêt au ravitaillement des Censes de Granrupt, j'ai deux bidons sur moi. L'ascencion de la Pierre de Laître puis Froidefontaine me "corrige" définitivement. Je me vois obligé de marcher, déjà... J'essaye pourtant de ne plus forcer, de progresser à mon rythme en respirant consciemment sur les conseils de mon père. Au passage, je regrette un peu la modification "hors piste" de Froidefontaine dont j'étais à l'initiative, mais c'est sympa quand même.
Très vite, on se retrouve dans la montée de la Roche Pierre Trois Jambes. Là, beaucoup se sont rappelés de ce qu'avait dit Maître Brogniart : il faut arriver frais en haut de la côte. Ah... Et si c'est l'inverse ? Et ben tu vas en ch*** mon pépére ! Le sentier du Rotary, que je connais comme ma poche, me permet de me remettre gentiment dans un rythme plus convenable. Jusque là, je dois me situer en 9ème ou 10ème position. Je recolle un peu à deux concurrents vers le col de Noirmont, mais le Chastel me remet une claque ! Ravitaillement du Carrefour de la Goutte, Km 23, malgré mes bidons de rechange, je m'arrête prendre un verre. Ca, c'est pas bon signe !
Je repasse 8ème un peu avant la traversée du ruisseau. Heureusement que mon fan club me suit pour me supporter, ça aide quand même pas mal. Les 10 km suivants seront les seuls où je vais courir à peu près normalement, mais cela va finir d'épuiser mon stock d'énergie. Bref. Cette partie roulante me fait, somme toute, du bien. J'ai tout de même du mal à m'imaginer grimper le "raidard de la sapinière" en courant comme à l'entrainement à ce moment là de la course ! Il est haut le sommet ! On redescend vers la Bource et c'est reparti, de nouveau une bonne côte dans les dents. Je ne sais pas si connaître le parcours est un point positif ou négatif, mais en tous cas, on ne peut s'empêcher de penser à la facilité avec laquelle on traverse ces difficultés à l'entraînement. La portion suivante est "roulante", je sais que c'est en faux plat et que c'est "casse-patte" donc je veille à ne pas forcer davantage tout en gardant un rythme, toutefois, au passage du Col d'Anozel, j'ai le voyant "Surchauffe Moteur" qui s'allume. Je trottine sur le sentier Maçonnat qui est, d'habitude, un vrai régal à courir. Juste avant le dernier ravito, ça y est je le sens, j'ai la soupape qui vient de lâcher ! Je coule une bielle devant pas mal de potes venus m'encourager à 9 km de l'arrivée. Les étoiles troublent ma vue, lorsque je ferme les yeux j'ai envie de dormir profondément. Les encouragements n'auront pas l'effet escompté, je m'assieds de longues minutes sur le bas côté, voyant passer pas mal de potes qui courent le 19km. Mon père essaye de me "remettre en route", mais quand le moteur a calé en pleine route, c'est dur de reprendre du poil de la bête rapidement. Finalement, Bruno Simon me dit de terminer avec lui. Il me dit être parti un peu vite également. Il monte quand même un peu vite pour moi. Obligé de marcher durant toute la montée de l'Anozel, à me faire doubler, voire bousculer par les coureurs du 19km qui eux, courent. Je prends donc mon mal en patience, réussit à re-trottiner sur la crête du Kember, qui m'est rarement apparue aussi belle. Sur le coup, ça aide. A mi- crête, je rejoins Bruno, l'attend un peu. Je sens que les jambes reviennent tranquillement, je vais peut-être pouvoir finir en courant... De fait, la descente se termine très sympathiquement avec Daniel Grataloup, venu spécialement à ma rencontre pour finir la course en ma compagnie. Ce bout de chemin avec lui m'aura rendu la fin de course bien moins longue que je ne l'aurais imagine. J'en termine avec ces 48km en 5h03. Bien évidemment déçu d'être passé à côté d'une belle prestation à la maison mais riche d'une nouvelle expérience. Le trail, la gestion de course et la préparation, ça ne s'improvise pas.
Ce Trail Des Roches 2011 laissera quelques bonnes courbatures durant deux jours. On va désormais rattaquer l'entraînement de façon plus assidue afin de rebondir et de continuer à prendre du plaisir à courir. C'est certainement un aspect fondamental à retenir, garder du plaisir à courir, même, voire surtout, en compétition.
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Ode à Mr B...
Bourreau de travail et d'heures de course, Beau gosse, Brun, Balèze, petit Baluchon (là je parle de son sac de course), rien qui Ballotte, Bon cuisto, un peu Bizarre aussi, Buveur de Bières, adepte du Béret, toujours la Banane, Bidouilleur hors pair...
Je pense que vous aurez tous reconnu mon compère d'entraînement (ça dépend des périodes), ami, parfois confident, meilleur "ennemi" (car capable de m'attaquer sur mes points faibles et sachant très bien quand je peux répliquer ou pas), compagnon de virée, maître à penser (parfois). Ce gars, c'est pas n'importe qui ; un bon gaillard, qui m'a permis de me faire changer ma vision du trail, un peu mon mode de vie aussi, qui m'a fait faire des erreurs, mais surtout beaucoup de progrès. Le genre de pote avec qui tu peux partir faire 250 bornes en montagne pendant 4-5 jours. Il est rare de rencontrer ce genre d'énergumène. Lors de chacun de mes retours épisodiques en terre Vosgienne, il me tient à coeur de discuter le bout de lard (seuls les Vosgiens comprendront) avec Monsieur B. Une bonne sortie de trail est également un incontournable. Généralement, ce genre de sortie commence autour de quelques consignes : "Bon, on se fait 2h cool, hein !". Y a qu'à dire ça, Monsieur B n'est pas du genre à me laisser mener l'allure 2 heures durant, ni à garder un train régulier. Ces 2h cool se terminent très souvent en 2h pas loin du seuil avec minimum 3 - 4 "grosses mines" (comprenez périodes de 3-4' pas loin de l'explosion). Alors, c'est vrai que dans ma contrée lointaine, je n'ai pas tous les jours l'occasion de me faire ce genre de séance et de partager ces bons moments. Si vous ne le connaissez pas encore, il pourra vous paraître un peu extravagant au premier abord (c'est normal et il fera tout pour), mais si le courant passe, il y a de fortes chances pour que vous changiez votre vision du trail. A noter que le gaillard est admiratif des traileurs de haut niveau les plus extravagants (Olmo, Krupicka...). En ce moment, il est dans sa période Robinson Crusoé donc possible que vous ne le reconnaissiez pas tout de suite si vous l'aviez connu "boule à z" !
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Non, l'isard Vosgien n'est pas mort, il n'hiberne pas non plus, il est seulement trop occupé ! Occupé à arpenter les montagnes, à s'astreindre à son labeur quotidien, à s'abreuver (!!) et finalement à se reposer un peu aussi ! Blague à part, depuis le Raid Blanc des Montagnes Ardéchoises, j'ai repris un rythme de 5 à 6 entraînements hebdomadaires. En début de saison, je trouve que 5 entraînements par semaine me suffisent bien. Difficile d'en faire plus sans risquer d'entraver une bonne récupération. Je passerai au rythme de 6 entraînements par semaine lors de ma phase de préparation spécifique trail. Pour l'instant, je suis davantage sur un rythme de "reprise d'activité constante", je renoue avec les fameux entraînements au seuil et à VMA (ouchh). Alors évidemment, lorsque l'on habite à la montagne, on compose avec les éléments. Pour la sortie longue, une bonne bambée en ski de rando fait bien l'affaire, pour le seuil je vais m'asthmater sur les pistes de ski en me prenant pour un compétiteur de ski alpinisme (lesté de 3 bons kilos aux pieds !), et pour l'endurance, et bien, on visse la frontale sur la tête, on s'arme de courage et on s'enfonce dans la nuit... Pour en revenir à ce fameux rythme hebdomadaire, on me demande souvent combien de séances faut-il réaliser selon l'objectif. Tout cela est bien dépendant de chacun. Certains traileurs de haut niveau courent 4 fois par semaine, d'autres ne font jamais en dessous de 8 fois ; tout cela est finalement bien relatif. Je trouve qu'en altitude, l'effort n'est pas le même, on est rapidement dans les pulses et la récupération et légèrement plus longue, c'est pour ça qu'il ne faut pas s'astreindre à faire absolument ce qui est écrit sur le plan d'entraînement si l'on sent que la forme n'est pas là. Il faut simplement adapter les séances selon ses impératifs.
La motivation
En ce moment, c'est mon leitmotiv, comment trouver la motivation lorsque l'on vient de se farcir une journée de boulot, qu'il est 20h, qu'il fait nuit, froid et que l'on n'a pas eu sa dose de sport quotidienne. La reprise a été laborieuse, mais pour moi la seule solution, c'est de ne pas se poser de question. Je me définis un plan d'entraînement sur un mois avec le détail de toutes les séances, je sais ce que j'ai à faire et le soir venu (19 -19h30 souvent), même si j'irais plus facilement boire une bière avec les collègues que partir pour 1h15 sous la neige pour 800m D+, je ne me pose pas de question. Se poser des questions, c'est le meilleur moyen pour tergiverser et finalement, ne rien faire. Alors on prend son courage à deux mains, on met ses baskets et on y va !
Programme
Le mois de février est, pour moi, synonyme de "reprise de rythme". Le mois de mars marquera le début de la phase "préparation spécifique trail" avec deux échéances avant le Trail des Roches dont le Trail des Terrasses du Lodévois (47km 2600m D+) un mois avant l'échéance. Une épreuve parfaite car exactement semblable en termes de distance/dénivelé, un peu plus technique certainement. Il est important d'arriver sur un premier objectif de saison avec "la distance dans les jambes". En tous cas, je confirme que le ski de rando c'est top pour la préparation, bien intensif, pas de contraintes sur les articulations, possibilité de faire des sorties longues tout en faisant des globules. Le top ! Il me languit toutefois de courir plus fréquemment afin de retrouver une foulée régulière et économe. La saison sera bien assez longue pour cela.
A bientôt.
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Ca y est la première échéance de la saison est passée. La préparation était loin d'être optimale, mais ça a eu le mérite de me mettre un coup de pied au c**.
Ce Raid Blanc des Montagnes Ardéchoises avait été prévu de longue date avec Serge. C'est vrai qu'enchaîner des sections en raquettes, en ski de fond, le tout en orientation nous faisait envie depuis un bout de temps. La réalité météorologique nous a obligé à chausser les baskets et à ressortir les VTT plus tôt que prévu mais c'était plutôt plaisant. Pour tous les détails techniques, je vous recommande de lire le CR de Serge. En tant qu'orienteur et "cerveau" de ce binôme, ses remarques sont pertinentes. Mon rôle dans ce binôme se résume à aller pointer les balises et à emmener le rythme sur les portions "courables" ou montantes. Le rôle d'orienteur me tente mais il faut que je me lance sur des courses plus abordables. C'est vrai que ce WE, au niveau difficulté technique sur les cartes on a été gâtés. Je tiens quand même à féliciter Serge car même s'il a hésité à quelques reprises ou a fait un mauvais choix le dimanche, la majorité de ses décisions s'est avérée juste.
Je vous laisse "vivre l'ambiance" de ce raid à travers ces quelques photos de l'organisation...
 Report des postes du samedi Pointage de la balise du pont
Une portion que l'on aurait pu faire en ski de fond...
 Départ à VTT dimanche matin
 Suivi d'itinéraire VTT'O A la poursuite du temps perdu !

Arrivée de la section du dimanche, 54 secondes de retard ;-)
Au final, on finit 13èmes hommes et 19èmes au scratch (costauds les équipes mixtes). On aurait pu faire mieux mais pas beaucoup plus.
Maintenant, place à l'entraînement trail. Je me suis replongé dans les plannings d'entraînement, premier objectif le 17 avril. Va falloir être assidu et motivé.
A la prochaine...
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3 mois et demi d'absence, ça s'appelle effectivement un Web-come back. Non pas que je n'avais rien à dire, encore que, mais plutôt un manque de temps et de motivation. Ajoutez à cela une activité sportive plutôt calme et vous obtenez la recette de cette absence bloguistique.
Alors que s'est-il passé pour moi durant cet automne et ce début d'hiver ?
- Septembre : RAS, des sorties trail épisodiques, quelques sorties VTT en enduro et surtout beaucoup de boulot et de déplacements sur des événements pour présenter la gamme 2011.
- Octobre : un sursaut d'élan mais un flan bien vite retombé. Tout juste le temps de faire 2 sorties VTT pour préparer les 56km du Roc d'Azur et quelques randonnées en montagne pour découvrir davantage de sentiers Andorrans. Coup de rétro sur ce Roc d'Azur 2011. 10 ans d'absence pour moi après 6 ans d'affilée lorsque j'étais plus jeune (de benjamin à cadet). Peu de choses ont changé. Malgré un emploi du temps de dingue où l'expérience de l'ultra permet de gérer toutes les choses, j'ai réussi à participer au Roc des exposants, pour le plaisir, et au Roc d'Azur. Le vélo est sorti du carton 45' avant le départ, les réglages terminés 5' avant la mise en grille, crevaison sur la ligne de départ. Holeshot (ou presque !) de cette quatrième vague, petits soucis mécaniques, mais une course bien régulière qui me permet de terminer 336ème sur environ 6 ou 7000 partants. Un temps de course de 3h17, 2' de trop par rapport à mes prévisions, mais plutôt proche de pas mal de mecs qui ne font que ça. Je me dis que je ne suis pas encore pourri, suffirait d'un peu de préparation (2 sorties en 4 mois c'est limite) !
- Novembre : La météo pyrénéenne se rafraîchit et nous permet de faire notre première sortie ski de rando de la saison le 8 novembre ! Fallait être motivé, mais c'était bien sympa. La suite, entre les visites des magazines au bureau, quelques randonnées et un début avorté de reprise du trail (une semaine), on attend avec impatience l'ouverture du domaine alpin. Une ou deux sorties raquettes malgré tout.
- Décembre : il n'aura pas fallu attendre plus longtemps que le 1er décembre pour aller dévaler les pistes skis au pieds. Cette première semaine de l'avent sera marquée par une neige abondante, nous permettant de skier dans une poudreuse de plus en plus légère. Dans le jardon, on appelle ça du "gavage" !
La météo qui s'en suivra mettra un terme à cette période. Le redoux sévit durant 2 semaines. Ca a le mérite de former une sous-couche mais c'est carrément moins bon à skier. Qu'importe, je me suis remis sérieusement en route, ski de randonnée, trail et même ski de fond s'imposent au moins 5 fois par semaine. Je m'entraîne en ski de rando, sur des montées longues (de toute façon, il n'y en a pas de courtes ici !). 940m D+ à 180 puls de moyenne durant une heure, ça décrasse sévère !! Depuis, j'ai pris le rythme et m'entraîne de cette façon. Le redoux nous a même permit de ressortir le VTT et les baskets. C'est marrant de pouvoir allier dans la même journée, ski et vtt !
Voilà, rassurez-vous, je suis toujours bien vivant et cette reprise de l'entraînement m'a permis de perdre quelques kilos superflus.
J'ai désormais le regard tournée vers 2011. La saison devrait s'orienter comme suit : * Janvier : Traversée du Capcir en skating, Raid Blanc des Montagnes Ardéchoises avec Serge. * Février : Transjurassienne 76km en skating. Ca fait un bout de temps qu'elle me trotte en tête celle-ci, je ne pensais pas la faire cette année mais le rassemblement de Vosgiens a fini par me convaincre * Mars : peut-être un marathon, Barcelone, à voir. Quelques montées sèches en ski alpinisme * Avril : Trail des Roches, oui vous avez bien lu, je serai au départ cette année. Mai : Transvésubienne en VTT, une épreuve longue distance (86km je crois) qui devrait bien me correspondre. Je participerai certainement à un trail également * Juin : rien de sûr et pas mal de boulot durant ce mois * Juillet : Andorra Ultra Trail 112km, objectif de l'année * Août : rien de sûr non plus car peut-être un gros break de trois semaines dans une destination bien australe... * Septembre : reprise trail * Octobre : Endurance Ultra Trail, ça me dit bien, puis le Roc d'Azur pour finir.
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