Petite présentation : Après 9 ans de compétition en VTT (cross country), arrivé à un stade où les 10 heures d’entraînement hebdomadaires étaient un minimum, j’en ai eu marre et ai décidé d’arrêter la compétition, malgré de bons résultats (coupes de France, chpt de Lorraine…).
Je m’étais alors juré de ne plus jamais faire de fractionné, de seuil et autres réjouissances.Je me suis alors dirigé innocemment vers le trail (20km du Trail des Roches en 2004) et j’ai tout de suite adhéré à la discipline.
L’année d’après j’ai participé à mon premier « ultra » : les 53 km et 2300m de D+ du Trail de la Vallée des Lacs à Gérardmer. J’étais complètement détruit mais hyper heureux d’avoir fini (dans un bon temps) avec seulement un mois d’entraînement dans les jambes.
Une nouvelle passion était née pour moi ; un sport nature, d’endurance, technique et qui allait me permettre de m’évader sans prise de tête et sans contraintes d’entraînement trop qualitatif…
Un an + tard, mes études m’ont amené à Budapest en Erasmus où l’entraînement était davantage nocturne que diurne… au mois de février 2006, je me suis donc décidé à me trouver un objectif motivant à moyen terme afin de m’éviter trop d’excès. J’ai alors découvert l’Ultra Trail du Mont Blanc en surfant sur le web et cette course m’a envoûté. Ce défi, presque surhumain pour le commun des mortels, répondait à mon envie de me dépasser, à un engouement lointain et particulier pour les sports d’endurance et les défis extrêmes… Bref, une course pour moi. Seulement, les inscriptions étaient déjà closes… Le tirage au sort me repêchera et c’est dans un contexte bien particulier que je commencerai ma préparation.
Juin 06 : Trail de la Vallée des Lacs avec un petit mois d’entraînement dans les jambes et une entorse à la cheville, fraîche d’une semaine. La course se passera bien jusqu’au Hohneck puis la descente sera un calvaire, la faute à cette entorse…
Trois mois d’entraînement « trail » plus tard et la Merrell Sky Race au mois juillet à Serre Chevalier et me voilà à Chamonix le 25 août pour le début d’une longue aventure…
31h21 plus tard et des souvenirs plein la tête pour moi et ma famille et la boucle est bouclée (anecdote : victoire en Espoir). Cette course, j’y penserai tous les jours pendant un an…jusqu’au départ de la prochaine édition.
Saison 2007 bien remplie : Raid du Touquet avec Stéph. Iung (13èmes), Trail des Roches (6ème), Raid Hannibal avec une équipe de l’ESC Dijon (2èmes), Roc de Chartreuse (8ème), Merrell Sky Race (25ème), Tour du Beaufortain (44ème) et UTMB… Le tout avec un entraînement « nature », basé sur des sorties plus ou moins longues mais finalement jamais très longues et trop peu qualitatives.
Après mon abandon à l’UTMB cette année à Arnuva à cause de problèmes de sommeil et de crampes, j’ai longuement accusé le coup et me suis remis en question. C’est à ce moment que je me suis rapproché de Stéphane. Il se préparait pour les Templiers avec un programme sur deux mois très qualitatif. J’ai réalisé avec lui la plupart des séances « dures », notamment les séries en côtés (de 45” à 6’), les séances au seuil (de 20’ à 45’ en côte), les sorties longues… A partir de là je me suis rendu à l’évidence que pour réaliser de bonnes performances en trail, le travail tel que je le faisais jusqu’alors ne suffisait pas. Il faut bouffer de la VMA, du seuil, préparer des macro cycles de travail découpés en micro cycles.
Moi qui était venu au trail pour ne pas me prendre la tête… je me suis bien trompé, mais aujourd’hui je ne peux plus décrocher et surtout, je n’en ai pas envie…
Revenons à nos moutons... Depuis mi-novembre, l'entraînement a repris et s'est articulé autour de 3 axes : vitesse, force et renforcement musculaire. Les semaines comprenaient des footings, de la VMA chargée en côte, de la VMA longue, de la piste, de la PPG et des séances "seuil" souvent intégrées dans des 10km ou des cross. Lorsque la neige le permettait et que j'étais dispo, je chaussait volontiers les skis de fond pour des sorties skating.
A la différence de Stéphane qui travaille à Saint-Dié et qui est donc dans un environnement propice à l'entrainement, je suis actuellement en région Parisienne pour un stage. Je dois donc m'entrainer à Marcoussis (où je loge) et essaye de jongler avec les qq mètres de D+ disponibles sur place. La plupart des sorties se font à la frontale vers 19h ou 6h du matin sauf le WE. C'est donc un vrai soulagement lorsque je rentre dans les Vosges tous les 15 jours pour les sorties longues... Mais on fait avec et ce qui ne tue pas rend plus fort...
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