Le Blog d'Aurélien Colin
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Cette maxime dans la langue de Virgile pourrait résumer mes bonnes résolutions de 2010. Reprendre l'exercice et s'astreindre à une meilleure hygiène de vie qu'actuellement.
Le mois décembre aurait dû me permettre de reprendre la càp, mais le boulot, puis les fêtes (de Noël et entre potes) ne m'ont pas permis de faire tout ce que je voulais. Du coup, les quelques sorties récentes sont assez difficiles, les sensations sont loin d'être là. Pour courroner le tout, je me faisais un plaisir de ressortir les lattes de ski de fond et de ski de rando, et finalement... rien. Enfin si, une sortie !! Pas de quoi fouetter un chat.
Anima sane in corpore sano, c'est également ce que je me suis dit l'autre jour, lors d'un footing nocturne alors que j'en bavais comme un turc et que je transpirais tout le houblon ingéré !!
Allez, allons-y pour les résolutions 2010 : - janvier : reprise sérieuse de l'entraînement - février-mars : préparation spécifique trail et un peu de VTT - fin mars : début des compétitions avec le raid des Dentelles (avec Stéph Iung) - Cette saison 2010 changera légérement d'orientation par rapport à 2009 puisque je souhaite participer à davantage de raids multisports en vue du Raid In France 2011. - Objectif : UTMB
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Grosse envie de reprendre, les jambes fourmillent, presque tous les signaux sont au vert.... oui, mais... il y a parfois des choses plus importantes qui nécessitent que l'on mette nos passions de côté. Une thèse de fin d'études à rendre très prochainement qui me rend physiquement indisponible pour mon activité favorite. Normalement, le 7 décembre, tout devrait rentrer dans l'ordre.
Depuis les Templiers, les sorties de course à pied se comptent sur les doigts d'une seule main ! 1h, 25', 20', 2h15 et 55'. Non ce n'est pas le programme d'une séance au seuil de barjot mais bel et bien l'énumération des différentes occasions qui m'ont été offertes de rechausser les running. Ce qui ne tue pas nous rend plus fort, paraît-il, donc patientons encore un peu. De toutes façons, pour faire de l'ultra, il faut beaucoup de patience :D
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Pour moi, une saison débute après la coupure de la saison précédente. La saison 2008 s'était achevée fin août avec l'UTMB. La 2009 a repris (doucement) en octobre 2008. D'octobre à noël, on ne peut vraiment parler de préparation puisque j'allais courir quand je le pouvais à cause de mes études, mais les mois suivants ont été plus conséquents... Ci-dessous un tableau qui fait apparaître les heures d'entraînement mensuelles, le dénivelé positif cumulé et les kilomètres parcourus dans le cadre d'une compétition dans ce même mois. Pour chaque colonne, un code couleur détermine le classement du mois le plus "conséquent" en heures, D+ ou kms. (rouge = 1er, orange = 2ème, jaune = 3ème).

Je crois que les chiffres parlent d'eux mêmes...!! Je vous laisse me faire part de vos remarques. Pas sûr que j'arriverai à faire autant que les chiffres du mois d'août à chaque fois ! Qu'est ce que j'ai bien pu faire ce mois là...??
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Apprendre... apprendre à se remettre en question, apprendre à oublier ses références, apprendre à s'écouter, apprendre à apprécier l'instant pour ne plus souffrir, apprendre à renaître, apprendre à apprendre !
Les Templiers, tout le monde en parle. Aux dires de chacun, c'est l'épreuve à ne pas manquer dans le calendrier des trails en France. Il se dit également que c'est l'épreuve la plus relevée dans l'Hexagone. Après avoir vécu un WE en terre Aveyronnaise, on ne peut nier l'évidence : cette course, c'est du très haut niveau. J'en avais fait l'objectif de ma deuxième partie de saison, mais avec le recul, je ne pense pas que je disposais des moyens pour assumer mes ambitions. Beaucoup le disent, pour performer ici, il faut connaître le parcours, ça ne s'improvise pas. Et effectivement, ça ne s'improvise pas de courir constamment et régulièrement pendant 72km... Plusieurs facteurs viennent, à mon sens, expliquer cette petite désillusion : - ma blessure au pied qui est venue bouleverser mes plans un mois avant l'épreuve. Une douloureuse aponévrosite plantaire que j'ai dû économiser en palliant l'impossibilité de courir par du vélo de route. Toutefois, je dois déjà me satisfaire d'avoir pu courir dans de telles circonstances. - le manque de sommeil des jours précédents. La route de nuit entre jeudi et vendredi aura effectivement laissé quelques traces, d'autant plus que je n'arrivais pas à dormir correctement les jours précédents. - l'alimentation d'avant course. Un très bon repas, bien convivial mais peu optimal pour la digestion.
La préparation
Sans revenir sur les articles précédents de ce blog, il convient de rappeler que je n'ai pu réaliser que 5 footings + 1 trail en 5 semaines, et encore, seulement sur les deux dernières semaines avant la course. Tout le reste s'est effectué à vélo. Je m'estime déjà heureux d'avoir pu participer à cette course avec une blessure aussi douloureuse, mais heureusement, le fait d'avoir pratiqué en majeure partie des sports "portés" m'a permis d'économiser ce pied tout en conservant une part non négligeable de volume et de qualité. Oui mais le vélo c'est bien lorsque c'est pratiqué en complément, parce que ce ne sont pas vraiment les mêmes muscles qui travaillent. Enfin, c'est mieux que rien. Tout ça pour dire que je ne me présentais pas au départ avec un VMA exceptionnelle, qui est pourtant un facteur important sur ce type d'épreuve.
L'avant course
Nous sommes arrivés vendredi matin très tôt à Nant pour venir suivre la course de Stéphane, malheureusement nous ne verrons que son départ car il abandonnera avant que nous ayons eu le temps de venir le rejoindre sur le parcours. Une vilaine douleur dans le bassin qui l'empêchera de poursuivre alors qu'il semblait dans une très bonne forme. Petit footing en famille dans l'après midi, histoire de se dégourdir les jambes. Visite du patrimoine historique de la région Aveyronnaise et au dodo. Samedi, nous allons visiter les caves de Roquefort et l'après-midi nous allons à Cantobre, sur le parcours du Marathon des Causses afin d'aller encourager mes collègues Soularyens ! Rémy respecte mes pronostics et termine à une belle huitième place. Je regarde passer les concurrents jusqu'au 35ème, mais pas de Jujutrail ! Je le retrouverai sur l'aire d'arrivée, le moral dans les chaussettes, ayant abandonné à mi-course. Max et moi allons ensuite récupérer nos dossards et on rentre à Saint Affrique pour un dernier footing très cool de 15' puis un repas gargantuesque (excellent, mais peu adéquat la veille d'une course !)
Le jour J
Réveil à 2h15, petit déj léger, on remballe les affaires et on décolle à 3h15 car nous avons une heure de route pour rejoindre Nant.

Stéphane et mon père feront mon assistance sur la course et me passeront les bidons sur les quatre ravitaillements qui jalonnent le parcours, ce qui me permettra de ne pas perdre de temps à ce niveau là. Grâce à mon classement provisoire au TTN (17ème), j'ai bénéficié du dossard 37, ce qui me donne le droit de me placer dans le sas de départ par l'avant, avec les élites. ça me permet de m'échauffer tranquillement et de ne pas avoir à rester statique trop longtemps sur la ligne de départ. A 5h05, je me place dans le paquet, pas trop devant quand même car je ne veux pas avoir à partir trop à bloc. Yann et Romain sont trois rangs dérrière moi. Le speaker interviewe les différents favoris et la musique de Era monte enfin. Ca y est, on va enfin savoir à quoi ressemble ce fameux parcours... Au coup de fusil, ça part à bloc devant, moi je me faufile et prend une allure de 16-17km/h, ce qui me place parmi les 80-100 premiers. Mon père s'attendait à me voir dans la foulée de Lorblanchet, c'est tout juste si je ne me suis pas fait enguirlander d'être seulement à la place là ! La longue ligne droite du départ (3km) permet de bien étirer le peloton. Je prends un rythme régulier et veille à ne pas être en sur-régime. Yann et Romain me déposent littéralement. Je me dis que ça n'est pas forcément une sage décision de fournir un tel effort pour revenir à l'avant, mais chacun sa course... Au bout de ces 3km, on tourne à droite pour emprunter les premiers chemins larges. J'ai l'impression que ma foulée est lourde et que mes jambes ne répondent pas très bien, mais patience. Après environ 7km, il y a une bosse assez pentue. Je l'entame en trottinant, puis lève les yeux et constate qu'elle est un peu longue pour être courue intégralement, d'autant plus que l'adhérence est précaire. Je dépasse quelques concurrents (parmi ceux-ci se trouve Romain que je ne reconnaîtrai qu'à posteriori). Dès que la pente s'adoucit, ça relance. J'entends une femme qui discute tranquillement dérrière moi, puis me dépasse et me distance irrémédiablement. Il s'agit de Maud Giraut, très impressionnante aujourd'hui. On traverse les anciens tunnels qu'empruntaient jadis les trains et très vite, nous atteignons Sauclières. 1h16 de course. Stéphane est dans le virage à gauche, je lui dépose et mes deux bidons et récupère les nouveaux en un temps éclair. Pas un regard, une précision millimétrée dans le geste, c'est du haut niveau !!! Je gagne facilement 30" sur ce passage où je n'ai même pas ralenti. Je reprends d'ailleurs Maud Giraut à la sortie du village. Vu l'impression de facilité que j'ai laissé à mes supporters sur ce passage, ils ont dû croire que je visais le podium ! Allez, trêve de plaisanterie, il faut désormais s'attaquer au Saint Guiral. Le jour commence à se lever. J'ai un rythme régulier et je m'efforce à ne pas fournir d'effort inutile. Malgré tout, je sens que je n'ai pas de vélocité dans ma foulée. Je débouche rapidement sur les pentes plus prononcées du Saint Guiral. Tout le monde ou presque marche. Pour ma part, je trottine ; et quand c'est plus raide, je monte à la Olmo (mains dans le dos). C'est à cet endroit que je rattrape Yann. Il me dit avoir un coup de mou. Sur le coup, je ne me fais pas de souci pour lui, me doutant qu'il reviendra tôt ou tard sur moi. Il n'en sera rien. Je rejoins également Eric Haumann, un bon marathonien que j'ai croisé à plusieurs reprises cette saison. A la bascule du Saint Guiral, je ressens un petit coup de moins bien. Maud Giraut et Laurence Klein me déboîtent, je ne parviens pas à suivre. La météo n'est pas terrible, ça bruine et ça souffle pas mal. Frédéric Jung (que j'avais devancé d'une place à Gérardmer) me rattrape juste avant la descente technique vers Dourbies. Là, je sens que ça ne va pas, je n'ai plus de force, le coeur ne monte pas, j'ai quelques vertiges : ça y est, je tiens mon hypo ! ça faisait depuis les Cabornis que je n'en avais pas subi... La descente sur Dourbies est un chemin de croix, je n'avance pas, mon pied est douloureux, je me tors la cheville droite et je ne suis pas très lucide. J'ai beau prendre un gel, rien n'y fait. Lorsqu'on aperçoit Dourbies, on croit que le ravito est à 5', en fait, il est à 20' ! En temps normal, ça doit être sympa de courir entre ces cailloux, mais là je ne peux que marcher. Au moins 20 places dans la vue depuis le Saint Guiral.

En entrant dans le village, tout le monde vous encourage, pourtant j'ai bien du mal à trottiner. Stéph me passe mes bidons et un cachet de sporténine pour les crampes qui commencent à me tirailler dans les mollets. Un moment difficile à passer. Je pense que ça a été un tournant dans ma course, le moment où je n'arrivais pas à accepter que mon objectif puisse m'échapper, le moment où je n'étais plus au contact avec mon esprit. Tout simplement une grosse résistance de mon ego. A la sortie du ravito, Rémy Viala se fout littéralement de ma g.... en voyant ma mine déconfite par rapport à celle que je laissait paraître 24km plus tôt. On est à mi-course (39km) et 3h40 d'effort. La côte qui nous attend doit également être une véritable partie de plaisir lorsque l'on est capable de courir. Le paysage est vraiment sympa, le sentier technique, il fait beau, que demander de mieux... du JUS !! voilà ce que je pourrais demander de mieux ! Doucement, je progresse et travaille sur moi afin de lâcher toutes les résistances liées à l'objectif et à ce désir de reconnaissance. Je dois l'avouer, plusieurs fois l'envie d'arrêter m'a traversé l'esprit. Mais il était impossible de me résoudre à une telle issue. Abandonner pour quoi ? parce que je ne serai pas dans les temps que j'avais prévu ?... Parfois, l'envie revenait et un soupçon d'énergie également, comme dans cette descente technique sur Trèves. Mais parfois, je manquais de lucidité, comme lorsque je trébuchai dans une racine quasiment à pleine vitesse ! Quel beau vol plané ! J'aterris littéralement à plat ventre, sur les coudes et la hanche gauche. Un peu abasourdi par cet événement et encore à terre, je repris mes esprits et me relevai rapidement afin de ne pas m'apitoyer sur mon sort. ça me vaudra un bel hématome et un peu de terre sur le maillot mais finalement rien de bien méchant.

Le ravitaillement de Trèves arriva rapidement, plus vite que prévu en tous cas. A ce moment là, ça allait un peu mieux. Mon père me donne de précieux conseils et j'entame cette montée sur le Causse Noire dans des dispositions somme toute moyennes. Mais en arrivant sur le plateau, difficile de relancer... Et c'est précisément durant les 9km qui suivent qu'il faut particuliérement avoir les jambes pour courir. Là, ce fut laborieux... Le même passage à vide qu'au Saint Guiral, mais presqu'en pire !!


S'en suit une descente assez technique où je rattrape Thomas Véricel. Les descentes, c'est le seul moment où je peux trottiner un petit peu sans trop de problèmes, qui l'eut cru avec mon pied blessé. Finalement, les efforts au long cours auront aidé à la guérison ! C'est à n'y rien comprendre. En bas de la descente, je m'attendais à rejoindre Cantobre... Grosse erreur, il n'en est rien. Faut remonter à la même altitude que le sommet de la descente que l'on vient de dégringoler, relancer sur 1km de plat puis enfin plonger sur le dernier ravitaillement par une descente bien engagée. Quand ça monte raide, mes qualités de grimpeur me permettent de ne pas trop être à la rue, mais quand il faut courir... c'est pas la même ! Bon, enfin cette descente. 500-600m de dénivelé négatif à enquiller avant de pouvoir se ravitailler. Ca fait une bonne demi heure que j'économise les maigres 5cl qui me restent au fond d'un bidon ! L'avantage de cette descente, c'est qu'elle est tellement pentue qu'on est vite en bas. Karine Herry me met un vent dans un lacet et disparaît...

A l'approche de cet ultime ravito, j'aperçois Stéph qui me dit de jeter mes bidons pour récupérer les nouveaux. Je lui dit de ne pas s'inquiéter, car mon classement, on n'est plus aux pièces ! Il reste 9,5km. Je repars en marchant. Stéphane et mon père m'accompagnent jusqu'au fameux pont sous lequel on passe avant d'attaquer l'ultime montée vers le Roc Nantais.

Je retrouve un peu de plaisir à trottiner et à marcher d'un pas un peu plus rapide. Ensuite, ça monte plus gentillement. Quelques coureurs me rattrapent, je n'arrive pas à les suivre. Jusqu'au moment où, sentant l'arrivée à moins de 5km, je parviens à prendre la foulée d'un gars qui va plutôt pas mal... Je m'étonne tout seul. J'ai l'impression de revivre. ça y est je cours !!! La dernière descente sera une vraie partie de plaisir. Plusieurs fois, il me demandera de passer devant mais je pouvais pas me résoudre à le doubler alors qu'il était presque mon sauveur. On longe enfin ce long muret à l'approche de Nant, le speaker accueille les différents concurrents. Encore deux petites buttes à surmonter pour rentrer dans l'aire d'arrivée et savourer enfin le bonheur d'être un finisher. Nous finissons main dans la main avec mon partenaire de fin de parcours. Nous sommes partis d'ici depuis 8h11 et 80 traileurs m'ont précédé.

Quel soulagement de pouvoir se dire "je l'ai fait"... Vous l'aurez compris, ce dernier trail de ma saison ne fut pas un long fleuve tranquille, ce fut une épreuve à la hauteur du nom que porte cette course : une quête de Templiers. Je suis venu, j'ai vu, j'ai subi, j'ai appris, j'ai compris. Promis, la prochaine fois, je ne viendrai pas en terrain conquis, je saurai à quoi m'attendre et me préparerai en conséquence. Le trail c'est une véritable école de la vie, on y apprend beaucoup sur soi. C'est pour cela que ce sport me plaît, il me permet d'explorer davantage mes limites.
Merci à mon père qui m'aide à aborder le sport d'une façon différente, merci à Stéph Brogniart pour les conseils qu'il m'a donné et toutes les choses auxquelles il m'a initié, merci aux lecteurs fidèles de ce blog qui m'incitent à me casser le c.. pour écrire de tels romans, et surtout merci à la vie de nous offrir une telle variété d'émotion et d'expériences à vivre.
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A J-15 des Templiers, il fallait que je sache où j'en étais et surtout si mon pied allait m'autoriser à courir. J'ai pris le départ de ce trail dans cette optique là, et finalement, j'en reviens confiant. Evidemment, il a fallu faire preuve de détermination pour surmonter la douleur qui m'a tiré les larmes des yeux pendant le deuxième tiers de course. Mais la fin de course, et particulièrement la dernière descente, m'ont permis de bien dérouler et même de se lâcher un peu. Deux explications à cela : soit il me faut 4h30 d'échauffement, soit ma "tendinite" va mieux. Je pencherais un peu pour les deux !

J'ai fait la course avec mon frère du début à la fin. 15 jours après le Trail des Aiguilles Rouges, je ne suis pas sûr qu'il avait complétement récupéré, en tous cas, c'était sympa de passer ce moment avec lui. En plus, c'était l'allure idéale pour moi afin de ne pas me griller et de vraiment parcourir ces kilométres dans un cadre de sortie longue. Le parcours était plutôt sympa, bien qu'un peu roulant à mon goût. A l'arrivée, tout le monde ne parlait que d'une chose, la partie technique qui a duré 45' entre l'Altenwayer et le Fischboedle. Mais le coin étant paradisiaque et la météo typiquement vosgienne m'ont permis de prendre un vrai plaisir à RE-courir. Il nous aura finalement fallu 5h50 pour venir à bout des 46km et 1800m D+ de ce trail des marcaires. Serge finit 20' devant nous et les frères Vaucourt sont intercalés. Seul bémol de la journée, le repas d'après course pas top et surtout l'absence de munster pour une course qui se déroule à... Munster !!!
Côté sensations, je n'avais plus couru autant depuis 3 semaines et mm depuis la PTL donc les cuisses sont un peu courbaturées aujourd'hui, mais vraiment rien de méchant. Je n'ai pas "tapé dedans" physiquement, ce qui est une bonne chose à 15 jours des Templiers. Et surtout, j'ai pu rejoindre l'arrivée sans trop de problèmes, ce qui n'était pas mon objectif initial compte tenu des circonstances actuelles. Cette semaine, je vais essayer de reprendre la course à pied de façon plus assidue, tout en gardant une part d'autres sports afin de ne pas trop solliciter une tendinite encore bien présente. La semaine suivante devrait être très light donc pas de soucis de ce côté là. Il me reste une semaine pour finir ma préparation et continuer sur la voie de la guérison.
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Si je devais résumer la période que j'ai vécu durant ces trois dernières semaines (et que je continue un peu à vivre), je dirais que "le corps a ses raisons que la raison ne connaît pas" !
En effet, on a beau être à l'écoute de ses sensations, veiller à bien récupérer, à bien s'alimenter, je crois que personne n'est à l'abri de la blessure qui survient subitement. Celle qui remet en cause beaucoup de choses que l'on croyaient établies. Mais, je sais que chaque événement intervient pour nous faire comprendre quelque chose, et surtout que chaque événement est lié à une émotion ou à une situation à corriger (généralement émotionnelle, en ce qui me concerne).
C'est ainsi qu'au début de la deuxième semaine d'entrainement de ce bloc "Templiers" qui devait en compter quatre, une douleur aigüe m'a stoppé net au cours d'une séance au seuil. Une semaine auparavant, j'avais ressenti une légère gène au talon que j'avais mis sur le compte d'un petit traumatisme bénin comme il nous en arrive très fréquemment en course à pied. Mais le lendemain, je ne posais plus le pied à terre... Verdict : une aponévrosite plantaire. Une sorte de tendinite sous la voute plantaire.
Je pense que le fait que je n'ai pas consulté d'ostéopathe suite à la Petite Trotte à Léon y est pour quelque chose. Cette course a été traumatisante sur bien des plans et de nombreux déréglements physiques ont dû se produire sans que je ne m'en rende compte...
Depuis, je palie à cette impossibilité de courir par du vélo de route. Heureusement qu'un pote m'a prêté le sien pendant quelques mois ! En trois semaines, je dois être à 500km au compteur. Cette blessure aura, au moins, eu le mérite de me remettre en selle. J'ai même participé au Contre La Montre de Taintrux, 10 ans que je ne l'avais pas fait (la première et dernière fois, j'avais 13 ans et j'avais mis 58'45). J'ai pris cette course comme une bonne séance au seuil. Il m'a fallu 53' (pile poil) pour parcourir les 31km de ce parcours valloné où il faut de la cuisse. Ce genre de parcours n'est pas mon point fort, mais ça fait plaisir de se faire "sauter le caisson" sur un vélo !

Je pense que le vélo entretient bien la condition physique pour la course à pied, mais il est indéniable que ce ne sont pas les même muscles qui travaillent. Cette semaine, j'ai pu réaliser un footing de 50' (en découvrant Metz). Le pied reste très sensible mais ça va à peu près... Autant dire qu'avec ce genre de blessure, il faut pratiquer l'instant juste et se mettre dans l'attitude du guerrier pacifique à travers l'effort : Ici, Maintenant et vivre le Moment Présent.
Etant donc à court d'entraînement spécifique trail, je me suis décidé à m'inscrire au Trail des Marcaires. Une course de 42km pour 2100m D+ qui aura lieu dans la vallée de Munster. Initialement, je devais participer aux 33km du Trail des Sept Monts, dans le Jura, mais j'ai préfèré une course locale compte tenu de ces événements. Toutefois, je serai au départ dans l'unique but de faire une sortie longue et de découvrir un coin que je ne connais finalement pas très bien (c'est de l'autre côté de la frontière !). Je ne devrais donc pas jouer les avant-postes... Max, Serge et Nico seront là. Ca devrait être sympa.
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