Le Blog d'Aurélien Colin
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en cours d'élaboration
Etape 1 : départ samedi à 8h15 --> 83km 3000m D+ en 5H35 (6èmes scratch)
Etape 2 : départ samedi à 21h30 --> 37km 1400m D+ en 3h05 (4èmes scratch)
Etape 3 : départ dimanche à 6h30 --> 80km 2900m D+ en 6h45 (6ème scratch, mais non comptabilisé car abandon de Stéphane)
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En cette période un peu particulière pour moi (recherche d'emploi + mes 25 ans à fêter), je manque un peu de temps pour m'entrainer. Difficile donc de suivre un plan bien défini en ce moment. J'avais prévu de faire bcp de VTT durant ces deux semaines, finalement je ne l'ai sorti que 5 fois en 14 jours, et encore pas longtemps... Par contre, je ne manque pas une occasion d'aller me frotter à la concurrence sur des épreuves où je n'ai pas l'habitude de me présenter. Les deux dernières en date : - un 3000m lors des interclubs d'athlétisme à Dombasle samedi dernier - la montée du Grand Ballon en ce jeudi de l'ascencion.
Pour le 3000m, ça s'est étonnement bien déroulé. Je pensais ne pas avoir trop les jambes suite à la sortie VTT du matin, mais après un départ rapide, j'ai réussi à m'accrocher pour finir en 9'43"70 (les 70 centièmes sont hyper importants !) Le dernier 1000m a été horrible car j'étais en phase lactique à mort ! Mais bon, content d'avoir fini et d'avoir progressé de 37" en un an, malgré une bonne envie de vomir à l'arrivée. Heureusement, Stéphane m'avait prévu un bon barbec pour me remettre en forme... ou pas !
Pour la montée du Grand Ballon, ça s'est passé un peu différemment. Au réveil, je regarde le temps par la fenêtre, il pleut à saut. Pas plus la motivation que ça pour y aller mais étant inscrit, je me décide à assumer mon choix. D'autant plus que Stéph Brogniart m'accompagne avec ses deux loustics. Un brouillard à couper au couteau sur la route des crêtes. Ca s'annonce bien ! Au départ, il fait un peu plus clair. Le départ justement, ça part à bloc, j'essaye de me placer. Je me faufile aux alentours de la 35ème place. Jusqu'au 5ème kilomètre, ça rigole pas des masses. Une fois passé le ravitaillement d'Altenbach, on attaque véritablement les pourcentages importants de cette course de 13,2km pour 1200m D+. Les jambes vont pas mal, je passe tout en courant, mais je sens que le ventre est pas au mieux. Une légère descente me confirme que ça "travaille" dur là-dedans. A mi-course, je suis obligé de faire un "arrêt aux stands" et de marcher. Je perds une bonne vingtaine de places et repart en marchant, puis en courant. Dès que je force, ça me reprend, impossible de reprendre mon rythme. Je termine donc tant bien que mal cette montée au sommet du massif Vosgien (1424m, rappelons-le). L'ultime descente me verra m'arrêter à trois reprises tellement c'est douloureux. 1h20 de course approximativement. Un peu déçu car je pense que j'aurais pu terminer aux alentours de 1h12, mais rien d'alarmant, c'était une épreuve d'entrainement, sans objectif particulier. Et puis, ça remet un peu du plomb dans la cervelle par rapport à l'hygiène de vie...
Espérons que tout se remette dans l'ordre pour les 220km et quelques 7400m de dénivelé positif qui nous attendent, à VTT cette fois !
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Un vrai temps de Vosgien pour cette manche du Trail Tour National à Voglans (Chambéry). Des conditions que j'apprécie particuliérement et qui ne m'ont donc pas du tout dérangé pour ce premier "vrai" trail de la saison. Une course qui s'est bien passée pour moi, mais à un rythme un peu trop cool. Je n'avais pas les jambes pour aller plus vite, sauf en fin de course. Explications...
Levé à 5h30, je jette un oeil par la fenêtre, apparemment ça "drache" (traduisez il pleut abondamment !). On arrive sur le site de départ tranquillement vers 7h10. Je croise l'ami Juju, Pascal "Photogone" Pierrain, Manu Gault, Nâdette et bien d'autres. Maxou a finalement décidé de courir. Il était inscrit mais était venu simplement pour m'accompagner car blessé au genou. Mais après l'achat d'une paire de chaussures de trail la veille, il n'a pu s'empêcher de m'emprunter quelques affaires pour se présenter au départ. Je m'échauffe très succinctement et rejoint le sas de départ. Pour une fois, je ne me mets pas en première ligne, mais en 3ème. Il y a un paquet de cadors présents cette année, la course s'annonce rythmée. Je retrouve également Alexandre Daum, annoncé parmi les favoris s'il vous plait, et Jérôme Desachy avec qui j'ai fait les mêmes courses depuis le début de saison. 8h, le départ est donné. Ca part très vite, je ne cherche pas à remonter à l'avant mais à prendre un rythme correct. En fait, en ce début de course, j'ai des sensations mitigées, j'ai l'impression de partir pour un entraînement, je n'arrive pas à me faire un peu violence et à me motiver. Vaille que vaille, on verra bien. Après les 7 premiers kilomètres très roulants et plats, on attaque la montée. Je dois être aux environs de la cinquantième place et pourtant je suis juste dérrière Laurence Klein et juste devant Dawa avec qui je resterai une bonne vingtaine de minutes dans cette montée. Le singletrack n'est pas bien large, les dépassements sont donc limités. Dès que le chemin s'élargit, on se permet quelques dépassements. La foulée va bien et je cours même dans les plus forts pourcentages. Je rattrape Vincent Delebarre et Dawa est toujours à mes basques ! Il me dépassera lorsque je me mettrai à marcher. Jusque là, il me semble que mon rythme n'a pas évolué depuis le départ, ce qui prouve ma régularité, mais l'envie arrive peu à peu et surtout je commence à réaliser que je suis dans une course !
Pascal "Photogone" immortalise mon passage peu avant le premier ravitaillement au 11ème kilomètre (merci à lui pour la photo). Ravito éclair, je ne prends qu'un verre d'eau pétillante, mes deux bidons sont largement remplis. Je repars seul car le gars qui m'accompagnait s'est arrêté plus longtemps et attaque les pourcentages plus sévères de cette montée vers Le Sire. L'avantage d'avoir couru l'épreuve l'an passé est indéniable et m'aide à gérer mon effort. Tant que c'est "courable", je ne me prive pas, mais tente de me raisonner à marcher lorsque c'est plus raide. La course est longue et je sais que le dernier tiers de course peut être interminable lorsqu'on est "sec". Yann Nourry me rejoins à l'arrivée sur la crête. On fera une dizaine de kilomètres ensemble. A partir de là, on entre dans la partie schlittage, c'est-à-dire course en mode écrevisse, dû à la nature du terrain hyper boueux et glissant. Dès que ça monte, je suis à l'aise, mais en descente, je suis un peu plus raisonnable. Trois gars me dépassent d'ailleurs comme des avions peu avant la montée vers les échelles. Vu la boue sur le sentier, je n'ose imaginer l'état du terrain lorsque 700 bonhommes seront passés... Petite pensée pour mon frère qui a dû prendre un départ très cool et qui doit être en train de remonter petit à petit le peloton. J'espère que son genou ne le titillera pas trop. Retour à nos moutons, ou plutôt à nos paturâges, puisque c'est ce que nous traversons pour arriver aux Echelles. C'est la nouveauté de ce parcours. On ne fait plus l'aller-retour à la Croix, on y accède désormais par ces échelles un peu casse-gueule (pardonez moi l'expression). Interdiction de dépasser durant ces 300 mètres. Encore un petit effort pour se hisser à la Croix du Nivolet. Je ne suis pas au mieux, petit coup de mou. Trois gars reviennent sur moi, dont Patrice Gibaud, mon futur compagnon de route, et Yann Nourry. Je m'accroche à leur rythme pour rejoindre La Féclaz, deuxième ravitaillement. On est à mi-course et les sensations commencent à s'améliorer, non pas que je sois en super forme, mais plutôt que j'arrive à courir réguliérement sur ces parties roulantes bien que boueuses ou enneigées. Yann s'échappe à la sortie de ce ravito. Il ne place pas une accélération fulgurante, mais avance à bon rythme, sans que je puisse le garder en point de mire. Plusieurs taches de neige plus ou moins longues sont à traverser, elles coupent le rythme et sont usantes. Quand ça n'est pas la neige, ce sont les bourbiers ou des champs détrempés qu'il faut traverser. Mais on ne va pas se plaindre, c'est du trail ! Au passage de la station du Revard, je ne suis toujours pas "fringuant" mais je parviens à garder ce rythme régulier. Patrice est dérrière moi depuis la Féclaz. Il ne prend pas de relais mais sa présence m'aide beaucoup car il m'oblige à ne pas marcher et ne pas relâcher mon effort. A la bascule pour la grande descente, nous revenons sur Emmanuel Gault, apparemment pas en forme depuis quelques temps, il a décidé de finir tranquillement. Je descends à bon rythme mais quelques énervés nous dépassent malgré tout, dont Vincent Delebarre et Maud Giraud, impressionnants de facilité. Cette descente est assez longue (environ 45') et je ressens pour la première fois des courbatures dans les cervicales. Mais ça y est, nous sommes au troisième ravitaillement. Un verre de coca, un morceau de banane, quelques fruits secs et je repars. Je sens que Patrice est un peu moins en forme que dans la descente. Les petites montées qui suivent sont avalées très facilement en trottinant. J'attends parfois mon compère au sommet de celles-ci, car depuis un bon bout de temps je me suis décidé à finir avec lui. Jérôme Desachy rejoint sur nous. Je lui dis que je partirais bien avec lui mais ne peut me résoudre à abandonner mon compère. Tant pis, je le laisse filer. On arrive au dernier point d'eau, il reste 5km pas très marrants car sur bitume et vallonnés. Quelques "finisseurs" nous dépassent à un bon 14-15km/h ainsi que Laurence Klein. La dernière grosse bosse sur route est face à nous, je suis hyper facile et rejoins Jérôme qui est un peu dans le dur. J'encourage Patrice à s'accrocher pour que l'on finisse ensemble. Finalement, je franchis la ligne d'arrivée en attendant mon compère, très heureux de cette course ensemble. 5h05, c'est pas une grosse perf mais je suis vraiment satisfait de ma condition physique en fin course. Ca me vaut une cinquantième place au scratch. C'est vrai que si j'avais pris la décision d'accélérer à 11km de l'arrivée, j'aurais pu finir facilement 40ème, mais à quoi bon. Le trail c'est ça aussi, partager un bout de chemin avec l'autre, se soutenir, se dépasser (physiquement).
Retenons de cette course que le niveau était impressionnant. A titre d'exemple, Dawa finit 18ème. C'est dire si la 14ème place d'Alexandre Daum est excellente. Pour rentrer dans les 30 premiers, c'était jouable, mais il fallait être dans un bon jour. Le niveau en trail explose véritablement. Le team Soulary joue placé : 30ème (Yann), 50ème (moi), 70ème (Juju) !
Vu mon état de fraicheur d'après course, je pense que les kilomètres accumulés récemment y sont pour quelque chose. Je manque un peu de rythme et de motivation pour me "sortir les tripes" mais c'est, je pense, de bon augure pour la suite de la saison. J'ai hâte d'être à la prochaine, ce sera lors de la Traversée Vebier Saint Bernard (61km) le 4 juillet. Je sens que ça va me démanger d'ici là. Ca me donnerait presque envie de m'aligner au départ du Trail de la Vallée des Lacs le 20 juin !! Mais ça ne serait pas raisonnable...
Les 15 prochains jours seront largement dédiés à la préparation du raid VTT des Chemins du Soleil, donc pas mal de kilomètres de VTT en perspective. Deux petits événéments course à pied s'insèreront cependant dans cette quinzaine : un 3000m sur piste lors des interclubs, samedi prochain, et certainement la montée du Grand Ballon le 13 mai, soit 2 jours avant le raid !! Ne le dites pas à Stéph Iung...
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Depuis mon retour en terres Déodatiennes, je profite du temps libre dont je dispose pour engranger du volume à pied et VTT. Plusieurs objectifs à court terme (première quinzaine de mai) : le Nivolet Revard (trail de 49km pour 2600m D+) et le Raid VTT des Chemins du Soleil (200km en 3 étapes sur 2 jours avec 8000m D+ !!). Je partage donc mon temps entre ces deux activités, le VTT ayant l'avantage d'entretenir la forme tout en soulageant les articulations.

Semaine 14 : Beaucoup d'heures d'entrainement mais avec pas mal de VTT --> Au total : 16h pour 5200m D+. - 3 sorties longues en trail (2 sur le parcours du Trail des Roches + Saulcy-Bruyères avec Stéphane), - 1 séance VMA (4*400m/4*200m/4*100m) sur piste, - 2 sorties vélo (1 route cool + 1 VTT physique et technique avec Fred), - le Raid de l'U avec Fred. Sur le raid, on était au dessus du lot sur la partie VTT (10' d'avance après 25km) mais les baliseurs nous ont induit en erreur (on pointe donc 3èmes à l'issue de la section), le canoé a été épique (plusieurs détours avant de comprendre comment ça fonctionnait) et la CO a été en demi-teinte. Mais on s'est fait plaisir et l'ami Fred a goûté aux joies du raid, et ça c'est bon !
Semaine 15 : Une semaine bien variée avec deux séances de qualité et une compétition VTT --> Total :13h50 pour 3000m D+. - 1 sortie VTT cool - 2 séance qualité : 1 VMA courte (10*1'30 en côte) + 1 VMA longue (5*1000m sur piste) - 1 sortie longue trail - 1 rando de 8h entre Châtenois et Sainte Marie aux Mines - 1 compétition VTT : relais 3h VTT avec Sébastien Jarrot. Ca m'a bien fait plaisir de retrouver des sensations de VTTiste, comme l'impression de remettre le pied dans l'engrenage. On finit 2ème à moins de 30" des premiers, donc plutôt encourageant pour la suite. Il n'est pas impossible que je me réaligne au départ d'un cross-country dans le courant de la saison !!

Semaine 16 : A 15 jours du Nivolet, il me faut allèger la charge de travail tout en gardant un peu de qualité dans mes entraînements. Le début de semaine s'est déroulé comme prévu, mais la fatigue pressante s'est ressentie à partir de jeudi, ce qui m'a obligé à modifier mes plans. La séance de seuil a donc été remplacée par une rando en mode balisage du Trail des Roches, enchaînée sur le même type de sortie le lendemain et sur une journée de repos "obligatoire" pour cause d'organisation du TDR, le dimanche. Au total --> 12h45 pour 2800m D+ mais la grande majorité à très faible intensité. - 1 séance de qualité (8*30/30" en côte + 10' r + 15' rapide sur une crête technique + 8*45/45" en descente technique) - 1 sortie endurance active sur le tour du Kemberg - 1 sortie longue VTT (3h45) sur une section du Vosges Raid Aventure - 2 randonnées actives pour baliser la grande boucle du trail.
La dernière semaine avant l'épreuve sera, comme à l'accoutumée, composée exclusivement de footings (1 tous les deux jours) et d'un entraînement plus actif le mardi avec 15 à 20' légèrement en dessous du seuil. Le Nivolet Revard sera mon premier vrai trail de la saison donc il faudra gérer la course de façon intelligente et ne pas se griller sur la première partie de course. Connaissant le parcours pour l'avoir réalisé en 2009, je sais qu'il faut être un bon coureur, un peu comme à Gérardmer, pour réussir sa course. La gestion de l'alimentation est essentielle et le début de course qui pourrait m'être favorable car 1500 de déni positif seront à surveiller particuliérement.
 Y a plus qu'à...
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En vue du Raid VTT des Chemins du Soleil, sur lequel je ferai équipe avec Stéph Iung, nous avions décidé de se programmer une bonne sortie VTT de bourrin. Initialement, nous voulions reconnaître les 2 jours du VRA d'une seule traîte (200km) à VTT mais il restait trop de neige sur quelques sections. Finalement, Stéphane nous a concocté une belle rando autour de Lutzelhouse.

Départ de Lutzelhouse (300m), montée à la Cabane des Juifs (930m), ça met dans l'ambiance direct ! Puis passage de crête pour rejoindre le sommet du Donon, chaume des Hautes Loges (un peu galère en VTT), Col du Hantz et pistes de ski du Prayé.

De là, il s'agissait de rejoindre Sâales par le Palais. On s'est un peu gelé durant 30' pour manger nos quelques victuailles par cette température hivernale du vendredi Saint. 14h, il était temps de reprendre la route vers le Climont, le Col de Steige, le col de La Charbonnière puis le Champ du Feu. L'ascencion vers la Charbonnière a été l'occasion d'un bon raidard de 500m avec 200m D+. Personnellement, j'ai bien aimé, certains ont moins apprécié :-(  Le secteur du Champ du Feu était particulièrement galère, on a dû beaucoup pousser à cause de la neige encore bien présente. La météo ne nous a pas épargné non plus, il neigeait... Enfin, la descente vers Grendelbruch nous a quelque peu désorienté, le tout dans une neige lourde et profonde.

Heureusement, la descente finale vers Lutzelhouse était géniale. Une crevaison à 2km de l'arrivée (il faut le faire quand même), et nous voilà de retour au bercail : 85km 2500m D+ et un peu mal aux fesses.
Cette sortie a été l'occasion d'un rôdage intensif de mon nouveau vélo, qui a donc été mis à rude épreuve dans ces conditions. Et dire qu'après une telle épreuve, il faudra encore en enchaîner deux autres lors du Raid VTT prévu mi-mai... Va falloir se préparer correctement :-D
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Pour cette 3ème édition du Raid des Dentelles, le team Vosges Raid Aventure avait à nouveau répondu présent. Pour 2010, je faisais donc équipe avec Stéph Iung, ex-VTTiste de niveau national et bon orienteur. Exactement les qualités qu'il fallait pour former une équipe homogène avec Bibi !
Arrivés les premiers à Mormoiron, on se réjouit par avance d'une météo bien plus clémente que l'an passé. Le ciel devrait être dégagé pour le WE, et si les dieux sont avec nous, on pourra peut-être même sortir le t-shirt... Vendredi soir, Serge et Stéphane Laurent (Vosges Raid Aventure 2), puis Cyril Mougel et Johann Thomas (Les Vosgeapattes) nous rejoignent. Le gîte est super sympa, tenus par des belges hauts en couleur, et qui ont de magnifiques réserves au frigo (mais je n'épiloguerai pas là dessus). Samedi matin : petites vérifications techniques des VTT, bouclage des sacs, retrait des dossards, essais au tir à l'arc, dépose des VTT au parc fermé, une gamelle de pâtes et nous voilà déjà sur la ligne de départ. Mauvaise nouvelle, il commence à pleuvoir sérieusement... Cette première étape du WE commence par un relais trail de 2*7km qui s'enchaînent sur une CO au score dans les ocres. Nous décidons de faire partir Stéph en premier sur ce relais afin de lui laisser le temps de reprendre ses esprits avant d'enchaîner sur la CO. Le départ en masse est donné à midi. Une centaine d'équipes sont inscrites sur le raid aventure donc cela représente un beau peloton.
Durant les 30' d'attente, nous discutons dans la voiture pendant que nos coéquipiers sont en train de se faire sauter le caisson sous la pluie, bel esprit de solidarité. 10' avant l'arrivée théorique de Stéph, je décide d'aller m'échauffer légérement afin de ne pas avoir les cuisses qui brulent durant ce trail très court. Les premiers arrivent en une trentaine de minutes, Stéph me passe le relais aux alentours de la 25ème place. Apparemment, il s'est donné vu le ton écarlate de son visage. Je pars tambour battant pour cette première épreuve. Peut-être un peu vite... ça grimpe d'entrée, puis succession de montées-descentes avec pas mal de relances. Au fur et à mesure que je rattrape des concurrents, ça court de plus en plus vite. Je boucle ce parcours en 31'16 (oui je sais c'est précis). Je pointe la première balise de ce raid et on part directement dans la CO. Début de CO un peu difficile pour moi, je suis dans le rouge et il me faudra une dizaine de postes à postes pour me remettre de cet effort un peu violent pour une entrée en matière. Cette CO comporte 17 postes sur une carte au 1/7500ème. C'est de l'orientation technique et il nous faut un peu de temps pour nous familiariser avec la carte. D'autant plus que dès qu'un concurrent trouve une balise, les équipes qui suivent se ruent dessus pour aller pointer à leur tour... Première erreur sur la balise 7, on arrive par en dessous et je pointe une balise du raid découverte qui était posée à 15 mètres de l'emplacement donné par la définition du poste (10' de pénalité). Sur la balise 10, on rame un peu, on commence à jardiner et finalement on ne se retrouve plus sur la carte. On décide donc de shunter cette balise afin d'éviter de perdre plus de temps que ne rapporte celle-ci (10' de plus). les 7 suivantes s'enchaînent plutôt bien et nous partons sur le VTT aux alentours de la 10ème place au scratch. Malheureusement, la transition a peut-être été un peu rapide et Stéph a du mal à faire tourner les jambes aussi facilement qu'il le souhaiterait. Pas de panique, il faut rester calme et attendre que ça aille mieux. Mais pas facile d'orienter quand on est dans le rouge. Nous suivons donc les équipes devant nous, qui "talutent" sans que nous nous en rendions véritablement compte. Au sommet de la bosse, certaines équipes nous avisent du fait qu'une balise était en dessous. Je descend le sentier jusqu'à la route, puis le remonte sans trouver de balise : bilan, 15' perdues et 30' de pénalité pour balise non pointée. En fait la balise se trouvait sur la seule portion de 20 mètres sur laquelle nous ne soyons pas passés dans ce secteur... les boules !! Le reste du suivi d'itinéraire VTT est un peu délicat pour toutes les équipes. La carte au 1/25000ème n'est peut-être pas assez précise pour la multitude d'options qui s'offrent à nous à chaque intersection. Sur les 4 balises à pointer sur cette section, nous n'en raménerons que 2, celle que je viens de détailler et une seconde que seulement 3 équipes sur 100 trouverons !! Ce qui amène notre crédit pénalité à 1h20 pour 2h30 d'effort !! Pas mal... Mais un raid, ça se gère à deux, avec les jambes certe, mais aussi et surtout avec la tête et beaucoup de lucidité. De la lucidité, Stéphane en fera preuve sur le tir à l'arc où il nous gratifie du meilleur résultat au scratch ! Nous partons sur la dernière épreuve de cette première étape, un run & bike au dessus de Mormoiron. J'essaye de courir autant que je peux afin de laisser Stéphane orienter sur le vélo. On s'en sort pas trop mal, à l'exception d'une petite erreur qui nous coûte 3'. Fin de première étape : 3h35 d'effort, ça y est les organismes sont rôdés et prêts à enchaîner pour le reste du raid.
On rentre au gîte, on prend une bonne douche, on se change, se ravitaille et très vite, il est déjà l'heure de partir pour l'étape de nuit.
Etape 2 : En arrivant sur le site de départ, on consulte les classements de la journée... Nous sommes 66èmes !! Bien joué... Bon ben de toute façon, on ne fera pas pire donc on ne peut que remonter au classement... Au menu de cette étape nocturne, une CO "kilomètre vertical", c'est à dire un départ en masse, on récupère les cartes au bout d'un kilomètre, on choisit son itinéraire parmi 5 ou 6 variantes et il faut pointer 2 balises, l'une à 1000 mètres, l'autre à l'arrivée, à 1350m, sachant que l'altitude de départ est à 344m !
Le départ est lancé, j'essaye de ramener mon "timide" vers l'avant du peloton, on récupère les cartes, prenons 30" pour décider du meilleur itinéraire possible, puis attaquons l'ascencion en courant. Rapidement, on se met à marcher, l'élastique ne sera finalement pas trop utile car Stéphane est en forme et a les bâtons, détail que je regretterai un petit peu. Le rythme est régulier et je surveille l'altimètre pour savoir ce qu'il nous reste à parcourir. Au passage de la première balise, il semble que l'on soit plutôt dans le premier quart du peloton mais difficile d'en savoir davantage étant donné qu'il y a du monde de partout ! Il reste 400 mètres à gravir, ça devient plus technique et nous forcissons légérement le rythme pour doubler quelques équipes. Au sommet, on nous annonce 8èmes ! Ah m****, si on avait su, on se serait un peu plus arraché... Mais notre course nous satisfait et nous ne traînons pas trop afin de redescendre rapidement vers Bédouin. Une descente qui se fait en marchant, et qui dure une éternité. Retour au parc d'arrivée, ravitaillement "équilibré" (oué, c'est ça), briefing et au lit... Il est presque 1h, nous aurons une heure de sommeil en moins à cause du changement d'heure et il faut se lever à 6h... Court répit donc. Heureusement, on n'est pas dans les premières équipes à s'élancer.
Etape 3 : En hors d'oeuvre de cette matinée, une CO urbaine d'une douzaine de postes, de quoi nous mettre dans l'ambiance et nous réveiller. Force est de constater qu'on est plutôt en forme, pas trop de courbatures. Nous sommes remontées au 49ème rang grâce à l'étape de nuit, ce qui nous donne le droit de partir seulement 10' après Serge et Stéphane ! Je passe sur cette CO où nous ne brillons pas vraiment par notre performance, un résultat médiocre dirons nous. Ca y est, on grimpe sur nos VTT, ça devrait enfin nous permettre de reprendre un peu de temps. La première section VTT'O est assez agréable, on hésite sur quelques choix de sentiers mais on s'en sort plutôt bien. Cette section durera une bonne heure et nous permettra de revenir sur bon nombre d'équipes, ce qui est plutôt une bonne chose avant le gros morceau qui arrive. J'écrirai "gros morceau" entre guillemets car cette section était plus impressionnante sur le papier qu'en réalité : 16km pour 750m D+, on voyait venir les bons portages. Finalement, on aura droit à du vrai VTT, assez technique. Il faudra descendre de nombreuses fois du vélo pour enjamber des obstacles un peu glissants, mais globalement c'est sympa. Malgré ma forme apparente, je sens que je suis fatigué, un bon saignement de nez me donnera d'ailleurs un signe assez manifeste de ce sentiment. Stéphane m'épate par sa capacité à lire la carte en roulant.
Au parc à vélo, on nous indique notre belle remontée. C'est vrai, mais vu notre retard ce matin au départ, on ne peut que faire mieux... Nous avons trois heures devant nous pour récolter un maximum de balises avant la porte horaire. Ca s'annonce technique et piquant... Technique car orientation sur une carte au 1/12500ème et photo aérienne à l'appui et piquant car la végétation va s'en prendre à nos pauvres gambettes... Le début de cette section se fait tranquillement car on commence à être un peu usés. Les Tuc vont nous sauver. Une fois la première balise pointée, on rejoint plusieurs équipes avec qui nous feront la quasi intégralité de cette CO. Au total, sur les 9 balises, nous en raménerons 8, dont les plus importantes, sachant que celle que nous laissons nous aurait pris plus de temps qu'elle ne nous en aurait rapporté. Je dois dire que durant ces 2h15 et 1000m D+, j'ai été longtemps dans le dur, plus vraiment lucide, et malgré mon alimentation régulière, rien n'y a fait. Pour courroner le tout, je n'aime pas trop ces pierriers immenses et cette végétation qui oblige à être souvent accroupi pour pouvoir traverser les bosquets "piquants" ! Bref, on revient au parc à vélo en bonne position. Cette section a dû nous permettre de remonter au classement. Il ne reste plus qu'un petit VTT en suivi d'itinéraire... 11km, pas de quoi fouetter un chat. Mon pédalier continue de jouer des siennes et me supprime le droit de rouler sur le plateau intermédiaire. La température est bien agréable et un dernier passage dans les ocres nous permet de terminer ce raid sur une très bonne note. Pointage de la dernière balise, puis neutralisation du temps pour rentrer à l'arrivée... L'odeur du barbecue se fait sentir. On va avoir le droit de se faire dorer la pilule au soleil en buvant des bières, le top pour clôturer un raid ! Cette troisième étape s'est bien mieux déroulée que la première pour nous. Nous réalisons le 13ème temps de la journée, ce qui nous permet de remonter au 20ème rang au classement scratch, une belle progression depuis la veille.
Malgré ma forme médiocre du WE (fatigue), j'en retiens vraiment une belle expérience. On fait une bonne équipe avec Stéphane, notre niveau est homogène, il ne reste plus qu'à progresser en CO (c'est valable pour moi aussi !). Stéph a bien orienté et était en forme, ce qui laisse augurer de bonnes choses pour la suite de la saison.
Prochain raid lors du Raid de l'U, à Celles sur Plaine, avec Fred Minoux. Vu le niveau de l'artiste en vélo, ça va envoyer du lourd !
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