Vu mon état de forme au départ, cette course aurait pu s'intituler "Circuit des Grands Cuits" !! En effet, l'emploi du temps de la semaine et le programme "minuté" du WE m'ont fait arriver sur la ligne de départ avec seulement 3h de sommeil et une fatigue déjà bien présente. Qu'importe, je suis venu à Rouffach, non pas pour faire un résultat, mais pour faire une sortie à allure course et engranger quelques kilomètres. Mon tendon d'achille était en délicatesse toute la semaine donc je n'ai effectué que trois petits footings. Stéphane et Maxou sont venus ensemble et participent au Trail du Petit Ballon. Je les croise rapidement sur leur ligne de départ avant de partir m'échauffer. La météo n'est pas très joyeuse mais il fait relativement doux. C'est décidé, je pars en short/ t-shirt pour la première fois de l'année ! Au départ, je retrouve de nombreuses têtes connues : Cyril Mougel, Lucie Lefèvre, les coureurs du COHM... Dès le coup de pistolet, deux gars prennent la poudre d'escampette. Je tente de m'accrocher durant 1 km au groupe de chasse, mais voyant que je n'ai pas les jambes (ce dont je me doutais), je reprends une allure plus convenable afin de faire ma course. Après le passage dans les vignes, nous redescendons sur un village avant d'attaquer une belle montée à travers champs. Pas de panique, je cours régulièrement, sans marcher.
Au premier ravito, je suis à une vitesse proche de celle que je tiendrais sur un 50km, donc beaucoup de coureurs me dépassent. Jusqu'au ravito d'Osenbach, la forme est même plutôt médiocre. Je me concentre alors sur la respiration, ma foulée, le gainage du haut du corps en veillant à être bien présent à mon corps. Deuxième ravito, je ne m'arrête toujours pas et attaque une montée sympathique à travers les bois. On emprunte enfin des singletracks. A ce moment-là, je sens que les sensations sont meilleures. Je décide alors de forcer légèrement l'allure en veillant à conserver ce rythme jusqu'à la fin. La succession de montées-descentes me sont plus propices que le roulant du début de course. Malgré tout, les coureurs qui m'entourent sont sacrément rapides, et même en quarantième position, ça ne chôme pas ! Au troisième ravitaillement (chapelle), on vire à droite pour grimper un singletrack en épingle. Le genre de sentier que j'adore. Je reviens sur quelques concurrents mais ça revient également par l'arrière. La fin de course ne sera donc pas tranquille. Il reste 7km, il faudra les avaler tambour battant pour conserver ce rang. Même si ma place est anecdotique et cette course peu importante pour ma saison, lorsque l'on a un dossard sur le ventre, on se doit de donner le meilleur de nous-même. Un quatrième ravito, inutile, et nous plongeons vers Rouffach via une descente bitumée qui sera le théâtre d'une lutte féroce d'un triathlète pour la 39ème place !!!
Je franchis la ligne après 1h54 de course pour 25km et 715m D+. Pas mal pour un mec qui a fait la java la veille. J'irai ensuite encourager Stéphane et mon frangin au passage retour d'Osenbach. Stéph finit 15ème et Max à une belle 80ème place, belle progression depuis un an...
Le WE prochain, je reprends le chemin des raids multisports avec Stéphane Iung à l'occasion du Raid des Dentelles. Changement de décor annoncé... en espérant qu'on ait le beau temps et pas la neige et la pluie comme l'an passé.
Tout commence par un réveil bien matinal et une voiture qui a bien du mal à se mettre en route par ce froid saisissant (gasoil gelé !). La route se passe, on débarque avec Stéph à Plombières les Dijon à peine 45' avant le départ. Je ferme la voiture et là... la clé qui reste coincée dans le barrilet. 20' à s'acharner dessus pour la sortir, mais en vain. Le barrilet est pété et la clé reste coincée. On est à 15' du départ, je décide d'aller m'échauffer malgré tout. On est quand même venus pour faire une course donc on verra ça plus tard. 5-10' d'échauffement, les organisateurs nous font poirotter 10' sur la ligne. Par -5°, c'est moyen...
Enfin, le troupeau est lâché. Ca ne part pas très vite. Stéph ne veut pas se mettre aux avant-postes, mais je préfère remonter vers la tête de course, chacun gère sa course à sa manière. Première bosse au bout de 500m et je sens que les jambes répondent plutôt bien.
Si bien qu'au bout de 1,5km, je me retrouve en tête de course. C'est la première fois que ça m'arrive sur un trail donc je me demande si c'est une bonne chose, mais il faut une première à tout...
Je ménerai les débats jusqu'au premier ravito (env. 5km) où le favori de l'épreuve s'échappe logiquement à la faveur d'une petite bosse où je sens que les cuisses ne peuvent pas aller plus vite. A partir de là, je me dis qu'il faut revenir sur un rythme plus convenable pour moi. Je rétrograde donc en 5ème position, car on était en groupe. J'essaye de m'accrocher, mais à chaque fois, je sens que mon lièvre est trop rapide.
Petit coup dur pendant 10', au bout d'une heure (un peu mal au ventre). Environ 13,5km parcourus durant cette première heure. Dans une longue montée à découvert, un gars dérrière moi m'a en point de mire... c'est Mr Brogniart, on le reconnaît avec mon bonnet bleu de la Trace Vosgienne ! Il a passé la seconde et rattrape inexorablement le retard qu'il comptait sur moi. Dans une descente un peu encaissée, il revient à 5 mètres de moi. Puis, virage à gauche, un bon raidard de 200m...
Je me retourne en haut de la bosse en m'aperçois que je l'ai distancé (sans vraiment le vouloir). Je poursuis donc mon effort. Il reste environ 6km à ce moment là. Encore une petite descente où il se rapproche de nouveau. Décidément, faut que je me lâche en descente. Avant le dernier ravito, une dernière montée sèche nous attend. Je reprends un peu de terrain et aperçoit même le cinquième en point de mire. Je ne me retourne plus et fonce vers l'arrivée. Je reprends un peu de terrain à mon prédécesseur mais pas suffisamment pour lui ravir sa place. Je termine donc 6ème en 1h52. Stéphane arrive 30 secondes plus tard en 7ème position.
Une bonne petite course donc, quasi 2h au seuil. Les sensations ont été plutôt bonnes, même si j'ai certainement un peu payé mon sur-régime du début de course. Mon tendon d'achille, un peu sensible ces derniers jours, ne m'a pas dérangé, mais je reste vigilant par rapport à ça. Prochaine échéance, le Circuit des Grands Crus (25km) en marge du Trail du Petit Ballon dans quinze jours. On verra l'état de forme ce jour-là, mais je pense que je serai fatigué de la soirée de la veille, gala de l'école oblige (remise des diplômes, ça ne se rate pas quand même...).
Voilà un mois que je n'ai pas donné de nouvelles via ce blog. Je m'empresse donc de devancer la colère qui monte au sein de la blogosphère trailistique afin de vous faire part de mon actualité. Je me contenterai de vous parler de sport, le reste étant bien trop compliqué à expliquer !
J'avais annoncé que février et mars seraient deux mois dédiés à la reprise d'un entraînement spécifique trail (ou course à pied) et reprise du VTT en vue du raid des Dentelles (fin mars).Je me suis à peu près tenu à ma ligne de conduite, mais me suis tout de même adapté aux conditions météo. Pas la peine de vouloir à tout prix aller courir 2h en forêt quand il y a 40 ou 50cm de neige... Donc en résumé, de la course à pied avec de la VMA, un peu de seuil, un peu de côtes en semaine et majoritairement du skating le WE.
En ce mois de février, les conditions étaient propices au ski de fond dans les Vosges donc je m'étais mis en tête de participer à la Trace Vosgienne le 28 février afin de laver mon "échec" (sur blessure) de l'an passé.
L'histoire retiendra que c'est à la suite d'une excursion Jurassienne que je me suis mis en tête d'y participer, avec une idée en tête, participer d'ici quelques temps à la Transju (76km). je tiendrai donc Yannick pour unique responsable de mon inscription à la Trace Vosgienne !
Plus sérieusement, voici à peu de choses près ce que j'ai réalisé en ce mois de février :
Semaine 1 : semaine de récup après mon épopée dans les Alpes et le Jura. 6h20 et 1100m D+ en 4 sorties dont 1 footing, 1 VMA courte (10*30/30"), 1 endurance en ski, 1 sortie longue en ski (2h40) + escalade. Reprise de l'entrainement qualitatif et surtout d'une certaine structure et rigueur dans l'enchaînement des sorties.
Semaine 2 : 8h45 pour 2000m D+ en 6 sorties, dont 1 PPG/footing, 1 VMA courte (2*8*30/30"), 1 sortie trail fartleck avec Stéph dans la neige, 3 sorties skating (2h de moyenne). Le WE m'a un peu mis à plat, dur le skating !
Semaine 3 : 10h45 pour 2500m D+ en 6 sorties, dont 1 footing, 1 VMA courte (20*30/30"), 1 seuil en côte (5*5' r=2'30), 1 sortie longue en trail (très cool mais quasi 4h quand même), 2 sorties skating (2h de moyenne) + escalade. Ca y est, on revient sur de bonnes bases, maintenant il faut assimiler cette charge de travail afin de bien l'encaisser.
Semaine 4 : la semaine se résume presque au WE ! Une sortie seuil le mardi (3*8' r=3') à plat, puis rien jusqu'au vendredi car impossibilité professionnelle et fatigue aigüe. 1 sortie trail ludique vendredi soir d'1h15 avec le frangin et Greg avant d'aller à la soirée des Trophées du Sport (trail des roches, meilleure manifestation sportive), 1 sortie endurance d'1h30 en skating samedi (c'est un peu beaucoup pour la veille d'une course mais quand on sait ce qui s'est passé le lendemain, il n'y a rien à regretter). Dimanche, la Trace Vosgienne est arrêtée après 30' de course pour cause de tempête (200m D+ quand même). Un peu les boules mais sage décision malgré tout. 1h15 de trail pour 450m D+ l'après midi dans le Kemberg (pour la digestion). Temps magnifique, mais un peu de zef !
Un mois de février qui peut sembler un peu en dents de scie, mais finalement assez positif si l'on garde à l'esprit que c'est seulement le début de ma préparation. En mars, les choses sérieuses commencent, les premiers trails, raids, mais aussi compétitions de VTT (les vieux démons qui reviennent me titiller !)
Points à surveiller, des petites douleurs qui reviennent parfois sur mes anciennes blessures (tendon d'achille et voûte plantaire) donc j'essaye de bien varier les sports afin de ne pas trop les solliciter.
Allez promis, en mars je vais essayer d'être plus régulier sur l'alimentation du blog.
Pour se remettre définitivement le pied à l'étrier, je n'ai pas trouvé d'autre solution que de m'exiler temporairement de ma bonne ville de Metz (sic !) pour aller rendre visite à quelques bons amis dans les Alpes et le Jura. Le principe est simple : tu changes de ville tous les deux jours (ou presque) et tu fais du sport tous les jours. Tu as le droit de choisir entre plusieurs activités : ski de randonnée, skating ou trail. L'important est de mettre des heures au compteur !
Etape 1 : Lyon et ses Monts d'Or --> 1h45 de trail pour 1000m D+ avec Yann et Juju Etape 2 : Grenoble (Col de Porte) --> 1h de skating tranquille Etape 3 : Valfréjus --> une bonne journée de ski alpin avec des skis exigeants Etape 4 : Valfréjus --> 3h de ski de rando mais seulement 900m D+ vers le refuge du Thabor Etape 5 : Sainte Foy Tarentaise --> 2h45 de ski rando et 1200m D+ avec Alex (col de l'Aiguille) Etape 6 : Sainte Foy Tarentaise --> 2h05 de ski de rando pour 1200m D+ avec Alex (Roc Noir) Etape 7 : Bois d'Amont (Jura) --> 2h45 de skating avec Yannick sous la neige Etape 8 : Bois d'Amont --> 2h15 de ski de rando pour 750m D+ jusqu'au Creux du Crou, enchaînés à 1h10 de skating l'après-midi.
Une bonne quinzaine d'heures de sport en une semaine pour 6 sorties, c'est pas trop mal... Reste plus qu'à reprendre le chemin d'un entraînement plus classique. Mais en tous cas, ce séjour aura eu le mérite de me donner des idées et même de me remotiver pour certaines courses que je ne pensais pas refaire avant quelques années :-)
Ah oui, j'oubliais... Je suis officiellement inscrit à l'UTMB, donc en ce moment c'est planification de la saison et réflexion sur les blocs d'entrainement. Physique comme réflexion !
Comme prévu, en ce mois de janvier je reprends le chemin de l'entraînement. Rien de bien transcendant, mais il faut se remettre en route après une si longue coupure et de gros excès pendant les fêtes. La surcharge pondérale s'estompe peu à peu, mais je dois avouer que pour la première fois de ma vie, je l'ai ressentie. Avec l'hiver et la nuit qui se couche tôt, on n'a pas le choix, c'est frontale vissée sur la tête pour quasiment toutes les sorties. Mon programme pour ce mois est basé quasi uniquement sur l'endurance fondamentale (footing et endurance). Les sensations sont bizarres, j'ai du mal à retrouver un soupçon de fluidité et de mouvement naturel dans ma foulée, le coeur bat vite (trop vite), donc les sensations ne sont pas forcément excellentes... Mais il faut passer par ce stade pour reprendre un entraînement plus qualitatif. Peu à peu, les pulsations baissent, la vitesse de course augmente et la fatigue est moins présente après l'entrainement. Les conditions climatiques sont, elles aussi, là pour endurcir la chose, mais c'est justement là qu'on met à l'épreuve sa motivation. Quand la journée de boulot a été éprouvante ou stressante, qu'une fois à la maison, on n'a qu'une envie, faire la sieste... Il faut se remotiver, se rappeler pourquoi on fait ce sport, se repasser en mémoire de bons souvenirs de course en nature et enfiler ses baskets... Comme je le disais dans un article précédent, l'ultra demande beaucoup de patience. Le mental est notre moteur plus que nos jambes dans ce type d'effort, c'est donc dans ces moments qu'on le formate pour s'habituer aux conditions difficiles.
L'hiver, c'est aussi l'occasion de faire du skating et du ski de rando afin de varier les plaisirs, profiter de la neige et solliciter les muscles différemment. On a la chance d'être une petite bande de sportifs motivés pour aller skier réguliérement, donc ça motive pour se bouger et se tirer la bourre...
Le mois de janvier touche déjà à sa fin et je me prépare à une semaine de vacances à base de ski de rando, de skating et de trail. De quoi s'aérer l'esprit et accumuler un peu de de dénivelé positif avant de rattaquer février sur des bases plus qualitatives en matière d'entrainement... VMA, seuil ça veut dire quoi déjà ?...
Des images valent mieux qu'un long discours... Alors pour résumer ce cru 2009, je vous laisse visionner ce diaporama relatant la plupart des faits marquants de ma saison.
Adobe Flash Player non installé ou plus vieux que 9.0.115!
Ce que je retiendrai surtout, c'est la chance d'avoir pu faire pas mal de dénivelé grâce à ma situation (Lyon) jusqu'à août, de bons moments de sport passés en famille (ça n'a pas de prix) et la montée en puissance du frangin...
2010 est déjà là. Pour moi, la saison n'est pas encore commencée. Le planning n'est même pas définitif. Mais une chose est sûre, je vais profiter au maximum de la montagne et tâcher de prendre un max de plaisir à courir les sentiers de France et de Navarre. C'est la clé de la réussite, avec le dénivelé accumulé (en courant) !