Le Blog d'Aurélien Colin



Oct
26
2008
1er bloc hivernal : on rattaque progressivement

A la base, j'avais prévu de rattaquer l'entraînement sérieusement mais plusieurs imprévus ont fait que cela a été impossible. Le premier problème a été une douleur génante au genou droit qui aura nécessité le passage de l'ostéo et 10 jours d'arrêt afin de ne pas forcer sur cette douleur et causer des fragilités sur cette articulation très sollicitée en trail. Le deuxième facteur limitant a été l'école... Eh oui, je ne pensais pas dire ça un jour, mais les trois dernières semaines ont été très intensives et peu propices à une hygiène de vie décente. Pour illustrer mes dires, je n'ai pas pu courir une seule fois en 10 jours tellement je bossais. C'est dire si c'était intensif parce que placer une heure pour aller courir, c'est normalement assez simple, même de nuit... enfin bref.

Je vais donc essayer d'être plus studieux en cette période de partiels et allier course à pied et révisions.

Le mois de novembre aura quand même permis de participer à une course (non officielle) lors de mon dernier retour en France, le 15 novembre dernier. En effet, l'association Origines organisait le Trail de la Source, avec comme principe, un parcours en trèfle de 3 boucles autour de la ferme de Taintrux. Une boucle de 11km entre la Pierre de la Roche et la Roche Pierre Trois Jambes, une boucle sur les hauts de la Houssière avec quelques passages sur une partie du VRA et une dernière boucle autour du massif du Chastel et un passage sur le TDR. Le parcours était en orientation et par équipe de trois dont au moins un vétéran ou un féminine.

Je faisais équipe avec Aldo et Stéphane et on a "remporté" ce trail d'environ 32km pour 1200m de D+. Ci dessous quelques photos puisqu'il fallait justifier être passés aux bons endroits.

 
Oct
20
2008
Reprise de l'entraînement

Après un bon mois de coupure sportive afin de récupérer l'usage complet de mon pied (qui m'aura fait boîter pendant près de deux semaines quand même, avec les 3 premiers jours où je me tenais aux murs...), j'ai repris l'entraînement tranquillement début octobre.

Nouvelle rentrée, nouvelle destination... Pour mon dernier semestre de cours, je me suis expatrié en Allemagne afin d'y suivre des cours de Master à European Business School, près de Wiesbaden.

La région ne ressemble pas vraiment aux Vosges, mais quand on a connu Paris, on se contente de très peu ! La ville est coincée entre le Rhin (et ses rives plates propices à la VMA) et les vignes de la région du Rheingau. Et après les vignes, il y a la forêt. En fait, j'arrive à faire 400m de D+ sur environ 6km donc je ne me plains pas.

Après les premières sorties vouées au retour des sensations avec des footings à allure endurance, j'ai entamé la semaine dernière ma préparation hivernale. Objectif "Trail des Lumières" avec mon frère qui se met sérieusement au trail (même mon père suit le mouvement). un footing, une séance de 10*30/30" (qui a laissé des séquelles pdt 2 jours!), une séance d'endurance en terrain varié m'ont permis d'arriver en forme en ce samedi frisquet d'octobre.

La course s'est super bien passée pour moi, et pour mon frère aussi ! Les 31km initiaux se sont transformés en 34 après que des rubalises aient été malintentionnellement enlevées (du coup on a pas eu le ravito du 11ème kil). Le parcours est très roulant et seul deux "coups de cul" viennent agrémenter le tracé. Cela dit, on a quand mm fait 776m de D+ et la fin de parcours de nuit et davantage en sous-bois était un peu plus technique.

Au final on finit 32ème. Super perf de mon frangin qui fait une très belle course pour sa première expérience sur une distance supérieure à 20km. On a vraiment collaboré et fait une course d'équipe, constamment sur la même respiration... et ça a payé.

 

A partir de cette semaine, je rattaque en principe le véritable entraînement avec la VMA, le seuil et toutes les réjouissances habituelles. Objectif hivernal: les cross départementaux et quelques courses sur route afin de travailler la vitesse.

 
Sep
03
2008
Ultra Trail du Mont Blanc 2008

 

Le fan club avait employé les grands moyens cette année...

Vendredi 29 Août 17h30, place du triangle de l'Amitié à Chamonix.

Stéphane et moi rejoignions déjà la grille de départ afin de nous assurer un bon placement et ainsi éviter d'être coincé dans la masse des coureurs une fois le coup de sifflet donné.
Une heure sur la ligne de départ sous un soleil de plomb, au milieu de milliers de spectateurs et devant 2300 concurrents (le fait d'arriver tôt nous a permis d'être en première ligne).
Une heure à méditer, à essayer de ne pas trop réfléchir, à se préparer à affronter les pentes du Mont Blanc que nous apercevons en face de nous.
Les favoris rejoingnent la grille 15-20 minutes seulement avant le départ car leur place aux avant-postes est réservée.
18h20, la musique de Vangelis "Conquest of Paradise" est lancée en boucle afin de faire monter la pression et après 10 longues minutes, le coup de Gong annonce la libération de la meute.
Nous voilà partis pour 166 kilomètres et 9400 mètres de dénivellé positif autour du massif du Mont Blanc.

Le départ est très rapide, j'essaye de ne pas prendre un rythme trop élevé sur les larges chemins qui nous mènent aux Houches. Toutefois, je suis avec pas mal de favoris, ce qui me fait penser que je ne suis peut-être pas à ma place, mais après tout, je n'ai pas l'impression de forcer donc je reste à mon rythme.

Aux Houches, je croise une première fois mes supporters (ma famille, ils sont 8 à me suivre). Les sensations sont plutôt bonnes. On attaque ensuite le Col de Voza (8km pour 800m de D+), il passe dans l'euphorie encore sensible du départ. Toutefois, je suis déjà dans ma course et j'essaye d'avoir le rythme qui me permettra d'économiser mon énergie tout en étant le plus efficace possible. Au sommet de la Charme, j'enfile les manchettes pour la descente sur Saint Gervais. Cette descente est très pentue et nous meurtrit les cuisses d'entrée de jeu. Elle paraît longue. Finalement, j'arrive à Saint Gervais (km 21) en 109ème position, mais je sens que les jambes ne sont pas celles d'un grand jour, il va falloir faire avec et gérer cette période difficile qui s'annonce. Durant les 10 kilomètres vallonés en sous-bois qui nous mènent jusqu'aux Contamines, je ressent mon premier coup de fatigue. L'éclairage à l'aide de la lampe frontale est en effet plus fatigant pour mes yeux et cela se répercute sur mon corps. Je garde en tête le fait qu'il faut avancer à tout prix, même si cela est difficile. Le seul moyen de parvenir au bout de ce challenge est d'AVANCER. Peu avant les Contamines, les jambes reviennent et je parviens à recourir sur cette portion que j'apprécie. Je retrouve mon frère 500 mètres avant le ravitaillement, il me renseigne sur la course à l'avant et me donne quelques indications. Le temps de boire une soupe, de recharger mes bidons et je repars vers l'ascencion du col du Bonhomme en 133ème position.
Le passage de Notre Dame de la Gorge marque le début de la solitude pour les coureurs car nous nous retrouvons véritablement seuls face à nous même dans la nuit. Ce début d'ascencion sur la voie romaine est encore un peu difficile mais je maintiens le cap. Je passe au refuge de la Balme en 148ème position (j'ai encore perdu des places mais ça y est le sommeil a un peu disparu). A nouveau une soupe, du thé dans un bidon et nous entamons véritablement l'ascencion du col. Je le connais bien et sais que je peux le monter à un rythme rapide, je ne vais pas m'en priver et reprend 7 places dans la montée, puis une vingtaine dans la descente.
Je retrouve mon assistance aux Chapieux, ils sont au petits soins pour moi. J'ai déjà parcouru 50km et 2800m de D+ en 6h40 ! Je récupère mes bidons et repars en direction du col de la Seigne. Cette ascencion est pénible car elle commence par 4km de route en faux plat montant avant d'attaquer vraiment le col et se finit par un mur. Dans ce col, je sens que le sommeil n'est pas loin. Je parviens malgré tout à courir, mais mon expérience des coups de sommeil qui surviennent toujours lorsqu'il ne faut pas me pousse à m'arrêter pour dormir quelques minutes dans une tente de survie au somment du col de la Seigne.
Je pense que là, j'ai fait un mauvais choix, j'ai préféré "assurer" par précaution, mais sur 20 minutes d'arrêts je n'ai fermé l'oeil que 2' donc pas très bénéfique. Surtout que je repars refroidi et pas très lucide pour la descente.
La descente, en effet, est un chemin de croix. Je butte sur les cailloux, manque de me tordre les chevilles plusieurs fois et suit obligé de marcher sur des parties en faux plat descendant.
Les sensations reviennent tout doucement à l'approche du ravitaillement du Lac Combal. A nouveau, une soupe, quelques verres d'eau et je repars ragaillardi vers l'arête Mont Favre. Cette ascencion est assez courte mais très pentue (500m de D+ pour 3km). Je me rappelle des difficultés éprouvées l'an passée dans cette montée. Mais cette année, pas de problèmes. Je monte à un super rythme et attaque la descente de nuit. C'est important pour moi de faire cette descente de nuit car cela signifie que mon début de course n'est pas si mal que cela car je vais arriver à Courmayeur vers 6heures.
La descente n'est toutefois pas aussi évidente qu'avec le jour levant, qu'importe. Je gagne encore quelques places dans cette descente traumatisante pour les pieds et les cuisses.


Courmayeur est là. Je pointe à 6h18 en 142ème position. J'ai donc repris pas mal de places que j'avais perdues durant mon arrêt en haut du col de la Seigne. L'arrêt est court mais peu optimisé à cause d'un petit malentendu avec mon assistance. Je repars toutefois assez vite de cette base-vie car c'est un piège de rester dans cet endroit confortable où tout le monde est aux petits soins pour nous. Mon père me donne quelques indications pour la montée terrible qui s'annonce et je traverse Courmayeur au petit matin sur un rythme de marche rapide. Cette montée terrible c'est 5km d'ascencion pour 900mètres de D+ !! Il faut savoir la monter patiemment. Les paysages sont magnifiques. On attaque ensuite un sentier en balcon qui surplombe le val d'Aoste Italien. Je passe en 106ème position au refuge Bertone, et à la 109ème à Bonatti. Cependant, j'ai quelques difficultés à courir. Qu'importe, par rapport aux années précédentes, ça n'est que du plaisir (c'est vous dire si les années précédentes c'était difficile pour moi !). Il reste quelques "coups de cul" pour attaquer la descente sur Arnuva et c'est précisément en redescendant ces "coups de cul" que je glisse sur un caillou en traversant un torrent. Mon pied droit ratterri sur un pierre en forme d'arête et c'est tout mon poids qui porte sur cet appui que je prends sous la voute plantaire. Sur le moment, je sens ce choc que je considère presque comme bénin, mais je m'apercevrai plus tard qu'il n'en est rien...
Arnuva.. Tout mon staff est là pour m'encourager. Je m'arrête un peu plus que sur les autres ravitaillements afin de manger quelque chose de plus consistant et repars en 108ème position vers le Grand Col Ferret...


Il est presque 10 heures du matin et la chaleur est déjà là. Le col Ferret, c'est un ascencion à 25% de pente de moyenne, on l'appelle le Géant de l'UTMB car c'est aussi le point haut du parcours avec 2537mètres. L'ascencion est longue et laborieuse. Les cuisses sont dures, les appuis sur les bâtons d'un grand soutien ! Je bascule en 103ème position.

Mais très vite je déchante, car mon pied est très douloureux et mes cuisses sont gorgées d'acide lactique. Je fais un arrêt dans un refuge afin de prendre de l'eau car je suis à sec et la chaleur de plus en plus pesante. Cette nouvelle descente vers la Fouly est technique et difficile, sur un sentier de chèvre. D'autant plus, qu'à cet instant précis je vais être victime d'un coup de chaud qui va m'obliger à m'arrêter quelques instants car les hallucinations me reprennent en descente à cause du manque de sommeil et de cette chaleur.
J'atteinds la Fouly à petite foulée, mais que c'est dur... Malgré ma sieste, je n'ai perdu que 10 places dans cette descente.
Je réussis à trottiner quelques kilomètres sur un chemin large mais dès que la sente devient plus technique, il est très difficile pour moi de poser le pied. Ce constat va vite s'aggraver. Je décide alors de prévenir mes proches afin de les informer que je serais en retard au prochain ravitaillement et que je ferai le chemin jusqu'à eux en marchant, n'ayant d'autre alternative.
Heureusement que j'ai mes bâtons pour m'appuyer dans cette descente vers Praz de Fort. Cette fois, je ne peux même plus poser le pied à terre.
Mes proches sont là, tous autour de moi pour me réconforter et m'encourager à continuer, mais au fond de moi j'ai le sentiment que la douleur du corps ne sera pas dépassée par l'esprit. Il me reste 50km si je veux venir à bout de cet UTMB. Je suis encore à une place très satisfaisante au classement, mais le destin en a voulu autrement. Je parviens bien à marcher à 3km/h pendant 1km accompagné de mes frères et soeurs, appuyé comme un vieillard sur mes bâtons qui me servent désormais de béquilles mais la douleur est trop intense. Je ne peux plus avancer que sur un pied.

Que la déception est grande de devoir arrêter ici, aux Isserts, au pied de la montée vers Champex. Cette année, j'avais réussi à surmonter les obstacles des années précédentes, je suis encore frais au moment où je me résouds à prendre cette décision et j'ai les ressources pour finir ces 50km. Cependant, j'ai commis une erreur à un moment donné. Peut-être n'étais-je pas assez présent à mes appuis, peut-être avais-je déjà la tête trop loin sur ce parcours terriblement sélectif.
J'ai pourtant l'impression de ne pas avoir grand chose à me reprocher. J'ai bien gèré ma course... mais les grands événements sont impitoyables, qui plus est dans ce sport qui nous pousse dans des retranchements physiques et mentaux dont le commun des mortels ignore l'existence.

Au moment où je rends mon dossard, j'apprends que Stéphane, lui aussi, vient d'abandonner... Il a fait un malaise, une sorte d'hypothermie. Il semble qu'il ait dépassé les limites de son corps.

J'apprends également que c'est un jeune de 20 ans qui gagne la course avec plus d'une heure d'avance sur les prévisions. J'avoue que cette nouvelle me réjouit, elle va définitivement faire taire les mauvaises langues qui ne cessent de raconter que les jeunes de moins de 40 ans ne sont pas faits pour l'ultra...

Voilà, je vous ai à peu près tout dit. J'aurais aimé vous raconter les 50 derniers kilomètres mais c'est ainsi. Il paraît que c'est dans les grandes défaites que l'on forge les grandes victoires !
Je pense toutefois que tout le travail en amont a été très bénéfique car, au lendemain de la course, je n'étais pas détruit, un peu fatigué certes, mais pas physiquement marqué par cette course comme les années précédentes.
C'est le travail de préparation mental et de respiration sans effort qui paye et dont je ne suis qu'aux balbutiements...

 

 

 

 
Jul
24
2008
Préparation UTMB : dernière Mise en Situation

Après la belle performance du TGV, on attaque la dernière Mise en Situation avant le jour J, et quelle mise en situation... la vraie !! En effet, on prévoit de faire Courmayeur-Chamonix via Champex en deux étapes. On ne peut pas mieux se préparer...

Lundi 7 juillet : 40' de footing avec Johann (c'était vraiment pour lui faire plaisir parce que j'étais naze de la veille et encore bien courbaturé). Les sensations n'étaient donc pas au top.

Mercredi 9 : 35' de footing sur un tour qui passe au dessus de Foucharupt et un peu dans le Kemberg. Les sensations sont positives.

Jeudi 10 : 2h40 de VTT avec Serge. On a roulé relativement tranquille sauf les 10 derniers kilomètres entre Provenchères et Sainte-Marguerite où je me suis devant avec Serge dans la roue et j'ai imprimé un bon rythme (genre 35km/h en VTT sur la route avec vent de face !). Escalade l'après midi à la carrière des grandes roches avec Laurent.

Samedi 12 : escalade avec Laurent au rocher de Boslimpré.

Dimanche 13 : tour du Kemberg avec Stéphane, Ludovic Laurent, Philippe Gandon et David Antoine sur la fin. départ assez cool puis il y a eu une accélération de barbare après le carrefour de la Chartreuse qui a fait éclater le groupe. A partir du carrefour Lecoanet, je me retrouve seul devant et je garde mon rythme jusqu'à la fin. Les autres jouent un peu au chat et à la souris en accélérant puis en attendant les autres. Pour ma part je retrouve David au col d'Anozel et on finit ensemble en 12' jusqu'aux 3 fauteuils. La forme n'était pas terrible mais c'était certainement dû à la soirée passée la veille chez Stéphane...

Lundi 14 : 1h20 de trail avec 600m de D+ sur les crêtes avec Stéph. départ du refuge du Sotré, descente jusqu'au lac de Retournemer via le col des Feignes, puis remontée jusqu'au Hohneck par le chemin des Dames et les anciennes pistes de ski de Retournemer et retour au refuge. Là je peux dire que je n'étais pas bien. Sûrement la faute à un petit déjeuner pris 5' avant d'aller courir mais les jambes étaient lourdes, je n'arrivais pas à courir normalement en descente... ça ira mieux demain !

Mardi 15 : séance de VMA d'une heure et 400m de D+ entre le carrefour Lecoanet et la crête du Kemberg avec 20*(30/30") au programme. La séance s'est plutôt bien passée. J'ai fait quasiment toutes mes accélérations en côte sauf 3 ou 4, mais j'éprouvais des difficultés à me mettre dans le rouge, le palpitant ne montant pas comme d'habitude.

Mercredi 16 : sortie d'1h15 avec 30' de montées-descentes sur la côte de la Bourse du parcours du 43km du trail des Roches(soit 525m de D+). Echauffement de 30' et enchaînement de 6 montées et descentes de cette côte sacrément pentue pendant 30' et RAC. Une bonne séance même si j'ai peut-être effectué des montées un peu rapides.

Jeudi 17 : LA séance de la semaine, celle qui calme ! 2 * 30' au seuil sur le trail de 19km en compagnie du coach ! (1h44 pour 770m de D+) Départ de chez moi, échauffement jusqu'au pied de la montée vers Ronde Tête puis 30' au seuil (voire seuil +) qui ont emmené jusqu'aux Censes de Grandrupt. 5' de récup et on rattaque après le bourbier des Censes de Granrupt jusqu'à la traversée de route de la roche Saint Martin après la fontaine des Chevaux ! La deuxième demi heure a été plus dure que la première, mais Stéphane ne me colle que 20" donc je suis satisfait de cet entraînement, il reste vraiment une référence pour moi... Quoi qu'il commence à me décevoir à la picole !!

Vendredi 18 : repos

Samedi 19 : je devais faire du VTT mais je suis rentré tard la veille et manque de motivation. L'après midi, j'ai retrouvé Stéphane à la Ferme de la Source où on a accompagné un groupe de personnes afin de leur faire partager notre expérience de la respiration consciente et leur faire expérimenter... Bilan : un moment fort et d'énormes progrès pour chacun des protagonistes.

Dimanche 20 : Sortie longue de 2h30 et 800m de D+ seulement (!) avec le même que d'habitude ! départ de Fraize, longue montée vers la chaume de Sérichamp puis descente vers l'étang des Dames et une dernière demi heure costaud par la route pour rentrer à Fraize via Plainfaing (30' pour 9,5km).

Lundi 21 : footing de 50' dans le Kemberg avec un peu de déni positif et test de mon sac remanié pour l'UTMB. Eh oui, Stéphane Brogniart aura eu raison de moi, il m'a fait trafiquer mon sac Quechua en passant au mode porte-bidons aux bretelles. Quelques améliorations sont encore à apporter et une prise en main nécessaire mais c'est pas trop mal (sur le coup là, il m'a bien masturbé l'esprit !)

Mardi 22 : Séance VMA à la fraîche sur le Tour du Kemberg. Au programme, 8*2'30 avec r=1', autant dire une séance costaud comme on en faisait cet hiver... J'ai fait toute la séance, mais j'ai eu du mal à me mettre dans le rouge et plein de petites douleurs qui me font penser que je n'étais pas dans le juste avec cet entrainement : légère douleur aux ligaments externes de la cheville gauche, belle ampoule au talon gauche et une contracture qui ne passe pas au mollet droit. Bref c'est passé mais cette ampoule risque de m'embêter ce WE.

Mercredi 23 : 2h de VTT dans l'Ormont. Un moment bien agréable, une certaine facilité dans le technique, toutes les montées au seuil, bref la forme.

Jeudi 24 : repos.

Vendredi 25 : léger footing de 25' histoire de voir si mon ampoule va mieux. A priori c'est le cas. Ce soir on charge la voiture avec Stéphane, Florian et Sophie et demain debout à 3h45 pour départ à 4h12 direction Courmayeur.

Samedi 26 : Arrivée à Courmayeur à 9h30. Temps magnifique. On se prépare et on décolle à 10h pour la section Courmayeur - Champex de l'UTMB. Le temps est optimal pour courir...
Première montée vers le refuge Bertone au train afin de se chauffer (avec 800m de D+ on est vite chaud !) puis le magnifique sentier en balcon valloné vers le refuge bonatti et descente vers Arnuva. Les sensations sont super, beaucoup de plaisir à courir sur ses chemins dans un tel panorama (c'est vrai que pdt la course on ne voit pas forcément le paysage de la mm façon).
Ensuite on attaque le grand Col Ferret. Petite pause au sommet pour soigner une ampoule naissante et longue descente vers la Fouly.

On termine la journée par la montée sur Champex en 6h30 pour 45km et 2700m de D+.
Le seul hic de la journée sera à mettre à mon actif puisque l'ampoule du col Ferret s'est transformée en steack au talon... Je sens que je vais jongler le lendemain.
On bivouaque dessus du lac de Champex où Florian, Sophie et Séb nous ont trouvé un super coin pour faire un feu et dormir.

Une nuit de sommeil assez succinte à cause d'une ampoule qui me lance et on décolle à 5h du mat' à la frontale pour la deuxième journée de cette reco. Dès le début, je sens que cette ampoule va être une galère mais au début ça passe un peu. Le jour se lève dans la montée de Bovine (qui semble nettement moins difficile qu'après 125km !).
Mais au sommet, c'est trop dur de relancer avec un tel handicap. Je préfére arrêter là cette sortie. Après tout, l'UTMB c'est dans un mois et je sais que les dommages d'une ampoule de cette taille sont long à réparer. Je laisse donc Stéphane continuer jusqu'au col des Montets. Florian et Sophie me récupéreront au col de la Forclaz....

Un WE en demi teinte pour moi mais positif. Je sais désormais sur quels points je vais devoir me concentrer dans les qq semaines à venir.

La semaine suivante sera une semaine de coupure pour moi avec seulement une sortie VTT d'1 heure et une séance de natation d'1.5km.

La semaine suivante sera plus sérieuse ...

Lundi 4/08 : 1h40 d'endurance trail dans l'Ormont sous la pluie avec 540m D+. Une grosse envie et surtout un rythme de course que l'on a l'impression de pouvoir garder pendant des heures sans se fatiguer.

Mardi 5 : séance VMA en côte sur la côte bitumée au dessus des 3 fauteuils : 2*(12*(30/30").

Mercredi 6 : sortie hors piste d'1h30 dans le Kemberg avec beaucoup de montée. J'ai un peu souffert de la chaleur.

Vendredi 8 : 1h30 de trail dans l'Ormont avec 30' au seuil en côte (620m D+). Le repos de la veille a fait du bien et m'a permis d'avoir une facilité à courir en côte même dans les passages les plus abrupts.

Samedi 9 : VTT descente au Lac Blanc

Dimanche 10 : sortie longue 3h05 pour 1200 m D+. Départ de St Dié/ montée de la roche St Martin/ descente par le chemin Oschell/ remontée vers le carrefour des angles/ decente vers les Censes de Grandrupt/ remontée vers le col de Climont puis rougiville et montée de la voie romaine de Moinchamp/ Col du Haut Jacques/ Grandes Roches/ 3 scieries/ fontaine de la solitude/ roche du Bihay/ chaise du Roy et retour sur St Dié. Bonnes sensations sur cette sortie longue où je me suis efforcé de courir au maximum.

Lundi 11 et mardi 12 : impossibilité professionnelle d'aller s'entrainer.

Mercredi 13 : 1h d'endurance sur le sentier du Rotary avec Stéphane en début de soirée puis travail nocturne avec Patrick Colin dans la descente de la pierre de la roche. Le travail consistait à tester différentes techniques de respiration et d'anticipation sur une descente très technique et dans une nuit noire. Cela devrait nous permettre de nous économiser et de récupérer dans les descentes de l'UTMB. Nous avons tous les deux été bluffés par les perspectives entrevues lors de cet entrainement car la vitesse de descente était impressionante dans un tel contexte.

Jeudi 14 : 1h05 de trail avec la montée de la roche d'Anozel au seuil depuis la croix St Georges. 19'30 et de bonnes sensations dans cette montée malgré une certaine lassitude au départ après une journée de travail fatigante.

Vendredi 15 : entraînement d'1h25 de trail dans le Kemberg en course continue. Je sens vraiment les progès dans ce domaine. le travail de respiration consciente n'y est pas pour rien car je monte moins haut en pulsations cardiaques et surtout je récupère mieux entre les enchaînements de montées.

Samedi 16 : 1h15 de VTT dans l'Ormont. ça faisait un bout de temps que je n'avais pas roulé et j'ai apprécié de tourner les jambes, ce qui m'a permis d'éliminer qq courbatures.

Dimanche 17 : dernier véritable entrainement avant l'UTMB. 1h45 de trail avec Stéphane autour de Saulcy, St Léonard et Anould. une sortie assez roulante. J'étais un peu à la peine ce dimanche à cause d'une très mauvaise nuit, mais désormais, place à l'affutâge...

Lundi 18 : repos

Mardi 19 : footing de 21' autour de Foucharupt avec 3 lignes droites pour finir

Mercredi 20 : footing de 20' sur le même tour que la veille et 4 lignes droites pour finir.

Jeudi 21 : footing de 21' avec Stéphane dans le bas du Kemberg et 3 lignes droites un peu violentes pour moi.

Vendredi 22 : footing de 30' au dessus de Saulcy. un peu mal aux cuisses d'hier et pas vraiment en forme

Samedi 23 : footing de 25' au dessus de Foucharupt, tranquille

Dimanche 24 : footing de 35' sur les crêtes avec Stéph et Florian. Puis encouragements des coureurs du Marathon des Crêtes au passage du Hohneck

Lundi : repos

Mardi : footing de 25' avec 3 lignes droites pour finir. Les sensations sont positives

Mercredi : repos

Jeudi : voyage vers Chamonix. On devait faire un petit footing de décrassage mais le temps d'attente aux dossards ne nous l'a pas permis

Vendredi : c'est le grand jour ...

 

 

 

 

 
Jun
25
2008
Préparation TGV

Après les bonnes sensations et impressions du Tour des Ecrins, j'ai pu me préparer sereinement en vue du Trail des Glaciers de la Vanoise le 6 juillet (72km pour 3800m D+).

Le principe du plan d'entraînement reste le même, une semaine de récupération, deux semaines de travail qualitatif et quantitatif et une semaine d'affutage avant l'objectif.

Mardi 10 juin : 30' de footing autour de Foucharupt. Encore très courbaturé...

Jeudi 12 : 2h de VTT avec Stéph Iung et Serge sur la 2ème section VTT du J3 du Vosges Raid Aventure. Bonnes sensations.

Samedi 14 : 1h de trail en endurance dans le Kemberg avec Matthieu et Serge. Les sensations sont là mais mes mollets sont très courbaturés après ce genre de séance avec du dénivelé.

Dimanche 15 : reco VRA en VTT (1h30). Météo vraiment moche et pas vraiment l'envie en ce dimanche matin.

Lundi 16 : repos car mauvaises sensations de la veille

Mardi 17 : Fartleck dans le Kemberg sur une bouche d'environ 12' avec deux montées successives enchainées de plus en plus vite. 3 boucles et demi pour 1h10 et 400m de D+. Séance satisfaisante car régularité et 25" de moins entre la première et la quatrième montée.

Mercredi 18 : sortie Hors Piste autour du parcours de santé de Taintrux. 1h15. Séance un peu laborieuse à cause d'un départ rapide. Je crois que c'est la première fois depuis fin février que je recours avec Stéphane à l'entraînement.

Jeudi 19 : 1h30 d'endurance dans le Kemberg. départ du centre ville, montée de la roche St Martin, descente au carrefour Lecoanet, Tour du Kemberg jusqu'aux Censes de Grandrupt, puis sentier du champ de la chèvre jusqu'à la roche de l'Enclume et descente vers le centre ville via les 3 Fauteuils. Volontairement, je me suis forcé à ne jamais m'arrêter et à ne jamais marcher afin de travailler l'endurance longue qui me fait défaut. Sensations moyennes mais globalement satisfaisant.

Vendredi 20 : VTT, 1h10 au seuil. Je voulais faire un tour tranquille mais Serge voulait un "temps de référence" sur le CLM du J1 du VRA donc j'ai appuyé un peu sur les pédales ! La forme revient malgré une chape coulée le matin et une paire de brouettes de béton portées. Les relances sont efficaces...

Dimanche 22 : Sortie longue avec Stéphane autour de Rochesson. 2h50 pour 1000m de D+ environ. La forme se confirme mais je manque encore de rythme dans les longues parties roulantes, j'ai un peu de mal à courir facilement, donc à travailler... c'est notamment ce que j'avais fait jeudi.

Lundi 23 : footing de 30' dans le bas du Kemberg. quelques coubatures de la veille mais certaine légèreté dans la foulée. Bonnes sensations.

Mardi 24 : VMA longue entre le col d'Anozel et les 3 Fauteuils : 6*2'. r = 1'. J'ai effectué cet entraînement avec Stéphane en prévoyant de le faire à mon rythme et à ne pas essayer de le suivre à tout prix. C'est ce que j'ai fait sur les 3 premières accélérations ; les 3 dernières étant de mieux en mieux, je réussissais à le suivre. C'est une séance dont je n'avais plus vraiment l'habitude mais en voyant les progrès que je fais depuis un mois et demi, ça m'incite vraiment à continuer dans cette direction.

Mercredi 25 : 1h30 de trail avec Stéphane. 30' d'échauffement/ 30' dans une côte très pentue où l'on marche vite en montée l'on court en descente/30' de retour au calme. Sur cet entraînement, je n'étais vraiment pas à mon affaire, il faisait chaud, j'avais mal aux périostes, presque mal aux tendons et malgré les bâtons je ne pouvais suivre le rythme de Stéph en montée. J'ai donc pris mon rythme et effectué 4,5 montées pendant qu'il en faisait 6. Tant pis ça ira mieux demain...

Jeudi 26 : entraînement trail de 1h25 dont 38' de seuil en côte depuis la rue du petit st dié jusqu'au dessus de la roche d'anozel via la roche du Kiosque. 600m de D+. Bonnes sensation malgré la chaleur.

Vendredi 27 : Ce WE c'est le Vosges Raid Aventure et je fais partie de l'organisation. Serge m'a poste à des endroits clés tout le WE où seul ceux qui connaissent bien peuvent placer la balise au bon endroit, seulement ces postes là ne sont bien souvent accessibles qu'à pied ou en VTT donc gros WE volume !!
ce vendredi matin, on a balisé le CLM VTT avec Stéph Iung pendant quasiment 2h, puis 1h de trail au seuil le soir pour aller et revenir de mon poste qui était situé à une extrémité de ce fameux CLM. (le seuil c'est parce que je croyais être à la bourre pour poser ma balise !) puis 30' de VTT tranquille le soir pendant la CO de nuit.

Samedi 28 : Après une nuit assez courte de 4h, je pars avec Matthieu Colin dans l'Ormont afin de poser deux balises et lui une. Là encore une bonne heure de trail quasi au seuil avec 2* la montée puis descente du sentier des Schlitteurs. L'après midi, 1h30 de trail pour poser 3 balises et les récupérer ensuite.
A la fin de la journée, j'étais cassé !

Dimanche 29 : je décide de prendre le VTT parce que là je vais faire des bornes... et effectivement 3h de VTT avec une dernière heure costaud : j'avais récupéré ma balise et j'ai fait toute la fin du VTT entre la Borne Six et le Haut Jacques puis la CO dans la Madeleine quasi à fond. Autant dire que j'ai doublé pas mal de concurrents qui étaient un peu dégoutés après 3 jours de course de se faire déposer !
Un WE vraiment sympa malgré la fatigue... Vivement la seconde édition.

Mardi 1 juillet : 35' de footing en ville. foulée légère, bonnes sensations.

Jeudi 3 : 30' de footing avec Matthieu autour de Foucharupt. Les périostes sont un peu sensibles mais je sens que la forme est là.

Samedi 5 : décrassage après le voyage vers Pralognan. 12' de footing presque inquiétantes car j'ai le tendon gauche sensible, les périostes douloureux et les jambes lourdes... Heureusement qu'on débite des conneries à tire la rigot pour détendre l'atmosphère !

Dimanche 6 : départ à 6h pour cette version un peu raccourcie du Tour des Glaciers de la Vanoise qui feront finalement 48km pour 2800m de D+.
Pendant l'échauffement, c'est pas beaucoup mieux que la veille, je ne sais pas comment ça va se passer aujourd'jui mais je le sens presque mal...
Le départ est lancé... pendant presque 3km, je reste avec le groupe de tête puis je prend ma place aux alentours de la quinzième. A partir du cinquième km, j'ai du mal à tenir le rythme monotone du peloton devant moi, il faut dire que c'est pas vraiment mon kiff de courir sur du gros chemin pendant 10km, mais bon... Je passe au col de Chavières aux alentours de la 26ème place et on entame la descente par le même gros chemin qu'on vient de monter, donc autant dire qu'il faut courir aussi. Bon, là ça va mieux, je m'isole en 25ème place quasiment jusque Pralognan où je devrai céder quelques places à cause d'un souci gastrique... Ravito au niveau du car podium et on entame la montée vers le Mont Boschor. Il paraît que ça va grimper sévérement et le temps se dégrade, ça y est la course tourne à mon avantage...
Dans cette montée, je mets à profit la technique que nous expérimentons depuis plusieurs mois maintenant et je dépose tous les gars avec des bâtons ! Arrivés en haut du Mont Boschor c'est le déluge, la tempête... tout le monde subit les conditions. Pour ma part, je suis ravi, j'adore ce temps. On redescend vers les Fontanettes, je reprend encore trois places et on attaque la montée du col de la Vanoise (700m de D+). La première moitié de cette ascencion sera un régal pour moi, sur un terrain très technique, raide et glissant. Dans la deuxième moitié, je serai un peu moins "tonique" jusqu'au ravito du col où je retrouve mon pote Patrice qui fait partie de l'association de Philippe Delachenal.
Début de descente à travers les névés et torrents en compagnie d'un gars rattrapé au ravito, la course est encore un peu laborieuse. Passage au lac des Vaches avec ses pavés au dessus de l'eau, deux gars reviennent sur nous. Mais je sens que les jambes reviennent et au fur et à mesure que la pente s'accentue, je lâche les chevaux... Je reprends quatre trailers dans la descente et finit les deux derniers km à bloc !! je croise Stéphane à 300 m de la ligne d'arrivée et lui tape dans la main avec un sourire revanchard. 300m de sprint, les pieds explosés par la descente mais tellement heureux d'avoir retrouvé mes sensations en descente et d'avoir su gérer intelligemment ma course malgré une situation initiale qui ne s'annonçait pas au mieux...
Je finis 20ème en 5h35 à un peu moins de 20' de Stéphane. une super course et un super WE en compagnie d'un joyeux luron !

 

 

 
Jun
09
2008
Tour des Ecrins

Après le raid Olima il y a une semaine, j'ai décidé d'honorer mon inscription qui avait été faite au mois de janvier (donc bien avant tous les évenements qui ont eu lieu), et de participer au tour des Ecrins : course en étapes de 35 et 40 km pour 4300m de D+ sur les 2 jours.

On est partis avec Stéphane, Laurent Schwartz (un bon traileur spinalien) et sa femme Bernadette. Arrivés vendredi en fin d'après-midi, on a eu le temps d'installer le campement et de faire un petit footing de décrassage avant qu'il ne se mette à pleuvoir (cela dit ca faisait plus d'un mois qu'il pleuvait chez eux). le parcours avait été modifié car impossible de passer les cols prévus à cause de la météo et même de la neige.

1er jour : départ à 11heures par un beau soleil. Au 3ème kilomètre une petite erreur nous fait perdre environ 7 minutes. La première grosse ascencion a le don de calmer certaines ardeurs vu le degré de pente. ça n'empêche pas un certain Dawa Sherpa de me doubler en trottinant ! Jusque là, j'ai bien gèré à part cette erreur où j'ai suivi le troupeau de tête... Deuxième petite montée après une descente sympa à travers les Alpages et on bascule vers une longue descente afin de rejoindre le ravito situé au pied de la dernière grosse ascencion du jour au 21ème kilomètre. Arrivé à ce ravito, je ne suis pas au top, le manque de rythme, d'endurance se fait sentir mais je gère en respirant correctement.

Cette longue montée nous ménera au dessus des pistes de Puy Saint Vincent. Le début de la pente est roulant, puis rapidement le pourcentage augmente et le terrain devient boueux. Il commence à pleuvoir, ca grimpe dur, je baisse la tête, les mains dans le dos et j'avance. J'ai un bon rythme en montée et je reprends des places (jusque là j'étais env 20ème). Arrive un moment où les gens devant moi (une dizaine de coureurs) redescendent en suivant le balisage. Un acte malveillant nous fait perdre 10' et un paquet de places. Je réattaque la pente et arrive dans le brouillard. Les derniers kilomètres d'ascencion qui nous ménent au sommet sont terribles. On avance à l'aveugle sur une piste rouge, dré dans l'pentu ! Enfin la descente qui traverse quelques névés (ce qui me vaudra une belle glissade sur le c..). Cette descente est longue, mais le profil annonce un ravito puis une dernière ascencion (en fait le parcours a été modifié et je ne le savais pas). J'ai donc géré ma descente pour rien, mais le résultat est satisfaisant. J'ai un peu mal aux jambes, je suis trempé mais pas détruit (satisfait pour un trail de reprise, sauf qu'il y a le même demain !). Au final : 21ème en 4h45 pour 35km et 2100m de D+.

2ème jour : Il pleut comme vache qui pisse !! il a plu toute la nuit et il y a déjà moins de guerriers au briefing !

Départ à 9h. Patrick Michel nous annonce une étape de 43km pour 2500m de D+ avec de la neige au col de Vallouise.

ça part assez vite et on s'enfile 400m de D+ d'entrée de jeu. Les premiers (dont Stéph) courent mais je préfère marcher et assurer ce début d'étape car les jambes sont quand mm bien lourdes de la veille. Je monte au train et finalement, je ne perds que très peu de temps sur ceux qui courent. On bascule sur une descente assez courte, juste le temps de se faire déposer par la première féminine (impressionante!) et on se mange une succession de côtes à 20-25% en paliers (facile 500m D+). La descente qui suit est d'enfer, bien technique et il commence à pleuvoir abondamment (quand on court on n'y fait pas gaffe mais ça sauçait bien !!). La descente se termine au village des Bouchiers (seulement le 10ème km !!) et on enchaine par 6-7km d'un chemin en faux plat montant qui paraissent très longs. Dans ce genre de situation, il faut faire preuve d'abnégation et ne penser qu'à avancer en se forçant à courir malgré les jambes, les éléments... à 1 km du ravito du 17ème km, je croise Dawa et le Suisse, vainqueur de la veille qui redescendent avec les Gore-Tex sur le dos et nous annoncent que la course s'arrête au ravito. Je mets qq secondes à réaliser puis remet un coup de collier pour finir, on attendait tous ce col comme juge de paix de l'épreuve mais là encore la gestion de course ne sera pas récompensée. Il y a déjà pas mal des coureurs qui commençaient à avoir des défaillances devant... Les conditions météo sont vraiment moches, il y a 10 cm au col de Vallouise avec de gros névés, assez dangereux paraît-il. Le temps de boire un thé, d'enfiler une veste sur nos affaires trempées et il faut redescendre au départ par le chemin que l'on vient de faire !! J'avoue, on a un peu coupé mais j'en avais assez et finalement je fais un podium au pointage des douches !!

 

Un bon WE avec de joyeux lurons, des bonnes courbatures mais beaucoup de plaisir en retrouvant des sensations oubliées depuis quelques temps (...). Donc beaucoup de positif, mes tendons n'ont pas grincé et je finis 13ème au général à 1' de la 10ème place (sachant que j'ai perdu au moins 15' la veille).

Vivement la prochaine Mise en Situation UTMB qui aura lieu le 6 juillet au Tour des Glaciers de la Vanoise qui se déroule à Pralognan avec 72km pour 4000m de D+ au programme.

 

 
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