Le Blog d'Aurélien Colin



May
24
2009
Rando sportive en Chartreuse

Au programme de ce samedi ensoleillé de mai, une randonnée avec Julien Lantuejoul dans le massif de la Chartreuse. L'objectif était de faire un peu de dénivelé. Pour ce faire, on s'étaient programmé Chamechaude et la Dent de Crolles.

Départ de Saint Hughes en Chartreuse et on attaque direct par 1200m de D+. La mise en bouche est sévère, mais on n'est pas là pour enfiler des perles. Temps annoncé jusqu'au sommet 3h40, on mettra moins d'une heure pour monter jusqu'au jardin de Chamechaude, puis passage technique (deux petits "Pas" où il faut escalader), redescente par "la Sangle" et montée au sommet par le pierrier en mode Bulldozer "Dré dans l'pentu". La vue depuis le sommet est assez magnifique, cette crête est typique de la topographie des sommets de la Chartreuse.

Pour la descente, on opte pour une courte par la brêche Arnaud. Plutôt que de faire le tour de Chamechaude, cet itinéraire débouche directement sur le chalet du Habert de Chamechaude. Par contre, ce passage est très engagé, et il faut arriver "serein" pour l'emprunter car il y a du gaz en dessous. C'est de la désescalade sur des câbles à la verticale, voire en négatif. Julien n'était pas trop "chaud" pour s'engager mais je lui ai un peu forcé la main. On ne le regrettera pas car ça a agrémenté notre rando d'un aspect "Cliffhanger".

Pause pique-nique au chalet que l'on visait depuis la crête. Prochain objectif, la Dent de Crolles... Passage par le col des Emeindras pour rejoindre le Col des Ayes.

Là, on rattaque les choses sérieuses. La Dent nous domine, la pente est sévère, et l'adhérence oblige à poser des appuis puissants. 35' de montée depuis le col jusqu'au sommet en passant par le Pas de l'Oreille. Julien en bave un peu car pas encore tout à fait remis de sa maladie.

Retour rapide jusqu'aux "Egaux", lieu de notre départ. 6h15 de marche rapide pour 2350m D+.

Une belle journée, la découverte de nouveaux endroits, une rando entre potes... Franchement, il n'y a plus simple comme plaisirs. Des fois, on se demande pourquoi on met un dossard pour visiter de nouveaux spots. La bonheur est dans le pré... ou en montagne !

 
May
19
2009
WE en mode Jack Bauer !

Après une compétition aussi exigeante que le Nivolet Revard, et vu à quel point j'ai "tapé dedans", une vraie semaine de récupération s'imposait. J'ai donc lâché la pression avec seulement 4 footings (soit 2h30 de sport). Ca m'a permis de bien recharger les batteries avant une semaine assez costaud.

Lundi 11/05 : 1h10 d’endurance vallonnée dans les escaliers de Croix Rousse (375m D+) puis 10’ de corde à sauter.

Mardi 12/05 : 1h25 avec enchaînement de descentes sur la piste de la Sarra (4*2’40 vite avec relances appuyées). 450m D+

Mercredi 13/05 : 1h20 de trail avec Julien dans les Monts d’Or. Descentes rapides, montées techniques, du solide ! 770m D+

Jeudi 14/05 : VMA au parc de la Tête d’Or : 10*(45’’/1’). Une séance plutôt « facile » qui m’a permis de vraiment accélérer en ayant une belle foulée. Bonnes sensations

Vendredi 15/05 : repos avant un WE de fada !

Samedi matin : 1ère épreuve du WE : 1h50 de trail avec Stéphane et Maxou. Enchaînement de 2* le sentier des Schlitteurs soit 1100m D+ et autant de D-. Evidemment, le but était de courir constamment. Première épreuve réussie avec succès.

Samedi après-midi : 2ème épreuve : un 3000 mètres sur piste dans le cadre des championnats interclubs à Champigneulles. On a fait le déplacement avec Stéphane, qui s’aligne sur le 3000 steeple. Par peur de se blesser (et surtout de compromettre la suite du WE), Stéph fera sa série en dedans en 13’ et des brouettes avec des passages de poutres épiques (limite réglementaire …). Pour ma part, je fais la course à fond. Premier 600m plutôt en-dedans afin de ne pas se griller (les cuisses me rappellent le dénivelé effectué le matin), je passe au premier 1000 en 3’25 et resterai sur ces bases jusqu’à la fin pour finir en 10’20. C’est loin d’être terrible. Je pense pouvoir améliorer de 20’’, mais il aurait fallu un peu de fraîcheur physique et peut-être une meilleure gestion de course. Deuxième épreuve validée.

Dimanche 5h du matin : après une courte nuit de 3h, je me lève afin d’aller prendre un relais d’une heure dans l’équipe VRA1 qui participe à la Vélodatienne (24 heures cyclistes). J’entre en piste à 5h05 et part pour trois tours à bloc (40-41km/h de moyenne à jeun et sans échauffement). Ensuite, je ralentis afin de me faire reprendre par le peloton de tête et ainsi se caler dans les roues. Je profite de l’aspiration mais prend également des relais bien appuyés avec des gars de la JECDE et de l’équipe Triquet qui cherchent à me faire sauter (un VTTiste qui les suit, ça fait mauvais genre...). Je passe le relais à mon équipier à 6h10. Les cuisses sont bien dures (selle un peu trop basse et tout en puissance, c’est pas bon pour la suite).

6h30 : petit déj. Ah oui, il est temps de manger. J’essaye ensuite vainement de fermer les yeux jusqu’à 8h mais pas possible.

8h : stéph débarque à la maison, on décolle pour aller au Vermont…

8h45 : on arrive sur place, la quatrième épreuve du WE se prépare : 14.6km de trail avec 450m D+. Pour une course au sauc’ (NDLR : une course dont le panier garni attribué au vainqueur attire quelques coureurs locaux affûtés) il y a du monde, et notamment Rémy Grosdidier.

Dès l’échauffement, je me demande ce que je fais là. J’ai les cuisses dures comme après 12 heures de trail et il va falloir courir vite, voire très vite.

Le départ ne me fera pas mentir, je suis à la rue. Impossible de courir plus vite que 14km/h (à vue de nez). Je tiens Stéphane à vue jusqu’au 7ème kilomètre, là où il décidera de passer le mur de 250 mètres en courant. J’aurais bien essayé aussi, mais à ce moment là j’essayais plutôt de me convaincre de rester en course donc j’avoue avoir refusé une difficulté en marchant seulement (j’aurai un gage). La descente est bien agréable, il faut allonger la foulée dans des sous-bois moitié hors-piste, moitié chemins de débardage. A partir du 9ème kilomètre, je stabilise mon allure et parviens à courir régulièrement et continuellement, sans pour autant pouvoir accélérer. Je franchis la ligne d’arrivée en 1h13, soit 5’ après Stéphane (qui finit 3ème à 8’ de Rémy) et 7’ devant Maxou qui fait une belle course et qui m’impressionne par sa progression. Quatrième épreuve validée, mais ça devient dur.

11h55 : de retour à saint-Dié, je prends le vélo de Stéphane pour rejoindre mes collègues cyclistes sur la Vélodatienne. A peine le vélo posé, j’apprends que je dois aller « aider » William en essayant de le relayer car il est en train de rouler pour reprendre du temps à nos poursuivants. Nickel, je ne suis même pas étiré, rien mangé, je pars comme ce matin, à BLOC ! J’essaye de lui prendre des relais mais je tiens à peine deux kilomètres… après, je ne peux plus passer, il est un peu trop affûté pour mon état de forme du moment !! Je fais tout de même 25-30’ à 38-39 km/h (avec plus de vent que le matin) avant de passer le relais à mon équipier suivant.

Je terminerai mon WE gargantuesque par 30’ costaud avec Stéph Brogniart cette fois-ci. Revenu du Vermont plus tard que moi et un peu moins entamé car il n’a pas roulé ce matin, le bougre m’en fait baver… Au final, l’équipe Vosges Raid Aventure 1 termine deuxième de cette première Vélodatienne avec un peu moins de 900km au compteur, 3’ devant les troisièmes (c’était chaud jusqu’au bout).

Ainsi s’achève un week end choc bien rempli et intensif. En terme de volume, ça n’était pas si énorme puisque ça doit faire 6h30 de sport cumulé mais à chaque fois c’était violent.

Un mix entre 24 heures chrono et Mission Impossible en somme. Mais finalement, tout s’est bien passé. On s’est fait un bon barbec pour fêter notre course et le lendemain… debout à 4h pour prendre la voiture et être au bureau à 9h à Lyon !!

 
May
04
2009
Trail du Nivolet Revard : la leçon

Dimanche 3 mai, je participais au trail du Nivolet Revard (au dessus du lac du Bourget), manche du Trail Tour National. Gros plateau de coureurs sur cette course avec 600 partants, mais surtout des avions de chasse au départ.

J'ai fait le déplacement avec mon photographe préféré, j'ai nommé Pascal, et retrouve Alexandre Daum sur place. On s'échauffe ensemble. La météo s'annonce belle et même chaude. Départ à 8h, ça part à bloc (genre un 10km). J'essaye de prendre une place correcte sans trop me griller. Alex choisit la solution Offensive (!!) en s'accrochant au groupe de tête. 30 à 40' de grand chemin et de terrain valloné permettent d'étirer le peloton, mais ça court encore super vite au moment d'entamer la première bosse. On entre dans le vif du sujet, la pente s'élève, le chemin se transforme en sentier et la technicité du terrain augmente. J'adore ce genre de profil, je me fais donc plaisir. Premier ravito après 12km et environ 1h20 de course (si mes souvenirs sont bons), je prends un verre d'eau en vol. je suis à l'écoute de mes sensations et sens bien que mes jambes ne répondent pas aussi bien qu'espèré, le départ aura peut-être grillé quelques cartouches. Je ne m'affole pas, la route est longue.

Entre le 12ème et le 17ème kilomètre, ça ne fait quasiment que monter. Difficile de courir, donc on marche. Pascal est au sommet de la bosse pour immortaliser l'instant, et on rattaque sur la crête pour rejoindre la Croix du Nivolet. Je crois Alex (puisqu'on faisait un aller-retour à la Croix), apparemment, je ne suis pas très loin de lui (5' maxi).

Le bout de chemin qui nous aménera à la station de la Féclaz se passe plutôt bien, mais je me trouve déjà bien entamé par les 22 petits kilomètres parcourus jusqu'ici. Un verre d'eau, un coca et ça repart. Le parcours est désormais assez roulant et traverse quelques névés jusqu'au Revard. Là, c'est le tournant de la course pour moi : je remplis ma poche à eau et un contrôleur m'annonce qu'il reste 13km avant l'arrivée... Ni une, ni deux, j'attaque la descente tambour battant... Après 45' de descente, j'arrive sur un ravito, et là, on m'annonce l'arrivée à 12km !!! gros coup au moral, mais c'est entièrement de ma faute, j'avais analysé le parcours et connaissait le profil et les emplacements des ravitos mais j'ai bêtement écouté ce commissaire.

Je repars avec 3 coureurs, et 2km plus loin, par manque de lucidité et bavardage, on rate une bifurcation sur un gros chemin. ça nétait pas très bien balisé à cet endroit là, mais dans notre manque de lucidité, on continue sur... 2km !! Bilan, 4km de trop, au moins 20' perdues et pas loin de 30 places. Retour sur le bon parcours, mais le coeur n'y est plus et surtout je n'ai plus rien dans les jambes. Pour ne rien arranger, il fait super chaud, et ça n'est pas pour m'avantager. Dernier ravito à 5km de l'arrivée, je retrouve un soupçon d'élan pour finir en courant (ou plutôt courotant, pour ne pas dire trottinant). Arrivée en 5h23 à la 68ème place. Alex finit 38ème en 5h.

ça fout un bon coup au moral, un peu comme une chute d'un piédestal sur lequel je m'étais naîvement perché. Finalement, cette course m'a permis de tirer des leçons très positives de cette expérience. Une bonne semaine de récup (4 footings pour 2h30 de sport) m'aura permis de recharger les batteries et de repartir bien motivé pour deux semaines de travail qualitatif avant le Trail de la Vallée des Lacs.

"Tomber pour mieux se relever", telle est la morale de cette histoire.

 

 
Apr
02
2009
Au mois d'avril, les bornes on les enfile et elles défilent !!

Mercredi 1/04 : aujourd'hui ça va un peu mieux et Julien a décidé de venir courir avec moi, donc ça motive pour aller se tirer la bourre, d'autant plus qu'il fait super beau. J'ai donc fait 1h15 dont 30' d'échauffement puis 10*30/30", 10-15' d'endurance pour rejoindre le pied de la butte de Croix Rousse puis 2 montées de Soulary à rythme progressif mais rapide (suffisamment rapide pour être crâmé en haut !!). En voilà une séance qu'elle est bonne. Il était temps de revenir sur des bases saines. Certes, la forme était très loin de celle des grands jours, mais c'était positif. Reste à savoir si samedi on fait un entrainement ou une course ??? la réponse est connue d'avance, mais non avouée par les protagonistes !!

Jeudi 2/04 : repos.

Vendredi 3/04 : 35' de footing rapide avec 5*100m en fin de séance. J'ai effectué le tour du parc de la tête d'or par les sentiers comme l'autre jour, mais sur le tour complet cette fois-ci. C'est vraiment sympa, je pense que je vais me programmer qq séances de seuil sur ces petites traces techniques. Par contre, gaffe aux branches un peu basses. Les sensations aujourd'hui sont super. A priori, ça devrait aller pour demain.

Samedi 4/04 : Trail des Glaisins à Annecy le Vieux (32km/ 1600m D+). Le genre de journée qu'on aimerait avoir plus souvent...

Départ 5h30 de Lyon avec Pascal (Photogone) et Martine Volay. Arrivée à 7h. Sur place, je retrouve des potes traileurs (Julien Lantuejoul, Stéphane Vinot et François Hayetine), tous plus ou moins du même âge que moi (bien que je reste le plus jeune) ; ambiance détendue donc. Le footing de la veille avait été rassurant. Ce matin, j'ai l'impression d'avoir des jambes mais pas de voler. On verra bien, mais de toute façon, je pars dans l'optique de faire une bonne séance d'entraînement (sans pour autant venir en touriste).

Le plateau est assez relevé (avec Pascal Giguet et quelques autres têtes d'affiches). Le départ est d'un rythme convenable (rapide mais soutenable). Julien et Stéph restent au contact des premiers. Je suis légèrement en retrait dérrière François "le bucheron haut savoyard". Au bout de 3km, on est sur du single tracé à la serpette (hors piste en gros), super sympa mais où il faut enquiller. Je lâche quelque peu le paquet de tête pour prendre mon rythme. Petite frayeur dans un devers où je me tord la cheville droite (petit claquement), mais je sais que j'ai 12" pour réagir et ne pas imprimer ce traumatisme dans mon esprit (tout ce qui ne s'exprime pas s'imprime...). Je souffle donc consciemment et me remets dans un état de "juste", quitte à ne pas rester dans la foulée de mon prédécesseur.

Sur les 5 premiers kilomètres, j'avoue avoir eu un peu de mal à me mettre dans la course, mais dès que le terrain devient plus roulant, je retrouve un bonne foulée. J'aperçois mon jeune homologue UTMBiste à 100 mètres. Dès que la pente s'élève, je m'étonne de ma cadence et de ma capacité à courir, mais que du bonheur. Je ne m'affole vraiment pas et garde ce rythme régulier. Du 5 au 10ème kilomètre, ça grimpe, et ça grimpe même bien. C'est le genre de terrain que j'affectionne. Je reprends pas mal de places, double François et, en arrivant sur le haut du Mont Veyrier, me fait repasser ! Eh ouais, il y a de la neige, et Aurél dans la neige, ben, il est pas à l'aise... Petit quart d'heure de galère, mes tendons n'apprécient pas trop, ça plante (remember le raidlight trail trophy) et je suis en constante perte d'équilibre. Je me fais reprendre des places et je dois dire que ça m'énerve un peu. Mais sans trop paniquer, je me remets dans ma course dès que la neige disparaît et que la pente redescend. Belle descente très rapide pour arriver au 2nd ravito. Là, je jardine un peu (petite erreur + un lacet à refaire), trois coureurs me reviennent dessus, mais j'appréhende désormais vraiment la course comme un entraînement. Dans le fond de la vallée, on emprunte un petit morceau de route où je suis agréablement surpris de si bien relancer. Encore un coup de cul avalé en courant, puis replat, ça relance, ça relance. Je prends mon pied et apprécie ce moment.

 

Immortalisation de l'instant grâce à Pascal, avant un passage technique. Alain Guimet (un mec qui animait le challenge Salomon en 2007) me revient dessus, prend ma foulée, sans me doubler. Je le distance même à l'approche du troisième et dernier ravito. Derniers mètres de D+ à avaler avant une magnifique descente en singletrack. Je double Stéph qui, à son habitude, est en pleine hypoglycèmie. Il me suit dans la descente. Heureusement que je lui ouvre la route car il n'est plus trop lucide (d'ailleurs, il se prend deux chutes dans la descente). On aperçoit le lac d'Annecy en contrebas, c'est splendide mais on n'a pas vraiment le temps d'apprécier davantage le paysage. Là, il y a le petit coup de cul que personne n'attendait plus et qui casse les pattes. Je parviens à le passer en courant là encore et termine ma course sur un rythme dont je pense que j'aurais pu tenir encore 20km. Je passe la ligne en 2h58, frais comme un gardon, à la 17ème place.

Je suis vraiment content de cette "course", j'ai pris beaucoup de plaisir, j'ai su appliquer les enseignements que je pratique à travers la respiration consciente. C'est ce qui me permet de finir dans cet état de fraîcheur.

Sur le coup, je suis un peu déçu de n'avoir pas pu me mettre dans le rouge et de mon début de course un peu "diesel". Mais, il faut se rendre à l'évidence : je n'ai pas forcément très bien récupèré du raid du WE dernier, j'ai eu une semaine difficile et je n'étais pas du tout préparé pour cette échéance. Finalement, j'ai fait exactement ce qu'il fallait faire. Le point positif est ma capacité à courir en côte et de relancer. Certes, ça n'est pas très rapide, mais sur une course de 50km, ça devrait me permettre de mieux m'exprimer.

Mon objectif de mi-saison est le Trail de la Vallée des Lacs (fin mai) et dans moins d'un mois il y aura le Nivolet Revard. Mon travail sera donc axé sur la vitesse de base durant ces deux mois.

Dimanche 5/04 : rien du tout...

Lundi 6/04 : footing très très cool avec les collègues. Les jambes sont bonnes. ça devrait me permettre de faire une semaine qualitative correctement.

Mardi 7/04 : Une bonne séance VMA d1h05 : 10*1'/1'. J'ai effectué cette séance à plat (Parc de la Feyssine) en m'appliquant sur ma respiration. J'ai réussi à faire quasiment tout en respirant par le nez. Bilan, les pulses ne montent pas beaucoup et la récup entre les séries est plus rapide.

Mercredi 8/04 : Sortie trail d'1h15 pour 570m D+ avec Xavier dans les Monts d'Or. Pas la grande forme mais un parcours vraiment sympa qui fait oublier que parfois le trail c'est pas que du plaisir !

Jeudi 9/04 : Entrainement au seuil sur un circuit dans Fourvière (montée de la Sarra depuis la Saône, tour du plateau de Fourvière puis descente par la piste de VTT). 2*15' au seuil avec seulement 2' de récup entre les deux séries. Une séance bien costaud mais qui passe généralement bien car cet effort me convient bien. Avec l'échauffement et le retour à la maison, ça fait quand mm une sortie d'1h25 pour 425m D+.

Vendredi : repos avant un WE qui s'annonce "Choc"...

Samedi 11/04 : ça commence par un forfait de Stéph qui devait m'accompagner sur cette séance VMA un peu bourrin... Météo idéale, grand beau, c'est parti pour un 10*2'30 en côte avec seulement 45" de récup entre les séries. Le théâtre de cet entrainement était la montée de la roche Saint Martin, puis roche du Kiosque. Bon, là c'est de la séance dure, d'autant qu'initialement je devais rajouter 3*3' en plus mais j'ai préféré ne pas trop abuser vu ce qui m'attendait ce WE... retour par la roche de la Pierre Percée et le sentier des Amoureux, donc 1h45 pour 620m D+ (dont 500m en 20' !!)

L'aprè-midi, sortie VTT avec Stéph Iung et Serge sur une section du VRA. 2h40 pour quasi 1000m D+. Là encore, une super belle sortie. Avis aux raideurs qui participeront au VRA, cette section va faire mal car les coups de cul sont terribles. Mais rassurez vous, les panoramas sont magnifiques. De beaux passages techniques également et une descente depuis le col de Sainte Marie très rapide avec Stéph. Une bonne journée de sport...

Dimanche 12/04 : le contexte : une soirée largement arrosée chez Monsieur Brogniart la veille, donc pas trop frais ce matin à 9h. Matthieu est venu nous accompagner sur cette sortie trail prévue de longue date. Initialement, je voulais faire un truc plus soft, mais Stéph tenait absolument à commencer par le sentier des Schlitteurs. Donc échauffement de 5' jusqu'au pied du Trou du Loup. Là, on se souhaite ironiquement "bonne chance" pour affronter cette ascencion. Les choses sérieuses commencent vraiment après le passage dans Dijon. Je prends un rythme régulier que je m'applique à ne pas dépasser (ni au dessus, ni en dessous). Au premier tiers, j'entends Stéph qui revient comme une balle sur moi alors que le pourcentage avoisine les 30%, souffle haletant, puis plus rien. Sans me retourner, je poursuis jusqu'en haut. 38' jusqu'à la roche du Sapin Sec, ça doit être mon meilleur temps. Arrivé au dessus, je suis en nage et j'ai les jambes dures mais il reste 1h15 à tirer. Matthieu rentre prématurément, je continue donc ma route avec Stéph. On court sur la crête jusqu'à la roche d'Ormont à un bon rythme (arrêt photo en haut de la roche des Abris). Globalement ça va pas mal, même si c'est évidemment pas la grande forme. Arrivés au Spitzemberg , on décide de rentrer, vu que ça fait déjà 1h20 qu'on est partis. Donc 40' roulant, où je me rends compte qu'il me manque toujours ce 1/2 km/h pour suivre correctement Stéph sur ce type de terrain. Donc, une belle sortie de 2h pour 770m D+ en ce dimanche matin.

Maintenant, il va falloir penser à revenir sur des bases d'entrainement plus normales car j'en ai plein les jambes. Mais c'est difficile de se retenir d'aller courir quand on n'a pas foulé "ses massifs Vosgiens" depuis plus de deux mois.

Lundi 13/04 : repos forcé...

Mardi 14/04 : il fallait s'y attendre... j'accuse le coup d'un WE chargé sportivement et pas très propice à une hygiène de vie décente. Dur dur de se motiver pour aller courir après une journée de boulot au radar. Malgré tout, je suis allé faire un footing de 40' sur les berges du Rhône et je n'ai pu m'empêcher d'aller rendre visite à ce bon vieux Séraphin Soulary !! le beau temps m'a donné le courage pour y aller, et je ne regrette pas. ça m'a délié les jambes.

Mercredi 15/04 : repos (vraiment trop à la rue).

Jeudi 16/04 : la forme revient doucement. c'est pas encore ça mais bon... 1h au parc de la Feyssine pour une séance VMA assez ludique : 3*(4*15/15"+2*30/30"+1/1'). Au niveau pulses, j'ai un peu de mal à monter mais ça passe plutôt bien.

Vendredi 17/04 : une sortie plaisir d'1h dans les Monts d'Or au départ de Collonges (petit tour par le Mont Cintre et le Mont Laroche). Aucun objectif particulier pour cet entrainement, si ce n'est de courir le plus souvent possible sans trop monter au niveau cardiaque. Bilan : ça court tout le temps mais je sens que les jambes ne sont pas vraiment là. C'est décidément une semaine pas facile, mais au moins ça entraîne au passages à vide en course.

Samedi 18/04 : Même terrain d'entrainement que la veille mais pour une séance au seuil cette fois-ci. Le beau temps et un pseudo retour des sensations rendront cette sortie très agréables. 2*20' avec 5' de récup, ça calme quand même, mais je suis à l'aise sur ce type d'effort.

Dimanche 19/04 : Initialement, j'avais prévu une sortie rando trail cool dans les Monts d'Or, mais j'ai finalement opté pour une sortie d'1h35 tout plat le long du Rhône afin de travailler mon point faible : courir longtemps à vitesse régulière. Mise en jambe plutôt longue mais ça court plutôt bien. Encore 4 jours d'entraînement consécutifs avant un peu de repos et d'affûtage en vue du Trail du Nivolet Revard...

Lundi 20/04 : Footing de 55' au parc de la tête d'or. Un peu de PPS au début, 2 tours très tranquilles avec un collègue puis 6*80-100m assez fort. Nickel... Les jambes répondent, ça fait plaisir. Ce travail à très faible intensité (je parle des tours de parc) m'a permis de travailler vraiment la foulée et la respiration, avec un effort particulier sur la cadence des bras. Y a pas à dire, l'instant juste, ça fait pousser des ailes...

Mardi 21/04 : grosse séance... Echauffement rapide au parc avec Julien, puis 10* la fameuse montée de Soulary. J'avais prévu de monter à ma main et régulièrement, mais le fait d'être à deux m'a un peu mis dans le rouge sur les 5 premières montées (toutes entre 1'50 et 1'57), puis 1 en marchant dans la première partie et en relançant ensuite, une deuxième à peu près du même type mais plus rapide, puis 2 montées où je courais tout le long mais en ne montant les marches que 1 par 1. Et enfin, la dernière montée, assez rapide sur le début et carrément terrible sur la deuxième partie puisqu'on l'a faite en poursuite. Je finis la séance un peu moins crâmé que Julien, mais lui les a toutes faites vite. Moi j'ai davantage géré, mais ça calme quand mm. Au final, 1h30 avec 630m D+.

Mercredi 22/04 : 1h40 de trail avec 900m D+. Entrainement effectué en compagnie de Julien (encore lui) dans les Monts d'Or. On a agrémenté la séance de passages au seuil (3*10' grosso modo). Une belle sortie, à un rythme très convenable et notamment les descentes vite. Phénomène de surcompensation (7ème jour d'affilée où je m'entraîne), du coup, une super forme dans les montées et les relances.

Jeudi 23/04 : juste un footing de 35', histoire de ne pas en faire trop. La fatigue commence à se faire sentir.

Vendredi 24/04 : repos et début du WE organisation du trail

Samedi 25/04 : balisage de la grande boucle du trail avec Jean Hubert et Stéph. 5h10 de rando trail pour environ 30km. Très sympa. La sortie a été marquée par mon absence de forme, mais en fin de séance, ça allait bcp mieux. En fait, il me faut 4h de course pour être chaud !!

Dimanche 26/04 : le grand jour pour le Team TraildesRoches.com... Météo nickel, les traileurs venus en nombre, un plateau bien relevé, que du bonheur. Le WE a été crevant mais ça fait plaisir de voir tous ces gens ravis du parcours et de l'organisation.

La présence de Dawa a également été l'occasion de discuter plus longuement avec lui. On a bien échangé sur divers sujets et nous a convaincu de venir faire le Tour du Beaufortain en relais le 18 juillet et le Trail du Tour des Fiz le 2 aout.

Je tiens également à souligner la grosse perf de Rémy Grosdidier, qui remporte le 19km dans un temps énorme. Quel talent ! Dans n'importe quel sport, il cartonne. Va falloir l'embaucher sur les raids...

Lundi 27/04 : repos

Mardi 28/04 : 55' de course au parc de la Tête d'Or avec Julien et Pascal. En cette semaine d'affûtage, j'ai testé une nouvelle séance, sur les conseils de Stéphane. On a donc fait ces deux tours plus ou moins au seuil, en empruntant les sentiers qui longent la clôture du parc (talus, virage, dévers...). Sensations positives.

Mercredi 29/04 : une bonne heure de roller à allure cool, afin de travailler différemment.

Jeudi 30/04 : footing de 30' avec 5 lignes droites un peu rapides. Globalement, la sortie a été faite légérement au-dessus de ce que j'aurais dû faire en terme d'allure. Les sensations sont mitigées, on verra samedi, après le repos de vendredi.

Vendredi 1/05 : repos

Samedi 2/05 : 20' de footing à jeun avec 4 pseudo-accélérations. Au niveau des jambes, c'est un peu mieux que vendredi, mais peut mieux faire, comme on dit. On verra demain...

 

 

 

 
Mar
01
2009
Mars, dieu de la guerre, me revoilà...

J'aborde désormais mon entraînement tel un samouraï dans sa quête de la sagesse, càd que chaque geste à son importance, la méditation et le respect du corps sont les maîtres mots et rien ne peut entraver ma progression. Tout est là pour nous faire avancer ; les obstacles, les difficultés quotidiennes, les blessures, mais aussi les victoires, les progrès, les bonheurs de chaque instant et surtout la joie de courir. En abordant les choses sous cet aspect, je pense que le travail entrepris depuis plusieurs mois devrait permettre une progression régulière et considérable. We'll see...

Entraînement du mois de mars :

Dimanche 1/03 : 1h30 VTT dans les Monts d'Or. Qq soucis techniques (crevaisons...) mais j'ai vraiment apprécié de rouler sur ces sentiers techniques et cassants qui sillonent les Monts d'Or. Au final, je suis parti de Collonges pour monter au Mont Cintre, descente vers Saint Cyr, remontée au col, tour du Mont Laroche et retour vers Collonges. Une seule envie... y retourner !!

Lundi 2/03: j'ai proposé de mettre en place une tradition au bureau : tous les lundis soirs, on se fait un footing d'1h en commun (tête d'or, feyssine...). Pour cette première, on est partis sur un rythme normal puis 2 tours du parc de la tête d'or très cools, et 1/2 tour à 15km/h. Au final, une sortie d'1h20 qui m'a un peu marqué à cause de problèmes gastriques.

Mardi 3/03 : fatigue et pas trop envie, donc repos.

Mercredi 4/03 : remonté comme une pendule ! 1h20 pour 350m de D+ en ville (traversée de la butte de Croix Rousse puis 2 x le tour qui emprunte la montée de la Sarra, le tour du parc de Fourvière et la descente par la piste de VTT). Les sensations ont mis du temps à venir et il a fallu travailler sur soi avant de trouver l'énergie (celle qui ne tape pas dans les réserves) mais une deuxième moitié d'entrainement intéressante.

Jeudi 5/03 : un peu la même séance que la veille mais qq escaliers en +, donc 1h20 pour 425m D+. Je sens que le potentiel est là, mais aujourd'hui je n'étais vraiment pas au mieux... Soucis gastriques (faut décidément que j'arrête les salades de choux !!) et surtout, pas vraiment le bon état d'esprit. ça ira mieux pour la prochaine...

Vendredi 6/03 : sortie d'1h en roller sur les Quais du Rhône (aller-retour Tête d'Or-Gerland). Technique 1/10, Efficacité de la poussée 7/10, Vitesse 8/10... ce retour sur les rollers sera bénéfique pour dimanche...

Samedi 7/03 : entraînement rando-trail dans les Monts d'Or de 2h30 pour 1000m D+. En vue du Trail des Cabornis dans une semaine, je me suis dit que venir reconnaître une partie du parcours ne serait pas une mauvaise chose. Grand bien m'en a pris puisqu'il faudra se ménager sur les premiers kilomètres étant donné les "murs" qui nous attendent (et coup sur coup en plus...). J'avais recopié le parcours sur carte au 1/25000ème mais j'avoue avoir pas mal jardiné pour trouver les "courtes" que les organisateurs ont utilisé (même les organisateurs se perdent parfois sur le parcours, c'est dire...). Au final, une sortie vraiment sympa (début du parcours/ mont thou/ final) en alternant marche et course, mais une sortie qui a bien cassé quand mm... Je pense que ce trail va être terriblement exigeant sur les relances, les enchaînements montée/descente et surtout la technicité du terrain. Bref, un régal !

Dimanche 8/03 : entraînement raid dans les Monts du Lyonnais par le Club des Sports de Montagne de Rillieux. Je pense que c'était une très bonne idée de participer à cet entraînement car ça m'a permis de rencontrer des raideurs lyonnais bien sympa (et qui envoient du lourd, les bougres !) et de m'entraîner à la CO en vue du raid des Dentelles fin mars avec Serge. Le parcours, très varié au niveau des types d'orientation proposés, a été tracé par Fred Cosson et Eric, deux très bons orienteurs (et sacrés bricoleurs également...). On est donc partis à 10h30 par un trail d'env 3,5km afin d'étirer un peu le peloton d'une quinzaine de raideurs. Au premier changement, on prenait les rollers pour 3,5km de roller en côte (là, c'est bon t'es chaud au niveau des cuisses !!). Sur cette section, je me fais dépasser par Xavier Rolland (ex-avironneur de haut niveau, reconverti au raid et chauffeur du jour...). Changement suivant, on part pour une CO Mémo de 4 cartes, qui durera environ 45'. Je fais route avec Xavier (on a un niveau semblable aussi bien physiquement que techniquement avec les cartes). Ensuite, on enchaîne sur une CO au score d'une heure où l'on prend une dizaine de balises sur les quinze proposées. Retour au bercail pour un ravito rapide, puis départ sur une section VTT'O. Au bout de 30 minutes et quelques balises, je perce mon pneu arrière, répare et reperce... plus rien pour réparer donc retour anticipé à la voiture.

Je dois avouer que cette crevaison est arrivée à point car je pensais shunter les prochaines sections. La semaine a été bien chargée et je ne voulais pas tirer davantage sur la machine. J'aurai donc réalisé un entraînement bien physique de 3h15, amplement suffisant en cette fin de semaine.

Maintenant, place à une semaine d'affûtage avant les Cabornis, qui commencera par un jour de repos après 6 jours consécutifs...

Lundi 9/03 : repos

Mardi 10/03 : footing cool 340' au parc de la Tête d'Or avec un collègue. Il n'en fallait pas plus. La fatigue commence à s'estomper et le but est d'arriver reposé et avoir "faim de kilomètres" dimanche matin.

Mercredi 11/03 : 35' endurance + 5 lignes droites (retour en faisant de la PPS). Séance réalisée à la tête d'or également (18'30 au tour)

Jeudi 12/03 : 35' endurance + 5 lignes. Idem que la veille mais 17'15 au tour. Les jambes répondent bien, le palpitant ne s'excite pas. ça devrait être tout bon pour les Cabornis.

Vendredi 13/03 : repos.

Samedi 14/03 : footing de 30' + 5 lignes au parc de la Tête d'Or, pour ne pas changer de ma semaine... les sensations ne sont pas top. j'ai mon ampoule qui me fait mal en devers et j'ai les jambes lourdes sur les accélérations. Ce soir, soirée "partage d'expérience" avec Antoine Guillon. Un gars super, une mentalité simple et juste de l'effort au long cours et une gentillesse naturelle.

Dimanche 15/03 : Ce dimanche se déroulait l'événement incontournable de la planète Trail en région Rhône Alpes : le Trail des Cabornis. Un parcours de 35km... Jusque là ça ne paye pas de mine, mais à y regarder de plus près, c'est du costaud. En effet, les 35km sont agrémentés de 2200m de dénivelé positif et le tout réparti sur une quinzaine de bosses. Du casse-pattes donc...

Départ à 9h de Couzon au Mont d'Or. Les concurrents du 23 et du 35km partent ensemble donc le peloton est conséquent. D'autant plus, que le speaker a annoncé qu'il fallait se mettre devant pour les coureurs qui jouaient le classement. Les 2 premiers kilomètres se font sur du bitume (profil plutôt ascendant). ça part très vite. Je me place dans les 15-20, dans la foulée d'Antoine Guillon, mais le bougre est sacrément costaud pour un coureur d'ultra... Au bout de 2 km je suis à un bon 180 puls et on attaque le premier raidard. Là, tout le monde marche, même en tête, car la pente est très raide. Je suis plutôt bien placé, mais le train est quand mm très rapide pour moi. Aussitôt après ce coup de cul, on redescend presque aussi raide et ça va alterner comme ça pendant 3km. Le peloton s'étire bien, mais dérrière ça doit bouchonner sévère car on ne peut passer qu'à une seule personne. Le terrain est hyper technique, souvent en devers, dans des cailloux aiguisés et peu stables, du vrai trail quoi. Je gère assez bien ma course sur cette première heure en me stabilisant autour de la 9-10ème place. Un peu avant la bifurcation du 23 ou 35 je sens que j'ai les jambes et je commence à reprendre des coureurs qui se sont cramés sur le départ. Au bout d'1h30 je suis 8ème, ça relance bien.

copyright @ Photogone

Mais en mangeant ma deuxième barre, je me rends compte que ça ne descend pas bien au niveau de la digestion. De fait, je n'assimile pas du tout les aliments (cause toujours inconnue à ce jour) et au bout d'1h45, ça relance déjà beaucoup moins efficacement ! ça y est, je viens de faire ma première vraie hypoglycèmie en course. Là, je vous passe le détail, mais il se passe une heure assez laborieuse avec un manque de lucidité certain. J'ai beau travailler sur la respiration, l'énergie mettra du temps à revenir. Les alternances de talus n'arrangent pas trop mon cas. A partir de là, j'oublie le classement et me mets dans une situation où la recherche de plaisir doit être mon principal moteur pour finir cette course.

Finalement, après le ravito du 23ème kilomètre, les jambes recommencent à répondre doucement à mes sollicitations. Je rejoins Alexandre, un savoyard de 25 ans qui a le même profil que moi en terme de courses effectuées, et on se relaye tout en discutant jusqu'à 3km de l'arrivée.

Là, j'avoue, j'ai un peu craqué mentalement. Je savais que l'arrivée était en face de nous, mais les organisateurs nous ont fait prendre à droite puis remonter pour finalement reprendre un pont à 1,5km de l'arrivée. Alexandre a continué à courir, moi j'ai marché un peu, et l'écart s'est creusé. Les deux derniers kilomètres seront courus mais assez douloureusement (jambes) et un coup de chaud me déclenchera un saignement de nez. Je passe finalement la ligne en 3h55 en 18ème position.

C'est pas trop mal pour une reprise, surtout en ayant un tel passage à vide. Honnêtement, je ne crois pas me tromper en disant que j'ai perdu une dizaine de places. Mais c'est la course, et j'en tire les leçons. J'aiencore appris des choses importantes sur ma gestion de course et sur mes sensations pendant la course. La principale leçon est qu'il ne faut jamais se satisfaire d'une situation non achevée.

RDV le 5 avril pour le trail des Glaisins à Annecy le Vieux

Merci à Yann pour la photo

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Je passe sur une semaine de récup des plus banales agrémentée de deux footings et une sortie type fartleck dans les escaliers de Croix Rousse. En début de semaine, j'ai un peu accusé le coup suite aux Cabornis (fatigue, courbatures...). J'ai donc préféré lever légèrement le pied afin de récupérer correctement.

Ce WE, j'ai mes suis fait une sortie VTT autour du parc de Miribel Jonage, pas très marrant car tout plat, mais pas facile avec le vent de face quasi tout le temps.

Dimanche 22/03 : sortie trail dans les Monts d'Or avec Julien Lantuejoul. Du vrai trail ! 1h50 pour quasi 1100m D+. C'était vraiment sympa d'arpenter les sentiers avec qq un qui connaît par coeur les moindres coins. On a croisé qq cabornes, des tunnels, fait pas mal de hors piste, des raidards bien costaud, du technique... En plus c'est motivant de courir avec quelqu'un qui a un bon niveau, ça donne du rythme à la sortie (1100m/h en ascencion). Une seule chose à dire, vivement la prochaine !!

Cette semaine je vais essayer de replacer deux séances de qualité, chose que je n'ai pas fait depuis janvier... Il est temps de repasser à un entrainement planifié afin de gagner en vitesse de base et en endurance. Le week-end prochain ce sera le raid des Dentelles (près du Mont Ventoux) avec Sergio.

Lundi 23/03 : 1h de footing cool avec un collègue (2 tour de la tête d'or) + 5*100m. Les sensations sont bonnes.

Mardi 24/04 : retour de la VMA dans mon entraînement. 1h10 avec 20*15/15" en côte (escaliers et piste de la Sarra). 320m+. A mon grand étonnement, cette séance est passée comme une lettre à la poste.

Mercredi 25/05 : footing de 30' + 6' de corde à sauter sous la pluie. Sensations de course nickel mais alors la corde à sauter c'est ma bête noire. Va falloir en manger mais je manque cruellement de technique. Content de rentrer...

Jeudi 26/05 : Un entraînement VMA un peu plus conséquent (enfin pour moi) : 1h10 dont 5*2' avec 1' de récup entre chaque. Le temps de récupération m'a paru un peu long, donc j'ai essayé de bien m'arracher sur les séries en gardant une foulée efficace. Le retour au calme s'est fait à 14-15km/h sur les berges du Rhône !! Là encore, je suis surpris de la facilité avec laquelle j'ai encaissé les intensités. Pourvu que ça dure !!...

Vendredi 27/05 : repos... Faut quand même pas abuser ! Ce WE j'ai un raid de 130 bornes à faire autour du Mont Ventoux.

CR du Raid des Dentelles avec Serge Vidal

Samedi 28/05 : Arrivés la veille dans notre gîte au dessus de Sault, on est installés nickel. C'est quand mm mieux que le camping ! Petit tour au retrait des dossards afin de faire de la promo pour le VRA puis préparation du matériel pour la journée. Le temps est plus que maussade et ça s'annonce comme ça pour tout le WE (je n'avais pas cette image là du Vaucluse !!). Départ fictif à 13h30 de Sault et convoi du peloton par la route. Soit dit en passant, le plateau d'équipes présentes est impressionnant aussi bien en qualité qu'en quantité (les meilleures équipes françaises sauf Quechua, Ertips et Wilsa et 96 équipes inscrites). Ces quelques kilomètres en peloton sont déjà bien rapides, et je pense que le conducteur de la voiture ouvreuse devait pourtant envoyer du lourd au volant ; le rythme s'annonce donc très rapide. 13h45 : départ réel du raid par la première section VTT'O (suivi d'itinéraire avec 3 optionnelles). ça part à bloc. Instinctivement, je suis le rythme des premiers, mais me calme rapidement afin de garder un rythme raisonnable. Serge a l'air en forme. Il m'a dit qu'il se ferait violence sur le début pour ne pas trop être ralenti dès l'entame des singletracks. Justement, dès les premieres sentes techniques, j'ai qq problèmes avec la mécanique (une roue arrière qui se met de travers sur une descente de vélo et surtout un porte carte qui ne tient pas et qui ne fait que passer de l'autre côté du guidon). Bref, une fois ces petits réglages effectués, on embraye. Serge prend son rythme, mais je ne peux pas trop l'aider sur ce type de chemins. La première section s'achève après une bonne heure et demi d'effort pour une transition sur un Run & Bike de 8km. Bon là, je ne vous fait pas de photo, c'est Bibi qui s'y colle !! Mais c'était prévu et c'est mon rôle (Serge est à l'orientation, chose que je ne maîtrise pas assez pour la prendre en charge seul). Cette section sera physique. Sur les 8km, on a dû pousser le VTT sur 4km je pense... Donc plutôt du walk & push ! A l'issue de cette section, on a repris pas mal d'équipes. On enchaîne sur une très courte transition VTT de 2,5km à profil descendant puis un portage débouchant sur le prochain CP (on aurait pas dû changer de chaussures car perte de temps). De là, on part sur un Trail'O avec 3 optionnelles. Une section d'environ une heure dans un cadre magnifique, les gorges de la Nesque. Dommage qu'il fasse si moche... Serge a ses premières crampes et j'ai oublié l'élastique, on baisse donc un peu le rythme. Sur la remontée vers le CP, on perd un peu de temps mais rien de grave. Après une heure de trail, on reprend les VTT, mais surprise, deux crevaisons à réparer (pas trop perdu de temps cela dit). On repart sur la dernière section VTT du jour (env 20km). Là, mon coéquipier sera pris de crampes terribles qui l'obligeront à me lâcher l'élastique dans les fesses alors qu'il était en tension maximale !! Bref (bis !). On rentre sur Sault par une portion bitumée où l'élastique a son utilité, notamment dans les montées. Numérobis c'est les jambes et Sergio c'est la tête. Petite perte de temps pour trouver le stand de tir (manque de précision sur la carte qui fera perdre pas mal de temps à de nombreuses équipes).

Le tir a une grande importance car il détermine la pénalité de retard pour le départ du relais trail/CO nocturne. L'exercice consiste à tirer debout à 10 mètres sur une petite cible. Serge est assez bon sur ce type d'activité, mais là, je pense que son léger manque de lucidité lui fait perde qq points.

A la sortie du stand de tir, il reste 1,5km de VTT pour rejoindre l'arrivée de l'étape 1. Je donne l'élastique à Serge, mais là c'est le drame. Je ne sais pas si j'ai appuyé trop fort sur les pédales ou si la crampe était si terrible, mais Serge n'a pas pu retenir l'élastique dont le mousqueton est venu endommager mon frein arrière (ça va qu'il ne restait qu'1 km). On finit l'étape 1 vers 18h45, soit une étape de 5 bonnes heures. Ce soir, je m'élancerai avec 2 minutes de retard surle trail de 8km pour, ensuite, donner le relais à Serge, qui partira sur une CO de 20 balises.

L'équipe Vosges Raid Aventure 2 a presque perdu un équipier sur cette étape. En effet, Julien qui effectue son premier raid avec Stéph Iung souffre du dos, et d'un peu partout. L'éventualité d'échanger les équipier pour le lendemain est proposée (moi avec Stéph I. et Serge avec Julien) mais ne me ravit guère. Je me suis engagé avec Serge, je finis avec, quitte à ralentir le rythme.

Retour rapide au gîte pour se changer et se ravitailler (ça c'est l'erreur à ne pas faire...).

20h30 : briefing au stade de foot pour cette étape nocturne. Il pleut à "Sault" (!!). Les vagues de traileurs sont formées en fonction des résultats du tir à la carabine. Une première vague d'une quinzaine de coureurs s'élance, puis une bonne trentaine 1' après. J'ai un peu la pression et j'ai envie de me sortir les doigts afin de passer le relais à Serge à une bonne place. Dès la libération de la meute, je pars à bloc (sans échauffement évidemment, sinon c'est pas marrant). Les 2 premiers kilomètres passent comme une lettre à la poste mais on n'y voit pas grand chose. Je rattrape les premiers coureurs, c'est motivant. Je reviens sur Christophe Aubonnet, puis Christophe Vincent, Xavier Rolland (qui s'exclame d'un "Roo putain...") puis Stéph Iung. Je reste bien concentré sur ma respiration, mais je sens que les pâtes n'ont pas été digérées (quelques relans...). Après une boucle de 4km, on repasse sur le stade afin que notre coéquipier se prépare en fonction de notre classement intermédiaire. C'est vraiment l'averse et les conditions d'adhérence sont vraiment difficiles : la terre colle terriblement et alourdit les chaussures, et il est difficile de poser correctement les pieds sur ces chemins herbeux). Cette deuxième boucle est plus laborieuse que la première. Au pied d'une bosse, je reviens sur une fille qui a un rythme impressionant, je la double, mais dans la montée je fléchis un peu (sans marcher toutefois), elle me redouble, je ne la reverrai plus... ça c'est pour l'ego !! je relance sur les derniers kilomètres en essayant de ne rien lâcher. Je passe le relais à Serge en 8ème position, après 37'20 d'effort.

Serge ramènera 14 balises sur 20, la faute à une Silva qui s'est coupée en pleine course, après seulement 1h de fonctionnement. Dommage, car il était bien parti et apparemment, les jambes étaient là Du coup, on perd 1h30 car 15' de pénalité par balise manquante. On rentre rapidement au gîte après une soupe. Il faut réparer le VTT, se doucher, préparer les affaires, manger et... dormir. Evidemment, on se prend une heure de sommeil en moins, ça aussi, c'est fait !!

Réveil à 5h40, soit 3h30 de sommeil... Pour ma part, je suis en forme. Je n'ai aucune douleur particulière, même si, évidemment, je sens que j'ai fait quelque chose la veille !!

On part un peu à l'arrache pour cette troisième et dernière étape. Les premières équipes sont parties à 6h45, en départ échelonné selon les temps du classement général. Nous on part à 7h20 (à partir de 7h15, ça partait tous les 20", on était à bien + que 30' des meilleurs !!). Petite CO urbaine rapide dans Sault, puis section VTT'O. Stéph Iung a laissé son équipier rentrer à la maison car il n'est vraiment pas en état de partir sur une telle étape, du coup il continue avec Serge et moi pour le plaisir. Le début de section VTT se passe bien. Là encore, l'élastique est de sortie, mais très vite, ça va se durcir car la boue est hyper collante et nous ralentit considérablement dans notre avancée (obligé de s'arrêter pour débourrer les passages de roues et les freins). On arrive sur le CP2 où l'on pose les vélos pour une CO mémo de 10 balises. Stéph ne fera pas cette section car mal à la hanche. Je pars donc avec Serge. Deux erreurs de ma part, on a posé les sacs sans prendre de ravitaillement (ce qui fait qu'on a rien mangé pendant 2h) et j'ai oublié l'élastique (heureusement, il n'aurait pas trop servi). On fait une belle CO, sans perdre de temps sur les poste à poste à l'azimut. On revient au PC puis enfourchons les VTT pour une section de 17km à profil ascendant, puisque nous montons vers le Mont Ventoux. ça commence par un beau portage, puis singletrack difficile. Une fois sur le chemin roulant, je tire Serge mais ses crampes reviennent, ce qui nous contraint à baisser considérablement le rythme. Pas grave, il reste du chemin jusqu'à l'arrivée. Au CP3, à 1400m, on part sur une CO photo aérienne en conditions "hivernales" sur le Mont Ventoux. A propos du terme "hivernal", on ne nous avait pas menti !! A partir de ce point, on ne sera que dans la neige (avec 15cm de fraîche, sinon c'est pas marrant). ça attaque par une combe assez pentue à remonter pour aller à la balise 1. Serge nous refait le coup de la crampe, bien malgré lui (Stéph lui fait d'ailleurs remarquer que ses semelles sont usées). Sur cette section, on a essayé de s'économiser, càd que je suis allé chercher toutes les balises et Serge montait à son rythme par la route. Petite précision, il neige, c'est jour blanc, on ne voit pas à 10mètres, merci le panorama !! Je fais une partie de l'ascencion avec Stéph Iung, qui rentre après la balise 2 puis avec Fred Cosson qui a, lui aussi, un équipier en méforme (ben alors Xavier...). On prend les 5 balises obligatoires mais décidons de shunter les 3 options afin de privilégier le parcours long sur la prochaine partie de VTT. Grand bien nous en a pris...

Retour par la route jusqu'au CP2 où l'on découvre de petits sandwichs salvateurs et inattendus. Début de cette ultime section de 18km pour 250m D+ et autant de D-, dans la neige. Je fais un petit OTB (note artistique 2/10, note technique 9.9/10). De beaux singletracks en descentes puis un portage qui nous fait remonter de 200m de positif. La suite de cet itinéraire est assez roulant mais offre une belle descente à 5km de l'arrivée. On finit d'ailleurs ces 5km encordés afin d'aider Serge à remonter vers Sault. Pointage de la dernière balise à 15h50, soit une journée à 7h30 d'effort.

Un bon ravito, puis saucisse/ frites et retour au gîte pour le rangement. Bilan : plus de 15h de raid (+ les pénalités de 2h30) et 25èmes sur 57 arrivants. Ce raid, c'était du costaud, mais ça m'a vraiment donné envie d'en refaire. En trail, j'ai le physique et en VTT, j'ai du foncier et de l'expérience, donc expérience à renouveller très bientot. (Objectif Raid du Mercantour éventuellement). Merci Sergio, on remet ça quand tu veux. On s'est bien fait plaisir, et je te rassure, les deux jours après j'étais à l'ouest...

Lundi : footing de 35' au parc de la tête d'or, mais cette fois en empruntant les sentiers qui sont le long des barrières. C'est carrément plus sympa que le tour classique. Les sensations ne sont vraiment pas terribles mais j'avais besoin de me vider la tête. Malgré cette absence de sensations, ça avance quand mm. ça prouve donc que les progrès sont là.

Mardi 31/03 : j'avais prévu 1h d'endurance, mais je ne suis pas dans mon assiette (sommeil et digestion), donc je décide de ne pas aller courir aujourd'hui. Il faut savoir s'écouter et ne pas tirer sur le corps simplement parce qu'il est écrit sur un papier qu'aujourd'hui, il y a tel chose à faire. Quand le corps a besoin de se reposer, il nous envoie des signaux. A nous d'y être attentif. Et puis, je garde à l'esprit que samedi c'est le trail des Glaisins avec ses 30km et 1600m de D+...

 

 

 
Feb
18
2009
Péripéties de février...

Les news du mois de Février me concernant...

Ce mois de février avait commencé par une séance assez balèze (une sortie de 43bornes une semaine après le raidlight trail trophy…) et mes tendons d’achille n’avaient que moyennement apprécié ce peu de compassion et d’écoute de mon corps. Ils me l’ont donc rappelé à juste titre en me rappelant que ces tendons sont précisément mon « talon d’Achille », en fait ils sont mon signal d’alarme lorsque j’en fais trop ou que je le fais de façon déraisonnée.

La première semaine de février a été marquée par 5 jours de repos car nouvelle vie = plein de paperasse, d’adaptation nécessaire, de découverte de la ville, et d'adaptation de l'emploi du temps boulot/ entraînement.

Lundi à vendredi : repos.

Samedi 7/02 : PPG (pompes, abdos, gainage, étirements) + rando dans Lyon. J’ai pratiqué la méthode Cyrano en alternant marche et course tout en découvrant les escaliers de la Croix Rousse et de Fourvière, le parc de la Tête d’or, les berges du Rhône, la presqu’île…

Dimanche 8/02 : footing d’1h10 avec un tour du parc et qq escaliers dans croix Rousse (vers Saint Paul). Ça fait plaisir de recourir, même si courir en ville n’est pas mon terrain favori, il faudra s’y faire.

Lundi 9/02 : repos (pas le temps)

Mardi 10/02 : footing 1h10 à jeun. Bon, normalement je ne dépasse que très rarement l’heure quand je cours à jeun. A la base j’avais prévu 50’ mais je me suis un peu perdu en revenant du parc de la tête d’Or, donc autant dire que je suis rentré avec la faim au ventre !

Mercredi 11/02 : séance « fartleck » avec une vingtaine de montées d’escaliers dans le quartier de la Croix Rousse. Mes tendons n’ont pas forcément adoré…

Jeudi 12/02 : footing 1h05 en « Endurance + » avec un tour du parc au seuil. Mon premier temps de référence est de 14’53. C’est pas trop mal mais je pense que je peux encore gagner pas mal de temps car je l’ai fait à 95% et ça n’était que la troisième fois que je le faisais. Cela dit, ça n’est pas vraiment le type d’effort que j’affectionne le plus. Le dénivelé me manque…

Vendredi 13/02 : repos car voyage retour dans les Vosges

Samedi 14/02 : repos

Dimanche 15/02 : comment dire ??... à la base je devais participer à la Trace Vosgienne en ski de fond, mais je crois que ça n’était vraiment pas mon jour… Mes tendons étant devenus presque douloureux ces derniers jours, j’ai préféré strapper… mais j’ai strappé en mode gigot d’agneau, càd que mon strapping était mal fait car trop serré et douloureux. Deuxième point, je n’avais plus touché les skis de fond depuis 2 semaines et demi (donc une technique déplorable). Troisième point, une température de -15° au départ, donc autant dire que la glisse s’est résumé à de la peau de phoque à l’envers et ça n’a pas du tout arrangé ma technique ! et enfin, le bordel du départ… Pourtant on avait plutôt bien géré les premiers 400m avec Serge mais une fois dans le « paquet » c’était une véritable galère. Je buttais sans cesse sur mes appuis, on skiait sur les bâtons des autres, on skiait sur les miens… et impossible d’écarter un peu les skis pour glisser. Et pour couronner le tout, une méforme que je n’avais pas connu depuis au moins un an ; pas de jambes, envie de vomir, et surtout pas l’envie et pas de plaisir. Donc au bout de 40’, j’ai mis le clignotant et je suis revenu vers le départ. Là j’ai viré mes straps (allez 20€ à la poubelle) et je suis allé à la rencontre de Serge sur les hauts de la Bresse. Et là je me suis fait plaisir en skiant seul sur des pistes vierges mais damées nickel, par un soleil radieux (mais froid) et dans un paysage sublime.

Comme quoi, il faut vraiment s’écouter, et quand, au lever, on a pas envie d’y aller, c’est qu’il y a une raison. C’est pas grave, ça forge le caractère et je reviendrai l’an prochain pour ma revanche en étant mieux préparé.

Lundi 16/02 : repos

Mardi 17/02 : 45’ de PPG (pompes, abdos, gainage, portefeuille, nageur, abdos croisés, dorsaux)

Mercredi 18/02 : 1500m de natation (ça doit faire 9 mois que je n’avais pas nagé) mais sensations agréables. J’ai alterné crawl et brasse afin de ne pas me démonter les épaules.

Jeudi 19/02 : 1h de marche active dans Lyon

Vendredi 20/02 : déménagement… vous allez me dire que c’était du repos alors… je vous répondrai que quand on fait plus de 200m de D+ avec 10 ou 20 kilos à porter, c’est du bon renforcement musculaire ! Eh oui, j’ai choisi un appart au 6ème étage sans ascenceur !

Samedi 21/02 : repos

Dimanche 22/02 : 1h de footing au parc de la feyssine. Essai de mes nouvelles chaussures de trail : les nouvelles Brooks Cascadia. Elles sont vraiment bien. Très bonne stabilité, bon amorti, assez dynamiques, super accroche. Je pense que j’ai trouvé la chaussure idéale pour mes courses de moins 50-60kms.

Lundi 23/02 : allez c’est reparti pour l’entraînement course à pied. Footing de 30’ cool (+ pompes/ abdos/ gainage, mais ça c’est presque la routine)…

Mardi 24/02 : 1h10 endurance I2 dans Fourvière. A chaque sortie, je découvre de nouveaux coins de Lyon. Cette fois-ci j'ai couru sur la colline de Fourvière, et sur la piste de VTT de La Sarra. Les sensations reviennent doucement. Je m'applique sur la respiration, avec notamment un soin tout particulier apporté au ressenti des sensations dans l'effort. C'est la période idéale pour ce type d'expérience.

Mercredi 25/02 : 2km de natation en 45'. J'alterne 5 longueurs brasse et 5 longueurs crawl afin de ne pas trop tirer sur les épaules. En effet, je n'ai pas une très bonne technique mais apparemment ça avance bien et ça travaille le physique, donc c'est le principal.

Jeudi 26/02 : 1h05 en endurance sur la colline de Croix Rousse. Début de séance assez cool et 20 dernières minutes plus appuyées.

Vendredi 27/02 : repos

Samedi 28/02 : ce samedi, je m'étais programmé la Course du Suzon, dans le village des Côtes d'Arey (38). Cette course nature de 16km pour 430m de D+ était idéale pour reprendre un certain rythme, mais je voulais gèrer mon effort, histoire de voir ce que disaient mes tendons.

Arrivé sur la ligne de départ, j'ai tout de suite compris que ma petite stratégie n'allait pas tenir longtemps ! 50m après le départ, il y avait une belle côte et je ne voulais pas être ralenti dans le peloton. Donc je suis parti dans le paquet de tête, et quand, au dessus de la bosse j'étais 6 ou 7ème, je me suis décidé à continuer sur ce rythme ! La course était très roulante au niveau du terrain mais assez cassante pour les relances (exactement le type de parcours qui ne m'avantage pas ...). Arrivé au 5ème kil j'avais l'impression d'être scotché, mais apparemment ça n'avançait pas si mal que ça. Quelques petits passages techniques m'ont permis de me remettre dans le bon rythme et de recoller un groupe de 3 coureurs aux alentours du 10ème kil. Le final s'est fait à bloc. Un peu à l'image de la course dans son ensemble !! Je finis en 1h11 pour 16km (10ème scratch et 5 en senior) à 9' de la gagne et 7' d'Alexandre Majewski qui fait 2 (déjà 2ème au RTT), bien sympa d'ailleurs.

Copyright @ Photogone.

Petite anecdote, ça faisait depuis le mois de juillet que je n'avais pas remis mon cardio. Ce matin, je m'étais dit qu'il serait intéressant de voir mes pulses en course (étant donné que je suis très loin de mon pic de forme). Et ben, je n'ai pas été déçu du voyage !!! 178 bpm/min de moyenne sur 1h11... j'ai mm réussi à faire bipper le cardio à 500m de la ligne d'arrivée. Au début je croyais que je passais sous une ligne haute tension !! mais en fait, j'étais bien à 196 pulses !! ça faisait un bail que je n'étais pas monté aussi haut.

La marge de progression est donc grande, mais je suis satisfait de cette course où j'ai pris du plaisir à me battre pour garder ma place. J'ai essayé de respirer au maximum par le nez et de travailler sur l'efficacité de ma foulée tout au long de la course mais je n'ai tenu que 20' vraiment efficacement, après c'était trop intensif pour ne respirer que par le nez; mais je reprenais les bonnes habitudes dès qu'un petit moment de récup' le permettait.

Au niveau des points positifs également à noter, mes tendons d'achille qui se sont bien comportés. Pas de douleur particulière. on verra demain matin, mais à priori, c'est en bonne voie. Hang on...

Dimanche 1/03 : 1h30 de VTT dans les Monts d'Or. départ de Collonges au Mont d'Or. ça faisait bien plaisir de remonter sur le VTT, qui prenait la poussière depuis le mois d'août. J'ai silloné les chemins autour du Mont Cintre et Mont Laroche. Etant donné que je n'avais pas de carte, je ne me suis pas aventuré trop loin, mais j'ai bcp apprécié le terrain : ça grimpe, c'est cassant, technique... impecc ! La journée s'est poursuivie par un repas bien sympathique avec Stéphane et Sylvia, de passage à Lyon sur leur route des vacances.

 
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