Le Blog d'Aurélien Colin
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Pour cette 3ème édition du Raid des Dentelles, le team Vosges Raid Aventure avait à nouveau répondu présent. Pour 2010, je faisais donc équipe avec Stéph Iung, ex-VTTiste de niveau national et bon orienteur. Exactement les qualités qu'il fallait pour former une équipe homogène avec Bibi !
Arrivés les premiers à Mormoiron, on se réjouit par avance d'une météo bien plus clémente que l'an passé. Le ciel devrait être dégagé pour le WE, et si les dieux sont avec nous, on pourra peut-être même sortir le t-shirt... Vendredi soir, Serge et Stéphane Laurent (Vosges Raid Aventure 2), puis Cyril Mougel et Johann Thomas (Les Vosgeapattes) nous rejoignent. Le gîte est super sympa, tenus par des belges hauts en couleur, et qui ont de magnifiques réserves au frigo (mais je n'épiloguerai pas là dessus). Samedi matin : petites vérifications techniques des VTT, bouclage des sacs, retrait des dossards, essais au tir à l'arc, dépose des VTT au parc fermé, une gamelle de pâtes et nous voilà déjà sur la ligne de départ. Mauvaise nouvelle, il commence à pleuvoir sérieusement... Cette première étape du WE commence par un relais trail de 2*7km qui s'enchaînent sur une CO au score dans les ocres. Nous décidons de faire partir Stéph en premier sur ce relais afin de lui laisser le temps de reprendre ses esprits avant d'enchaîner sur la CO. Le départ en masse est donné à midi. Une centaine d'équipes sont inscrites sur le raid aventure donc cela représente un beau peloton.
Durant les 30' d'attente, nous discutons dans la voiture pendant que nos coéquipiers sont en train de se faire sauter le caisson sous la pluie, bel esprit de solidarité. 10' avant l'arrivée théorique de Stéph, je décide d'aller m'échauffer légérement afin de ne pas avoir les cuisses qui brulent durant ce trail très court. Les premiers arrivent en une trentaine de minutes, Stéph me passe le relais aux alentours de la 25ème place. Apparemment, il s'est donné vu le ton écarlate de son visage. Je pars tambour battant pour cette première épreuve. Peut-être un peu vite... ça grimpe d'entrée, puis succession de montées-descentes avec pas mal de relances. Au fur et à mesure que je rattrape des concurrents, ça court de plus en plus vite. Je boucle ce parcours en 31'16 (oui je sais c'est précis). Je pointe la première balise de ce raid et on part directement dans la CO. Début de CO un peu difficile pour moi, je suis dans le rouge et il me faudra une dizaine de postes à postes pour me remettre de cet effort un peu violent pour une entrée en matière. Cette CO comporte 17 postes sur une carte au 1/7500ème. C'est de l'orientation technique et il nous faut un peu de temps pour nous familiariser avec la carte. D'autant plus que dès qu'un concurrent trouve une balise, les équipes qui suivent se ruent dessus pour aller pointer à leur tour... Première erreur sur la balise 7, on arrive par en dessous et je pointe une balise du raid découverte qui était posée à 15 mètres de l'emplacement donné par la définition du poste (10' de pénalité). Sur la balise 10, on rame un peu, on commence à jardiner et finalement on ne se retrouve plus sur la carte. On décide donc de shunter cette balise afin d'éviter de perdre plus de temps que ne rapporte celle-ci (10' de plus). les 7 suivantes s'enchaînent plutôt bien et nous partons sur le VTT aux alentours de la 10ème place au scratch. Malheureusement, la transition a peut-être été un peu rapide et Stéph a du mal à faire tourner les jambes aussi facilement qu'il le souhaiterait. Pas de panique, il faut rester calme et attendre que ça aille mieux. Mais pas facile d'orienter quand on est dans le rouge. Nous suivons donc les équipes devant nous, qui "talutent" sans que nous nous en rendions véritablement compte. Au sommet de la bosse, certaines équipes nous avisent du fait qu'une balise était en dessous. Je descend le sentier jusqu'à la route, puis le remonte sans trouver de balise : bilan, 15' perdues et 30' de pénalité pour balise non pointée. En fait la balise se trouvait sur la seule portion de 20 mètres sur laquelle nous ne soyons pas passés dans ce secteur... les boules !! Le reste du suivi d'itinéraire VTT est un peu délicat pour toutes les équipes. La carte au 1/25000ème n'est peut-être pas assez précise pour la multitude d'options qui s'offrent à nous à chaque intersection. Sur les 4 balises à pointer sur cette section, nous n'en raménerons que 2, celle que je viens de détailler et une seconde que seulement 3 équipes sur 100 trouverons !! Ce qui amène notre crédit pénalité à 1h20 pour 2h30 d'effort !! Pas mal... Mais un raid, ça se gère à deux, avec les jambes certe, mais aussi et surtout avec la tête et beaucoup de lucidité. De la lucidité, Stéphane en fera preuve sur le tir à l'arc où il nous gratifie du meilleur résultat au scratch ! Nous partons sur la dernière épreuve de cette première étape, un run & bike au dessus de Mormoiron. J'essaye de courir autant que je peux afin de laisser Stéphane orienter sur le vélo. On s'en sort pas trop mal, à l'exception d'une petite erreur qui nous coûte 3'. Fin de première étape : 3h35 d'effort, ça y est les organismes sont rôdés et prêts à enchaîner pour le reste du raid.
On rentre au gîte, on prend une bonne douche, on se change, se ravitaille et très vite, il est déjà l'heure de partir pour l'étape de nuit.
Etape 2 : En arrivant sur le site de départ, on consulte les classements de la journée... Nous sommes 66èmes !! Bien joué... Bon ben de toute façon, on ne fera pas pire donc on ne peut que remonter au classement... Au menu de cette étape nocturne, une CO "kilomètre vertical", c'est à dire un départ en masse, on récupère les cartes au bout d'un kilomètre, on choisit son itinéraire parmi 5 ou 6 variantes et il faut pointer 2 balises, l'une à 1000 mètres, l'autre à l'arrivée, à 1350m, sachant que l'altitude de départ est à 344m !
Le départ est lancé, j'essaye de ramener mon "timide" vers l'avant du peloton, on récupère les cartes, prenons 30" pour décider du meilleur itinéraire possible, puis attaquons l'ascencion en courant. Rapidement, on se met à marcher, l'élastique ne sera finalement pas trop utile car Stéphane est en forme et a les bâtons, détail que je regretterai un petit peu. Le rythme est régulier et je surveille l'altimètre pour savoir ce qu'il nous reste à parcourir. Au passage de la première balise, il semble que l'on soit plutôt dans le premier quart du peloton mais difficile d'en savoir davantage étant donné qu'il y a du monde de partout ! Il reste 400 mètres à gravir, ça devient plus technique et nous forcissons légérement le rythme pour doubler quelques équipes. Au sommet, on nous annonce 8èmes ! Ah m****, si on avait su, on se serait un peu plus arraché... Mais notre course nous satisfait et nous ne traînons pas trop afin de redescendre rapidement vers Bédouin. Une descente qui se fait en marchant, et qui dure une éternité. Retour au parc d'arrivée, ravitaillement "équilibré" (oué, c'est ça), briefing et au lit... Il est presque 1h, nous aurons une heure de sommeil en moins à cause du changement d'heure et il faut se lever à 6h... Court répit donc. Heureusement, on n'est pas dans les premières équipes à s'élancer.
Etape 3 : En hors d'oeuvre de cette matinée, une CO urbaine d'une douzaine de postes, de quoi nous mettre dans l'ambiance et nous réveiller. Force est de constater qu'on est plutôt en forme, pas trop de courbatures. Nous sommes remontées au 49ème rang grâce à l'étape de nuit, ce qui nous donne le droit de partir seulement 10' après Serge et Stéphane ! Je passe sur cette CO où nous ne brillons pas vraiment par notre performance, un résultat médiocre dirons nous. Ca y est, on grimpe sur nos VTT, ça devrait enfin nous permettre de reprendre un peu de temps. La première section VTT'O est assez agréable, on hésite sur quelques choix de sentiers mais on s'en sort plutôt bien. Cette section durera une bonne heure et nous permettra de revenir sur bon nombre d'équipes, ce qui est plutôt une bonne chose avant le gros morceau qui arrive. J'écrirai "gros morceau" entre guillemets car cette section était plus impressionnante sur le papier qu'en réalité : 16km pour 750m D+, on voyait venir les bons portages. Finalement, on aura droit à du vrai VTT, assez technique. Il faudra descendre de nombreuses fois du vélo pour enjamber des obstacles un peu glissants, mais globalement c'est sympa. Malgré ma forme apparente, je sens que je suis fatigué, un bon saignement de nez me donnera d'ailleurs un signe assez manifeste de ce sentiment. Stéphane m'épate par sa capacité à lire la carte en roulant.
Au parc à vélo, on nous indique notre belle remontée. C'est vrai, mais vu notre retard ce matin au départ, on ne peut que faire mieux... Nous avons trois heures devant nous pour récolter un maximum de balises avant la porte horaire. Ca s'annonce technique et piquant... Technique car orientation sur une carte au 1/12500ème et photo aérienne à l'appui et piquant car la végétation va s'en prendre à nos pauvres gambettes... Le début de cette section se fait tranquillement car on commence à être un peu usés. Les Tuc vont nous sauver. Une fois la première balise pointée, on rejoint plusieurs équipes avec qui nous feront la quasi intégralité de cette CO. Au total, sur les 9 balises, nous en raménerons 8, dont les plus importantes, sachant que celle que nous laissons nous aurait pris plus de temps qu'elle ne nous en aurait rapporté. Je dois dire que durant ces 2h15 et 1000m D+, j'ai été longtemps dans le dur, plus vraiment lucide, et malgré mon alimentation régulière, rien n'y a fait. Pour courroner le tout, je n'aime pas trop ces pierriers immenses et cette végétation qui oblige à être souvent accroupi pour pouvoir traverser les bosquets "piquants" ! Bref, on revient au parc à vélo en bonne position. Cette section a dû nous permettre de remonter au classement. Il ne reste plus qu'un petit VTT en suivi d'itinéraire... 11km, pas de quoi fouetter un chat. Mon pédalier continue de jouer des siennes et me supprime le droit de rouler sur le plateau intermédiaire. La température est bien agréable et un dernier passage dans les ocres nous permet de terminer ce raid sur une très bonne note. Pointage de la dernière balise, puis neutralisation du temps pour rentrer à l'arrivée... L'odeur du barbecue se fait sentir. On va avoir le droit de se faire dorer la pilule au soleil en buvant des bières, le top pour clôturer un raid ! Cette troisième étape s'est bien mieux déroulée que la première pour nous. Nous réalisons le 13ème temps de la journée, ce qui nous permet de remonter au 20ème rang au classement scratch, une belle progression depuis la veille.
Malgré ma forme médiocre du WE (fatigue), j'en retiens vraiment une belle expérience. On fait une bonne équipe avec Stéphane, notre niveau est homogène, il ne reste plus qu'à progresser en CO (c'est valable pour moi aussi !). Stéph a bien orienté et était en forme, ce qui laisse augurer de bonnes choses pour la suite de la saison.
Prochain raid lors du Raid de l'U, à Celles sur Plaine, avec Fred Minoux. Vu le niveau de l'artiste en vélo, ça va envoyer du lourd !
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Vu mon état de forme au départ, cette course aurait pu s'intituler "Circuit des Grands Cuits" !! En effet, l'emploi du temps de la semaine et le programme "minuté" du WE m'ont fait arriver sur la ligne de départ avec seulement 3h de sommeil et une fatigue déjà bien présente. Qu'importe, je suis venu à Rouffach, non pas pour faire un résultat, mais pour faire une sortie à allure course et engranger quelques kilomètres. Mon tendon d'achille était en délicatesse toute la semaine donc je n'ai effectué que trois petits footings. Stéphane et Maxou sont venus ensemble et participent au Trail du Petit Ballon. Je les croise rapidement sur leur ligne de départ avant de partir m'échauffer. La météo n'est pas très joyeuse mais il fait relativement doux. C'est décidé, je pars en short/ t-shirt pour la première fois de l'année ! Au départ, je retrouve de nombreuses têtes connues : Cyril Mougel, Lucie Lefèvre, les coureurs du COHM... Dès le coup de pistolet, deux gars prennent la poudre d'escampette. Je tente de m'accrocher durant 1 km au groupe de chasse, mais voyant que je n'ai pas les jambes (ce dont je me doutais), je reprends une allure plus convenable afin de faire ma course. Après le passage dans les vignes, nous redescendons sur un village avant d'attaquer une belle montée à travers champs. Pas de panique, je cours régulièrement, sans marcher.
Au premier ravito, je suis à une vitesse proche de celle que je tiendrais sur un 50km, donc beaucoup de coureurs me dépassent. Jusqu'au ravito d'Osenbach, la forme est même plutôt médiocre. Je me concentre alors sur la respiration, ma foulée, le gainage du haut du corps en veillant à être bien présent à mon corps. Deuxième ravito, je ne m'arrête toujours pas et attaque une montée sympathique à travers les bois. On emprunte enfin des singletracks. A ce moment-là, je sens que les sensations sont meilleures. Je décide alors de forcer légèrement l'allure en veillant à conserver ce rythme jusqu'à la fin. La succession de montées-descentes me sont plus propices que le roulant du début de course. Malgré tout, les coureurs qui m'entourent sont sacrément rapides, et même en quarantième position, ça ne chôme pas ! Au troisième ravitaillement (chapelle), on vire à droite pour grimper un singletrack en épingle. Le genre de sentier que j'adore. Je reviens sur quelques concurrents mais ça revient également par l'arrière. La fin de course ne sera donc pas tranquille. Il reste 7km, il faudra les avaler tambour battant pour conserver ce rang. Même si ma place est anecdotique et cette course peu importante pour ma saison, lorsque l'on a un dossard sur le ventre, on se doit de donner le meilleur de nous-même. Un quatrième ravito, inutile, et nous plongeons vers Rouffach via une descente bitumée qui sera le théâtre d'une lutte féroce d'un triathlète pour la 39ème place !!!
Je franchis la ligne après 1h54 de course pour 25km et 715m D+. Pas mal pour un mec qui a fait la java la veille. J'irai ensuite encourager Stéphane et mon frangin au passage retour d'Osenbach. Stéph finit 15ème et Max à une belle 80ème place, belle progression depuis un an...
Le WE prochain, je reprends le chemin des raids multisports avec Stéphane Iung à l'occasion du Raid des Dentelles. Changement de décor annoncé... en espérant qu'on ait le beau temps et pas la neige et la pluie comme l'an passé.
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Tout commence par un réveil bien matinal et une voiture qui a bien du mal à se mettre en route par ce froid saisissant (gasoil gelé !). La route se passe, on débarque avec Stéph à Plombières les Dijon à peine 45' avant le départ. Je ferme la voiture et là... la clé qui reste coincée dans le barrilet. 20' à s'acharner dessus pour la sortir, mais en vain. Le barrilet est pété et la clé reste coincée. On est à 15' du départ, je décide d'aller m'échauffer malgré tout. On est quand même venus pour faire une course donc on verra ça plus tard. 5-10' d'échauffement, les organisateurs nous font poirotter 10' sur la ligne. Par -5°, c'est moyen... Enfin, le troupeau est lâché. Ca ne part pas très vite. Stéph ne veut pas se mettre aux avant-postes, mais je préfère remonter vers la tête de course, chacun gère sa course à sa manière. Première bosse au bout de 500m et je sens que les jambes répondent plutôt bien.

Si bien qu'au bout de 1,5km, je me retrouve en tête de course. C'est la première fois que ça m'arrive sur un trail donc je me demande si c'est une bonne chose, mais il faut une première à tout...

Je ménerai les débats jusqu'au premier ravito (env. 5km) où le favori de l'épreuve s'échappe logiquement à la faveur d'une petite bosse où je sens que les cuisses ne peuvent pas aller plus vite. A partir de là, je me dis qu'il faut revenir sur un rythme plus convenable pour moi. Je rétrograde donc en 5ème position, car on était en groupe. J'essaye de m'accrocher, mais à chaque fois, je sens que mon lièvre est trop rapide.
Petit coup dur pendant 10', au bout d'une heure (un peu mal au ventre). Environ 13,5km parcourus durant cette première heure. Dans une longue montée à découvert, un gars dérrière moi m'a en point de mire... c'est Mr Brogniart, on le reconnaît avec mon bonnet bleu de la Trace Vosgienne ! Il a passé la seconde et rattrape inexorablement le retard qu'il comptait sur moi. Dans une descente un peu encaissée, il revient à 5 mètres de moi. Puis, virage à gauche, un bon raidard de 200m...

Je me retourne en haut de la bosse en m'aperçois que je l'ai distancé (sans vraiment le vouloir). Je poursuis donc mon effort. Il reste environ 6km à ce moment là. Encore une petite descente où il se rapproche de nouveau. Décidément, faut que je me lâche en descente. Avant le dernier ravito, une dernière montée sèche nous attend. Je reprends un peu de terrain et aperçoit même le cinquième en point de mire. Je ne me retourne plus et fonce vers l'arrivée. Je reprends un peu de terrain à mon prédécesseur mais pas suffisamment pour lui ravir sa place. Je termine donc 6ème en 1h52. Stéphane arrive 30 secondes plus tard en 7ème position.
Une bonne petite course donc, quasi 2h au seuil. Les sensations ont été plutôt bonnes, même si j'ai certainement un peu payé mon sur-régime du début de course. Mon tendon d'achille, un peu sensible ces derniers jours, ne m'a pas dérangé, mais je reste vigilant par rapport à ça. Prochaine échéance, le Circuit des Grands Crus (25km) en marge du Trail du Petit Ballon dans quinze jours. On verra l'état de forme ce jour-là, mais je pense que je serai fatigué de la soirée de la veille, gala de l'école oblige (remise des diplômes, ça ne se rate pas quand même...).
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Voilà un mois que je n'ai pas donné de nouvelles via ce blog. Je m'empresse donc de devancer la colère qui monte au sein de la blogosphère trailistique afin de vous faire part de mon actualité. Je me contenterai de vous parler de sport, le reste étant bien trop compliqué à expliquer ! J'avais annoncé que février et mars seraient deux mois dédiés à la reprise d'un entraînement spécifique trail (ou course à pied) et reprise du VTT en vue du raid des Dentelles (fin mars).  Je me suis à peu près tenu à ma ligne de conduite, mais me suis tout de même adapté aux conditions météo. Pas la peine de vouloir à tout prix aller courir 2h en forêt quand il y a 40 ou 50cm de neige... Donc en résumé, de la course à pied avec de la VMA, un peu de seuil, un peu de côtes en semaine et majoritairement du skating le WE. En ce mois de février, les conditions étaient propices au ski de fond dans les Vosges donc je m'étais mis en tête de participer à la Trace Vosgienne le 28 février afin de laver mon "échec" (sur blessure) de l'an passé. L'histoire retiendra que c'est à la suite d'une excursion Jurassienne que je me suis mis en tête d'y participer, avec une idée en tête, participer d'ici quelques temps à la Transju (76km). je tiendrai donc Yannick pour unique responsable de mon inscription à la Trace Vosgienne ! Plus sérieusement, voici à peu de choses près ce que j'ai réalisé en ce mois de février : Semaine 1 : semaine de récup après mon épopée dans les Alpes et le Jura. 6h20 et 1100m D+ en 4 sorties dont 1 footing, 1 VMA courte (10*30/30"), 1 endurance en ski, 1 sortie longue en ski (2h40) + escalade. Reprise de l'entrainement qualitatif et surtout d'une certaine structure et rigueur dans l'enchaînement des sorties. Semaine 2 : 8h45 pour 2000m D+ en 6 sorties, dont 1 PPG/footing, 1 VMA courte (2*8*30/30"), 1 sortie trail fartleck avec Stéph dans la neige, 3 sorties skating (2h de moyenne). Le WE m'a un peu mis à plat, dur le skating ! Semaine 3 : 10h45 pour 2500m D+ en 6 sorties, dont 1 footing, 1 VMA courte (20*30/30"), 1 seuil en côte (5*5' r=2'30), 1 sortie longue en trail (très cool mais quasi 4h quand même), 2 sorties skating (2h de moyenne) + escalade. Ca y est, on revient sur de bonnes bases, maintenant il faut assimiler cette charge de travail afin de bien l'encaisser. Semaine 4 : la semaine se résume presque au WE ! Une sortie seuil le mardi (3*8' r=3') à plat, puis rien jusqu'au vendredi car impossibilité professionnelle et fatigue aigüe. 1 sortie trail ludique vendredi soir d'1h15 avec le frangin et Greg avant d'aller à la soirée des Trophées du Sport (trail des roches, meilleure manifestation sportive), 1 sortie endurance d'1h30 en skating samedi (c'est un peu beaucoup pour la veille d'une course mais quand on sait ce qui s'est passé le lendemain, il n'y a rien à regretter). Dimanche, la Trace Vosgienne est arrêtée après 30' de course pour cause de tempête (200m D+ quand même). Un peu les boules mais sage décision malgré tout. 1h15 de trail pour 450m D+ l'après midi dans le Kemberg (pour la digestion). Temps magnifique, mais un peu de zef ! Un mois de février qui peut sembler un peu en dents de scie, mais finalement assez positif si l'on garde à l'esprit que c'est seulement le début de ma préparation. En mars, les choses sérieuses commencent, les premiers trails, raids, mais aussi compétitions de VTT (les vieux démons qui reviennent me titiller !) Points à surveiller, des petites douleurs qui reviennent parfois sur mes anciennes blessures (tendon d'achille et voûte plantaire) donc j'essaye de bien varier les sports afin de ne pas trop les solliciter. Allez promis, en mars je vais essayer d'être plus régulier sur l'alimentation du blog.
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Comme prévu, en ce mois de janvier je reprends le chemin de l'entraînement. Rien de bien transcendant, mais il faut se remettre en route après une si longue coupure et de gros excès pendant les fêtes. La surcharge pondérale s'estompe peu à peu, mais je dois avouer que pour la première fois de ma vie, je l'ai ressentie. Avec l'hiver et la nuit qui se couche tôt, on n'a pas le choix, c'est frontale vissée sur la tête pour quasiment toutes les sorties. Mon programme pour ce mois est basé quasi uniquement sur l'endurance fondamentale (footing et endurance). Les sensations sont bizarres, j'ai du mal à retrouver un soupçon de fluidité et de mouvement naturel dans ma foulée, le coeur bat vite (trop vite), donc les sensations ne sont pas forcément excellentes... Mais il faut passer par ce stade pour reprendre un entraînement plus qualitatif. Peu à peu, les pulsations baissent, la vitesse de course augmente et la fatigue est moins présente après l'entrainement. Les conditions climatiques sont, elles aussi, là pour endurcir la chose, mais c'est justement là qu'on met à l'épreuve sa motivation. Quand la journée de boulot a été éprouvante ou stressante, qu'une fois à la maison, on n'a qu'une envie, faire la sieste... Il faut se remotiver, se rappeler pourquoi on fait ce sport, se repasser en mémoire de bons souvenirs de course en nature et enfiler ses baskets... Comme je le disais dans un article précédent, l'ultra demande beaucoup de patience. Le mental est notre moteur plus que nos jambes dans ce type d'effort, c'est donc dans ces moments qu'on le formate pour s'habituer aux conditions difficiles.
L'hiver, c'est aussi l'occasion de faire du skating et du ski de rando afin de varier les plaisirs, profiter de la neige et solliciter les muscles différemment. On a la chance d'être une petite bande de sportifs motivés pour aller skier réguliérement, donc ça motive pour se bouger et se tirer la bourre...
Le mois de janvier touche déjà à sa fin et je me prépare à une semaine de vacances à base de ski de rando, de skating et de trail. De quoi s'aérer l'esprit et accumuler un peu de de dénivelé positif avant de rattaquer février sur des bases plus qualitatives en matière d'entrainement... VMA, seuil ça veut dire quoi déjà ?...
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