Ce mois de février avait commencé par une séance assez balèze (une sortie de 43bornes une semaine après le raidlight trail trophy…) et mes tendons d’achille n’avaient que moyennement apprécié ce peu de compassion et d’écoute de mon corps. Ils me l’ont donc rappelé à juste titre en me rappelant que ces tendons sont précisément mon « talon d’Achille », en fait ils sont mon signal d’alarme lorsque j’en fais trop ou que je le fais de façon déraisonnée.
La première semaine de février a été marquée par 5 jours de repos car nouvelle vie = plein de paperasse, d’adaptation nécessaire, de découverte de la ville, et d'adaptation de l'emploi du temps boulot/ entraînement.
Lundi à vendredi : repos.
Samedi 7/02 : PPG (pompes, abdos, gainage, étirements) + rando dans Lyon. J’ai pratiqué la méthode Cyrano en alternant marche et course tout en découvrant les escaliers de la Croix Rousse et de Fourvière, le parc de la Tête d’or, les berges du Rhône, la presqu’île…
Dimanche 8/02 : footing d’1h10 avec un tour du parc et qq escaliers dans croix Rousse (vers Saint Paul). Ça fait plaisir de recourir, même si courir en ville n’est pas mon terrain favori, il faudra s’y faire.
Lundi 9/02 : repos (pas le temps)
Mardi 10/02 : footing 1h10 à jeun. Bon, normalement je ne dépasse que très rarement l’heure quand je cours à jeun. A la base j’avais prévu 50’ mais je me suis un peu perdu en revenant du parc de la tête d’Or, donc autant dire que je suis rentré avec la faim au ventre !
Mercredi 11/02 : séance « fartleck » avec une vingtaine de montées d’escaliers dans le quartier de la Croix Rousse. Mes tendons n’ont pas forcément adoré…
Jeudi 12/02 : footing 1h05 en « Endurance + » avec un tour du parc au seuil. Mon premier temps de référence est de 14’53. C’est pas trop mal mais je pense que je peux encore gagner pas mal de temps car je l’ai fait à 95% et ça n’était que la troisième fois que je le faisais. Cela dit, ça n’est pas vraiment le type d’effort que j’affectionne le plus. Le dénivelé me manque…
Vendredi 13/02 : repos car voyage retour dans les Vosges
Samedi 14/02 : repos
Dimanche 15/02 : comment dire ??... à la base je devais participer à la Trace Vosgienne en ski de fond, mais je crois que ça n’était vraiment pas mon jour… Mes tendons étant devenus presque douloureux ces derniers jours, j’ai préféré strapper… mais j’ai strappé en mode gigot d’agneau, càd que mon strapping était mal fait car trop serré et douloureux. Deuxième point, je n’avais plus touché les skis de fond depuis 2 semaines et demi (donc une technique déplorable). Troisième point, une température de -15° au départ, donc autant dire que la glisse s’est résumé à de la peau de phoque à l’envers et ça n’a pas du tout arrangé ma technique ! et enfin, le bordel du départ… Pourtant on avait plutôt bien géré les premiers 400m avec Serge mais une fois dans le « paquet » c’était une véritable galère. Je buttais sans cesse sur mes appuis, on skiait sur les bâtons des autres, on skiait sur les miens… et impossible d’écarter un peu les skis pour glisser. Et pour couronner le tout, une méforme que je n’avais pas connu depuis au moins un an ; pas de jambes, envie de vomir, et surtout pas l’envie et pas de plaisir. Donc au bout de 40’, j’ai mis le clignotant et je suis revenu vers le départ. Là j’ai viré mes straps (allez 20€ à la poubelle) et je suis allé à la rencontre de Serge sur les hauts de la Bresse. Et là je me suis fait plaisir en skiant seul sur des pistes vierges mais damées nickel, par un soleil radieux (mais froid) et dans un paysage sublime.
Comme quoi, il faut vraiment s’écouter, et quand, au lever, on a pas envie d’y aller, c’est qu’il y a une raison. C’est pas grave, ça forge le caractère et je reviendrai l’an prochain pour ma revanche en étant mieux préparé.
Mercredi 18/02 : 1500m de natation (ça doit faire 9 mois que je n’avais pas nagé) mais sensations agréables. J’ai alterné crawl et brasse afin de ne pas me démonter les épaules.
Jeudi 19/02 : 1h de marche active dans Lyon
Vendredi 20/02 : déménagement… vous allez me dire que c’était du repos alors… je vous répondrai que quand on fait plus de 200m de D+ avec 10 ou 20 kilos à porter, c’est du bon renforcement musculaire ! Eh oui, j’ai choisi un appart au 6ème étage sans ascenceur !
Samedi 21/02 : repos
Dimanche 22/02 : 1h de footing au parc de la feyssine. Essai de mes nouvelles chaussures de trail : les nouvelles Brooks Cascadia. Elles sont vraiment bien. Très bonne stabilité, bon amorti, assez dynamiques, super accroche. Je pense que j’ai trouvé la chaussure idéale pour mes courses de moins 50-60kms.
Lundi 23/02 : allez c’est reparti pour l’entraînement course à pied. Footing de 30’ cool (+ pompes/ abdos/ gainage, mais ça c’est presque la routine)…
Mardi 24/02 : 1h10 endurance I2 dans Fourvière. A chaque sortie, je découvre de nouveaux coins de Lyon. Cette fois-ci j'ai couru sur la colline de Fourvière, et sur la piste de VTT de La Sarra. Les sensations reviennent doucement. Je m'applique sur la respiration, avec notamment un soin tout particulier apporté au ressenti des sensations dans l'effort. C'est la période idéale pour ce type d'expérience.
Mercredi 25/02 : 2km de natation en 45'. J'alterne 5 longueurs brasse et 5 longueurs crawl afin de ne pas trop tirer sur les épaules. En effet, je n'ai pas une très bonne technique mais apparemment ça avance bien et ça travaille le physique, donc c'est le principal.
Jeudi 26/02 : 1h05 en endurance sur la colline de Croix Rousse. Début de séance assez cool et 20 dernières minutes plus appuyées.
Vendredi 27/02 : repos
Samedi 28/02 : ce samedi, je m'étais programmé la Course du Suzon, dans le village des Côtes d'Arey (38). Cette course nature de 16km pour 430m de D+ était idéale pour reprendre un certain rythme, mais je voulais gèrer mon effort, histoire de voir ce que disaient mes tendons.
Arrivé sur la ligne de départ, j'ai tout de suite compris que ma petite stratégie n'allait pas tenir longtemps ! 50m après le départ, il y avait une belle côte et je ne voulais pas être ralenti dans le peloton. Donc je suis parti dans le paquet de tête, et quand, au dessus de la bosse j'étais 6 ou 7ème, je me suis décidé à continuer sur ce rythme ! La course était très roulante au niveau du terrain mais assez cassante pour les relances (exactement le type de parcours qui ne m'avantage pas ...). Arrivé au 5ème kil j'avais l'impression d'être scotché, mais apparemment ça n'avançait pas si mal que ça. Quelques petits passages techniques m'ont permis de me remettre dans le bon rythme et de recoller un groupe de 3 coureurs aux alentours du 10ème kil. Le final s'est fait à bloc. Un peu à l'image de la course dans son ensemble !! Je finis en 1h11 pour 16km (10ème scratch et 5 en senior) à 9' de la gagne et 7' d'Alexandre Majewski qui fait 2 (déjà 2ème au RTT), bien sympa d'ailleurs.
Copyright @ Photogone.
Petite anecdote, ça faisait depuis le mois de juillet que je n'avais pas remis mon cardio. Ce matin, je m'étais dit qu'il serait intéressant de voir mes pulses en course (étant donné que je suis très loin de mon pic de forme). Et ben, je n'ai pas été déçu du voyage !!! 178 bpm/min de moyenne sur 1h11... j'ai mm réussi à faire bipper le cardio à 500m de la ligne d'arrivée. Au début je croyais que je passais sous une ligne haute tension !! mais en fait, j'étais bien à 196 pulses !! ça faisait un bail que je n'étais pas monté aussi haut.
La marge de progression est donc grande, mais je suis satisfait de cette course où j'ai pris du plaisir à me battre pour garder ma place. J'ai essayé de respirer au maximum par le nez et de travailler sur l'efficacité de ma foulée tout au long de la course mais je n'ai tenu que 20' vraiment efficacement, après c'était trop intensif pour ne respirer que par le nez; mais je reprenais les bonnes habitudes dès qu'un petit moment de récup' le permettait.
Au niveau des points positifs également à noter, mes tendons d'achille qui se sont bien comportés. Pas de douleur particulière. on verra demain matin, mais à priori, c'est en bonne voie. Hang on...
Dimanche 1/03 : 1h30 de VTT dans les Monts d'Or. départ de Collonges au Mont d'Or. ça faisait bien plaisir de remonter sur le VTT, qui prenait la poussière depuis le mois d'août. J'ai silloné les chemins autour du Mont Cintre et Mont Laroche. Etant donné que je n'avais pas de carte, je ne me suis pas aventuré trop loin, mais j'ai bcp apprécié le terrain : ça grimpe, c'est cassant, technique... impecc ! La journée s'est poursuivie par un repas bien sympathique avec Stéphane et Sylvia, de passage à Lyon sur leur route des vacances.
De retour en France après mon semestre d'études en Allemagne, j'en ai ramené quelques kilos en trop et un état de forme pas au top.
Les choses sont vite rentrées dans l'ordre à partir du lundi 21 décembre où j'ai repris sérieusement sur une base de 6 sorties hebdomadaires. Au programme : des footings, de l'endurance en trail, un peu de VMA, du seuil, du skating et un peu de ski de rando et alpin pour le plaisir.
Autant dire que sur les premières sorties, je ne faisais pas le malin avec Stéphane !! mais à priori, je ne suis pas trop à la traîne. Les points que j'ai à travailler sont l'endurance longue, la vitesse et le renforcement musculaire.
Avec les conditions hivernales que l'on a cette année, la pratique du skating est idéale, en plus ça offre un travail très efficace de musculation générale et de sollicitation du coeur. Je me suis d'ailleurs décidé à participer à la Trace Vosgienne (42km) le 15 février en ski de fond, ce sera une première pour moi.
Le mois de janvier sera marqué par deux compétitions, le championnat des Vosges de cross à Taintrux et le Raidlight Trail Trophy le 25 janvier dans la Loire.
Voici le contenu de mon entraînement :
ça va venir...
* Quelques images du cross de Taintrux disputé le dimanche 11 janvier dans des conditions fraîches et sur un terrain difficile. Une course que j'ai abordé comme un entraînement qualitatif.
Au final, après m'être dépouillé pendant 4 tours et demi, je termine à la 27ème place (31'50 à 4' de la gagne). Le scénario de la course s'est déroulé comme je l'imaginais : la première petite boucle très rapide, au bout du premier tour j'étais asphyxié, deuxième tour à la rue, troisième sur un rythme régulier mais toujours dans le dur et enfin le retour des jambes dans le quatrième tour... C'est sûr que 30' d'effort c'est un peu court lorsqu'on est habitué à courir minimum 4 heures en course. Pourtant je m'étais échauffé pendant une bonne heure avant la course, histoire d'avoir déjà qq km dans les jambes mais rien n'y aura fait.
Je suis toutefois assez satisfait de ma course car étant donné le peu d'entrainement qualitatif que j'ai dans les jambes et les conditions dans lesquelles j'ai abordé cette course, je pense que je suis à ma place. Néanmoins, il me semble que je peux largement m'améliorer. Point à améliorer : la posture et l'alignement du corps. C'est un défaut que j'ai en temps normal mais là, avec le terrain défoncé et le fait qu'on soit constamment sur des appuis instables a accentué mon sentiment d'inefficacité dans ma foulée...
Raidlight Trail Trophy à Marlhes (42) le 25 janvier 2009
résumé à venir...
Une semaine de récup un peu particulière après cette première manche du challenge FFA. En principe c'est des footings, un peu d'autres sports comme VTT ou skating et puis une sortie plaisir d'1h30 le dimanche...
Bon là c'était plutôt :
Lundi : repos
Mardi : 1h05 de trail avec un peu de dénivelé + 5 lignes droites
Mercredi : 1h55 de skating avec Serge et Greg Balland sur les pistes du Poli/ Gérardmer/ La Bresse... rythme correct
Jeudi : 1h30 de skating avec Serge au Lispach... là c'était déjà plus relevé, avec notamment une grosse montée des Champis puis deux tours de la chaume (super glisse) et une bonne bourre dans la descente. Je sens que je commence à nettement m'améliorer au niveau de la technique mais il reste qq déséquilibres à corriger !!
Vendredi : repos
Samedi : à la base ça devait être un aller retour tranquille à la roche d'Anozel suite au repas arrosé de la veille, mais finalement j'avais les jambes (surcompensation de dimanche) et j'ai on est montés à la roche d'Anozel en courant tout le temps (itinéraire direct) donc montée au seuil + !! 31' pour monter depuis chez Stéph et 55' en tout pour la sortie. Impeccable.
Dimanche : on devait participer aux championnats de Lorraine de cross à Dombasle avec Stéphane afin de se tirer la bourre entre nous, mais finalement Stéphane bosse ce dimanche donc j'ai décidé de me faire plaisir. Bilan : j'ai fait le trail des roches !! Départ tout seul à la frontale de la tour de la liberté pour une sortie de 4h30. De bonnes sensations malgré une certaine fatigue. J'ai réussi à courir dans quasiment tous les coups de cul. Petit moment sympa avec mon père et le chien sur la crête de Taintrux entre la roche pierre 3 jambes et le col de Noirmont, ça n'était jamais arrivé.
Le but de cette sortie était aussi de mesurer précisément le parcours avec un GPS. Et je vous annonce que le 43km du TDR n'en fait que 41 mais que le dénivelé de 1800 m en fait 1915 positifs ! donc finalement le rapport distance/denivelé est assez costaud !!
Maintenant, place à un peu de récup forcée vu que je m'installe à Lyon et que les premiers jours seront consacrés au boulot et à la recherche d'un appart. Nouvelle ville, nouvelle vie...
A la base, j'avais prévu de rattaquer l'entraînement sérieusement mais plusieurs imprévus ont fait que cela a été impossible. Le premier problème a été une douleur génante au genou droit qui aura nécessité le passage de l'ostéo et 10 jours d'arrêt afin de ne pas forcer sur cette douleur et causer des fragilités sur cette articulation très sollicitée en trail. Le deuxième facteur limitant a été l'école... Eh oui, je ne pensais pas dire ça un jour, mais les trois dernières semaines ont été très intensives et peu propices à une hygiène de vie décente. Pour illustrer mes dires, je n'ai pas pu courir une seule fois en 10 jours tellement je bossais. C'est dire si c'était intensif parce que placer une heure pour aller courir, c'est normalement assez simple, même de nuit... enfin bref.
Je vais donc essayer d'être plus studieux en cette période de partiels et allier course à pied et révisions.
Le mois de novembre aura quand même permis de participer à une course (non officielle) lors de mon dernier retour en France, le 15 novembre dernier. En effet, l'association Origines organisait le Trail de la Source, avec comme principe, un parcours en trèfle de 3 boucles autour de la ferme de Taintrux. Une boucle de 11km entre la Pierre de la Roche et la Roche Pierre Trois Jambes, une boucle sur les hauts de la Houssière avec quelques passages sur une partie du VRA et une dernière boucle autour du massif du Chastel et un passage sur le TDR. Le parcours était en orientation et par équipe de trois dont au moins un vétéran ou un féminine.
Je faisais équipe avec Aldo et Stéphane et on a "remporté" ce trail d'environ 32km pour 1200m de D+. Ci dessous quelques photos puisqu'il fallait justifier être passés aux bons endroits.
Après un bon mois de coupure sportive afin de récupérer l'usage complet de mon pied (qui m'aura fait boîter pendant près de deux semaines quand même, avec les 3 premiers jours où je me tenais aux murs...), j'ai repris l'entraînement tranquillement début octobre.
Nouvelle rentrée, nouvelle destination... Pour mon dernier semestre de cours, je me suis expatrié en Allemagne afin d'y suivre des cours de Master à European Business School, près de Wiesbaden.
La région ne ressemble pas vraiment aux Vosges, mais quand on a connu Paris, on se contente de très peu ! La ville est coincée entre le Rhin (et ses rives plates propices à la VMA) et les vignes de la région du Rheingau. Et après les vignes, il y a la forêt. En fait, j'arrive à faire 400m de D+ sur environ 6km donc je ne me plains pas.
Après les premières sorties vouées au retour des sensations avec des footings à allure endurance, j'ai entamé la semaine dernière ma préparation hivernale. Objectif "Trail des Lumières" avec mon frère qui se met sérieusement au trail (même mon père suit le mouvement). un footing, une séance de 10*30/30" (qui a laissé des séquelles pdt 2 jours!), une séance d'endurance en terrain varié m'ont permis d'arriver en forme en ce samedi frisquet d'octobre.
La course s'est super bien passée pour moi, et pour mon frère aussi ! Les 31km initiaux se sont transformés en 34 après que des rubalises aient été malintentionnellement enlevées (du coup on a pas eu le ravito du 11ème kil). Le parcours est très roulant et seul deux "coups de cul" viennent agrémenter le tracé. Cela dit, on a quand mm fait 776m de D+ et la fin de parcours de nuit et davantage en sous-bois était un peu plus technique.
Au final on finit 32ème. Super perf de mon frangin qui fait une très belle course pour sa première expérience sur une distance supérieure à 20km. On a vraiment collaboré et fait une course d'équipe, constamment sur la même respiration... et ça a payé.
A partir de cette semaine, je rattaque en principe le véritable entraînement avec la VMA, le seuil et toutes les réjouissances habituelles. Objectif hivernal: les cross départementaux et quelques courses sur route afin de travailler la vitesse.
Le fan club avait employé les grands moyens cette année...
Vendredi 29 Août 17h30, place du triangle de l'Amitié à Chamonix.
Stéphane et moi rejoignions déjà la grille de départ afin de nous assurer un bon placement et ainsi éviter d'être coincé dans la masse des coureurs une fois le coup de sifflet donné.
Une heure sur la ligne de départ sous un soleil de plomb, au milieu de milliers de spectateurs et devant 2300 concurrents (le fait d'arriver tôt nous a permis d'être en première ligne).
Une heure à méditer, à essayer de ne pas trop réfléchir, à se préparer à affronter les pentes du Mont Blanc que nous apercevons en face de nous.
Les favoris rejoingnent la grille 15-20 minutes seulement avant le départ car leur place aux avant-postes est réservée.
18h20, la musique de Vangelis "Conquest of Paradise" est lancée en boucle afin de faire monter la pression et après 10 longues minutes, le coup de Gong annonce la libération de la meute.
Nous voilà partis pour 166 kilomètres et 9400 mètres de dénivellé positif autour du massif du Mont Blanc.
Le départ est très rapide, j'essaye de ne pas prendre un rythme trop élevé sur les larges chemins qui nous mènent aux Houches. Toutefois, je suis avec pas mal de favoris, ce qui me fait penser que je ne suis peut-être pas à ma place, mais après tout, je n'ai pas l'impression de forcer donc je reste à mon rythme.
Aux Houches, je croise une première fois mes supporters (ma famille, ils sont 8 à me suivre). Les sensations sont plutôt bonnes. On attaque ensuite le Col de Voza (8km pour 800m de D+), il passe dans l'euphorie encore sensible du départ. Toutefois, je suis déjà dans ma course et j'essaye d'avoir le rythme qui me permettra d'économiser mon énergie tout en étant le plus efficace possible. Au sommet de la Charme, j'enfile les manchettes pour la descente sur Saint Gervais. Cette descente est très pentue et nous meurtrit les cuisses d'entrée de jeu. Elle paraît longue. Finalement, j'arrive à Saint Gervais (km 21) en 109ème position, mais je sens que les jambes ne sont pas celles d'un grand jour, il va falloir faire avec et gérer cette période difficile qui s'annonce. Durant les 10 kilomètres vallonés en sous-bois qui nous mènent jusqu'aux Contamines, je ressent mon premier coup de fatigue. L'éclairage à l'aide de la lampe frontale est en effet plus fatigant pour mes yeux et cela se répercute sur mon corps. Je garde en tête le fait qu'il faut avancer à tout prix, même si cela est difficile. Le seul moyen de parvenir au bout de ce challenge est d'AVANCER. Peu avant les Contamines, les jambes reviennent et je parviens à recourir sur cette portion que j'apprécie. Je retrouve mon frère 500 mètres avant le ravitaillement, il me renseigne sur la course à l'avant et me donne quelques indications. Le temps de boire une soupe, de recharger mes bidons et je repars vers l'ascencion du col du Bonhomme en 133ème position.
Le passage de Notre Dame de la Gorge marque le début de la solitude pour les coureurs car nous nous retrouvons véritablement seuls face à nous même dans la nuit. Ce début d'ascencion sur la voie romaine est encore un peu difficile mais je maintiens le cap. Je passe au refuge de la Balme en 148ème position (j'ai encore perdu des places mais ça y est le sommeil a un peu disparu). A nouveau une soupe, du thé dans un bidon et nous entamons véritablement l'ascencion du col. Je le connais bien et sais que je peux le monter à un rythme rapide, je ne vais pas m'en priver et reprend 7 places dans la montée, puis une vingtaine dans la descente.
Je retrouve mon assistance aux Chapieux, ils sont au petits soins pour moi. J'ai déjà parcouru 50km et 2800m de D+ en 6h40 ! Je récupère mes bidons et repars en direction du col de la Seigne. Cette ascencion est pénible car elle commence par 4km de route en faux plat montant avant d'attaquer vraiment le col et se finit par un mur. Dans ce col, je sens que le sommeil n'est pas loin. Je parviens malgré tout à courir, mais mon expérience des coups de sommeil qui surviennent toujours lorsqu'il ne faut pas me pousse à m'arrêter pour dormir quelques minutes dans une tente de survie au somment du col de la Seigne.
Je pense que là, j'ai fait un mauvais choix, j'ai préféré "assurer" par précaution, mais sur 20 minutes d'arrêts je n'ai fermé l'oeil que 2' donc pas très bénéfique. Surtout que je repars refroidi et pas très lucide pour la descente.
La descente, en effet, est un chemin de croix. Je butte sur les cailloux, manque de me tordre les chevilles plusieurs fois et suit obligé de marcher sur des parties en faux plat descendant.
Les sensations reviennent tout doucement à l'approche du ravitaillement du Lac Combal. A nouveau, une soupe, quelques verres d'eau et je repars ragaillardi vers l'arête Mont Favre. Cette ascencion est assez courte mais très pentue (500m de D+ pour 3km). Je me rappelle des difficultés éprouvées l'an passée dans cette montée. Mais cette année, pas de problèmes. Je monte à un super rythme et attaque la descente de nuit. C'est important pour moi de faire cette descente de nuit car cela signifie que mon début de course n'est pas si mal que cela car je vais arriver à Courmayeur vers 6heures.
La descente n'est toutefois pas aussi évidente qu'avec le jour levant, qu'importe. Je gagne encore quelques places dans cette descente traumatisante pour les pieds et les cuisses.
Courmayeur est là. Je pointe à 6h18 en 142ème position. J'ai donc repris pas mal de places que j'avais perdues durant mon arrêt en haut du col de la Seigne. L'arrêt est court mais peu optimisé à cause d'un petit malentendu avec mon assistance. Je repars toutefois assez vite de cette base-vie car c'est un piège de rester dans cet endroit confortable où tout le monde est aux petits soins pour nous. Mon père me donne quelques indications pour la montée terrible qui s'annonce et je traverse Courmayeur au petit matin sur un rythme de marche rapide. Cette montée terrible c'est 5km d'ascencion pour 900mètres de D+ !! Il faut savoir la monter patiemment. Les paysages sont magnifiques. On attaque ensuite un sentier en balcon qui surplombe le val d'Aoste Italien. Je passe en 106ème position au refuge Bertone, et à la 109ème à Bonatti. Cependant, j'ai quelques difficultés à courir. Qu'importe, par rapport aux années précédentes, ça n'est que du plaisir (c'est vous dire si les années précédentes c'était difficile pour moi !). Il reste quelques "coups de cul" pour attaquer la descente sur Arnuva et c'est précisément en redescendant ces "coups de cul" que je glisse sur un caillou en traversant un torrent. Mon pied droit ratterri sur un pierre en forme d'arête et c'est tout mon poids qui porte sur cet appui que je prends sous la voute plantaire. Sur le moment, je sens ce choc que je considère presque comme bénin, mais je m'apercevrai plus tard qu'il n'en est rien...
Arnuva.. Tout mon staff est là pour m'encourager. Je m'arrête un peu plus que sur les autres ravitaillements afin de manger quelque chose de plus consistant et repars en 108ème position vers le Grand Col Ferret...
Il est presque 10 heures du matin et la chaleur est déjà là. Le col Ferret, c'est un ascencion à 25% de pente de moyenne, on l'appelle le Géant de l'UTMB car c'est aussi le point haut du parcours avec 2537mètres. L'ascencion est longue et laborieuse. Les cuisses sont dures, les appuis sur les bâtons d'un grand soutien ! Je bascule en 103ème position.
Mais très vite je déchante, car mon pied est très douloureux et mes cuisses sont gorgées d'acide lactique. Je fais un arrêt dans un refuge afin de prendre de l'eau car je suis à sec et la chaleur de plus en plus pesante. Cette nouvelle descente vers la Fouly est technique et difficile, sur un sentier de chèvre. D'autant plus, qu'à cet instant précis je vais être victime d'un coup de chaud qui va m'obliger à m'arrêter quelques instants car les hallucinations me reprennent en descente à cause du manque de sommeil et de cette chaleur.
J'atteinds la Fouly à petite foulée, mais que c'est dur... Malgré ma sieste, je n'ai perdu que 10 places dans cette descente.
Je réussis à trottiner quelques kilomètres sur un chemin large mais dès que la sente devient plus technique, il est très difficile pour moi de poser le pied. Ce constat va vite s'aggraver. Je décide alors de prévenir mes proches afin de les informer que je serais en retard au prochain ravitaillement et que je ferai le chemin jusqu'à eux en marchant, n'ayant d'autre alternative.
Heureusement que j'ai mes bâtons pour m'appuyer dans cette descente vers Praz de Fort. Cette fois, je ne peux même plus poser le pied à terre.
Mes proches sont là, tous autour de moi pour me réconforter et m'encourager à continuer, mais au fond de moi j'ai le sentiment que la douleur du corps ne sera pas dépassée par l'esprit. Il me reste 50km si je veux venir à bout de cet UTMB. Je suis encore à une place très satisfaisante au classement, mais le destin en a voulu autrement. Je parviens bien à marcher à 3km/h pendant 1km accompagné de mes frères et soeurs, appuyé comme un vieillard sur mes bâtons qui me servent désormais de béquilles mais la douleur est trop intense. Je ne peux plus avancer que sur un pied.
Que la déception est grande de devoir arrêter ici, aux Isserts, au pied de la montée vers Champex. Cette année, j'avais réussi à surmonter les obstacles des années précédentes, je suis encore frais au moment où je me résouds à prendre cette décision et j'ai les ressources pour finir ces 50km. Cependant, j'ai commis une erreur à un moment donné. Peut-être n'étais-je pas assez présent à mes appuis, peut-être avais-je déjà la tête trop loin sur ce parcours terriblement sélectif.
J'ai pourtant l'impression de ne pas avoir grand chose à me reprocher. J'ai bien gèré ma course... mais les grands événements sont impitoyables, qui plus est dans ce sport qui nous pousse dans des retranchements physiques et mentaux dont le commun des mortels ignore l'existence.
Au moment où je rends mon dossard, j'apprends que Stéphane, lui aussi, vient d'abandonner... Il a fait un malaise, une sorte d'hypothermie. Il semble qu'il ait dépassé les limites de son corps.
J'apprends également que c'est un jeune de 20 ans qui gagne la course avec plus d'une heure d'avance sur les prévisions. J'avoue que cette nouvelle me réjouit, elle va définitivement faire taire les mauvaises langues qui ne cessent de raconter que les jeunes de moins de 40 ans ne sont pas faits pour l'ultra...
Voilà, je vous ai à peu près tout dit. J'aurais aimé vous raconter les 50 derniers kilomètres mais c'est ainsi. Il paraît que c'est dans les grandes défaites que l'on forge les grandes victoires !
Je pense toutefois que tout le travail en amont a été très bénéfique car, au lendemain de la course, je n'étais pas détruit, un peu fatigué certes, mais pas physiquement marqué par cette course comme les années précédentes.
C'est le travail de préparation mental et de respiration sans effort qui paye et dont je ne suis qu'aux balbutiements...
Après la belle performance du TGV, on attaque la dernière Mise en Situation avant le jour J, et quelle mise en situation... la vraie !! En effet, on prévoit de faire Courmayeur-Chamonix via Champex en deux étapes. On ne peut pas mieux se préparer...
Lundi 7 juillet : 40' de footing avec Johann (c'était vraiment pour lui faire plaisir parce que j'étais naze de la veille et encore bien courbaturé). Les sensations n'étaient donc pas au top.
Mercredi 9 : 35' de footing sur un tour qui passe au dessus de Foucharupt et un peu dans le Kemberg. Les sensations sont positives.
Jeudi 10 : 2h40 de VTT avec Serge. On a roulé relativement tranquille sauf les 10 derniers kilomètres entre Provenchères et Sainte-Marguerite où je me suis devant avec Serge dans la roue et j'ai imprimé un bon rythme (genre 35km/h en VTT sur la route avec vent de face !). Escalade l'après midi à la carrière des grandes roches avec Laurent.
Samedi 12 : escalade avec Laurent au rocher de Boslimpré.
Dimanche 13 : tour du Kemberg avec Stéphane, Ludovic Laurent, Philippe Gandon et David Antoine sur la fin. départ assez cool puis il y a eu une accélération de barbare après le carrefour de la Chartreuse qui a fait éclater le groupe. A partir du carrefour Lecoanet, je me retrouve seul devant et je garde mon rythme jusqu'à la fin. Les autres jouent un peu au chat et à la souris en accélérant puis en attendant les autres. Pour ma part je retrouve David au col d'Anozel et on finit ensemble en 12' jusqu'aux 3 fauteuils. La forme n'était pas terrible mais c'était certainement dû à la soirée passée la veille chez Stéphane...
Lundi 14 : 1h20 de trail avec 600m de D+ sur les crêtes avec Stéph. départ du refuge du Sotré, descente jusqu'au lac de Retournemer via le col des Feignes, puis remontée jusqu'au Hohneck par le chemin des Dames et les anciennes pistes de ski de Retournemer et retour au refuge. Là je peux dire que je n'étais pas bien. Sûrement la faute à un petit déjeuner pris 5' avant d'aller courir mais les jambes étaient lourdes, je n'arrivais pas à courir normalement en descente... ça ira mieux demain !
Mardi 15 : séance de VMA d'une heure et 400m de D+ entre le carrefour Lecoanet et la crête du Kemberg avec 20*(30/30") au programme. La séance s'est plutôt bien passée. J'ai fait quasiment toutes mes accélérations en côte sauf 3 ou 4, mais j'éprouvais des difficultés à me mettre dans le rouge, le palpitant ne montant pas comme d'habitude.
Mercredi 16 : sortie d'1h15 avec 30' de montées-descentes sur la côte de la Bourse du parcours du 43km du trail des Roches(soit 525m de D+). Echauffement de 30' et enchaînement de 6 montées et descentes de cette côte sacrément pentue pendant 30' et RAC. Une bonne séance même si j'ai peut-être effectué des montées un peu rapides.
Jeudi 17 : LA séance de la semaine, celle qui calme ! 2 * 30' au seuil sur le trail de 19km en compagnie du coach ! (1h44 pour 770m de D+) Départ de chez moi, échauffement jusqu'au pied de la montée vers Ronde Tête puis 30' au seuil (voire seuil +) qui ont emmené jusqu'aux Censes de Grandrupt. 5' de récup et on rattaque après le bourbier des Censes de Granrupt jusqu'à la traversée de route de la roche Saint Martin après la fontaine des Chevaux ! La deuxième demi heure a été plus dure que la première, mais Stéphane ne me colle que 20" donc je suis satisfait de cet entraînement, il reste vraiment une référence pour moi... Quoi qu'il commence à me décevoir à la picole !!
Vendredi 18 : repos
Samedi 19 : je devais faire du VTT mais je suis rentré tard la veille et manque de motivation. L'après midi, j'ai retrouvé Stéphane à la Ferme de la Source où on a accompagné un groupe de personnes afin de leur faire partager notre expérience de la respiration consciente et leur faire expérimenter... Bilan : un moment fort et d'énormes progrès pour chacun des protagonistes.
Dimanche 20 : Sortie longue de 2h30 et 800m de D+ seulement (!) avec le même que d'habitude ! départ de Fraize, longue montée vers la chaume de Sérichamp puis descente vers l'étang des Dames et une dernière demi heure costaud par la route pour rentrer à Fraize via Plainfaing (30' pour 9,5km).
Lundi 21 : footing de 50' dans le Kemberg avec un peu de déni positif et test de mon sac remanié pour l'UTMB. Eh oui, Stéphane Brogniart aura eu raison de moi, il m'a fait trafiquer mon sac Quechua en passant au mode porte-bidons aux bretelles. Quelques améliorations sont encore à apporter et une prise en main nécessaire mais c'est pas trop mal (sur le coup là, il m'a bien masturbé l'esprit !)
Mardi 22 : Séance VMA à la fraîche sur le Tour du Kemberg. Au programme, 8*2'30 avec r=1', autant dire une séance costaud comme on en faisait cet hiver... J'ai fait toute la séance, mais j'ai eu du mal à me mettre dans le rouge et plein de petites douleurs qui me font penser que je n'étais pas dans le juste avec cet entrainement : légère douleur aux ligaments externes de la cheville gauche, belle ampoule au talon gauche et une contracture qui ne passe pas au mollet droit. Bref c'est passé mais cette ampoule risque de m'embêter ce WE.
Mercredi 23 : 2h de VTT dans l'Ormont. Un moment bien agréable, une certaine facilité dans le technique, toutes les montées au seuil, bref la forme.
Jeudi 24 : repos.
Vendredi 25 : léger footing de 25' histoire de voir si mon ampoule va mieux. A priori c'est le cas. Ce soir on charge la voiture avec Stéphane, Florian et Sophie et demain debout à 3h45 pour départ à 4h12 direction Courmayeur.
Samedi 26 : Arrivée à Courmayeur à 9h30. Temps magnifique. On se prépare et on décolle à 10h pour la section Courmayeur - Champex de l'UTMB. Le temps est optimal pour courir...
Première montée vers le refuge Bertone au train afin de se chauffer (avec 800m de D+ on est vite chaud !) puis le magnifique sentier en balcon valloné vers le refuge bonatti et descente vers Arnuva. Les sensations sont super, beaucoup de plaisir à courir sur ses chemins dans un tel panorama (c'est vrai que pdt la course on ne voit pas forcément le paysage de la mm façon).
Ensuite on attaque le grand Col Ferret. Petite pause au sommet pour soigner une ampoule naissante et longue descente vers la Fouly.
On termine la journée par la montée sur Champex en 6h30 pour 45km et 2700m de D+.
Le seul hic de la journée sera à mettre à mon actif puisque l'ampoule du col Ferret s'est transformée en steack au talon... Je sens que je vais jongler le lendemain.
On bivouaque dessus du lac de Champex où Florian, Sophie et Séb nous ont trouvé un super coin pour faire un feu et dormir.
Une nuit de sommeil assez succinte à cause d'une ampoule qui me lance et on décolle à 5h du mat' à la frontale pour la deuxième journée de cette reco. Dès le début, je sens que cette ampoule va être une galère mais au début ça passe un peu. Le jour se lève dans la montée de Bovine (qui semble nettement moins difficile qu'après 125km !).
Mais au sommet, c'est trop dur de relancer avec un tel handicap. Je préfére arrêter là cette sortie. Après tout, l'UTMB c'est dans un mois et je sais que les dommages d'une ampoule de cette taille sont long à réparer. Je laisse donc Stéphane continuer jusqu'au col des Montets. Florian et Sophie me récupéreront au col de la Forclaz....
Un WE en demi teinte pour moi mais positif. Je sais désormais sur quels points je vais devoir me concentrer dans les qq semaines à venir.
La semaine suivante sera une semaine de coupure pour moi avec seulement une sortie VTT d'1 heure et une séance de natation d'1.5km.
La semaine suivante sera plus sérieuse ...
Lundi 4/08 : 1h40 d'endurance trail dans l'Ormont sous la pluie avec 540m D+. Une grosse envie et surtout un rythme de course que l'on a l'impression de pouvoir garder pendant des heures sans se fatiguer.
Mardi 5 : séance VMA en côte sur la côte bitumée au dessus des 3 fauteuils : 2*(12*(30/30").
Mercredi 6 : sortie hors piste d'1h30 dans le Kemberg avec beaucoup de montée. J'ai un peu souffert de la chaleur.
Vendredi 8 : 1h30 de trail dans l'Ormont avec 30' au seuil en côte (620m D+). Le repos de la veille a fait du bien et m'a permis d'avoir une facilité à courir en côte même dans les passages les plus abrupts.
Samedi 9 : VTT descente au Lac Blanc
Dimanche 10 : sortie longue 3h05 pour 1200 m D+. Départ de St Dié/ montée de la roche St Martin/ descente par le chemin Oschell/ remontée vers le carrefour des angles/ decente vers les Censes de Grandrupt/ remontée vers le col de Climont puis rougiville et montée de la voie romaine de Moinchamp/ Col du Haut Jacques/ Grandes Roches/ 3 scieries/ fontaine de la solitude/ roche du Bihay/ chaise du Roy et retour sur St Dié. Bonnes sensations sur cette sortie longue où je me suis efforcé de courir au maximum.
Lundi 11 et mardi 12 : impossibilité professionnelle d'aller s'entrainer.
Mercredi 13 : 1h d'endurance sur le sentier du Rotary avec Stéphane en début de soirée puis travail nocturne avec Patrick Colin dans la descente de la pierre de la roche. Le travail consistait à tester différentes techniques de respiration et d'anticipation sur une descente très technique et dans une nuit noire. Cela devrait nous permettre de nous économiser et de récupérer dans les descentes de l'UTMB. Nous avons tous les deux été bluffés par les perspectives entrevues lors de cet entrainement car la vitesse de descente était impressionante dans un tel contexte.
Jeudi 14 : 1h05 de trail avec la montée de la roche d'Anozel au seuil depuis la croix St Georges. 19'30 et de bonnes sensations dans cette montée malgré une certaine lassitude au départ après une journée de travail fatigante.
Vendredi 15 : entraînement d'1h25 de trail dans le Kemberg en course continue. Je sens vraiment les progès dans ce domaine. le travail de respiration consciente n'y est pas pour rien car je monte moins haut en pulsations cardiaques et surtout je récupère mieux entre les enchaînements de montées.
Samedi 16 : 1h15 de VTT dans l'Ormont. ça faisait un bout de temps que je n'avais pas roulé et j'ai apprécié de tourner les jambes, ce qui m'a permis d'éliminer qq courbatures.
Dimanche 17 : dernier véritable entrainement avant l'UTMB. 1h45 de trail avec Stéphane autour de Saulcy, St Léonard et Anould. une sortie assez roulante. J'étais un peu à la peine ce dimanche à cause d'une très mauvaise nuit, mais désormais, place à l'affutâge...
Lundi 18 : repos
Mardi 19 : footing de 21' autour de Foucharupt avec 3 lignes droites pour finir
Mercredi 20 : footing de 20' sur le même tour que la veille et 4 lignes droites pour finir.
Jeudi 21 : footing de 21' avec Stéphane dans le bas du Kemberg et 3 lignes droites un peu violentes pour moi.
Vendredi 22 : footing de 30' au dessus de Saulcy. un peu mal aux cuisses d'hier et pas vraiment en forme
Samedi 23 : footing de 25' au dessus de Foucharupt, tranquille
Dimanche 24 : footing de 35' sur les crêtes avec Stéph et Florian. Puis encouragements des coureurs du Marathon des Crêtes au passage du Hohneck
Lundi : repos
Mardi : footing de 25' avec 3 lignes droites pour finir. Les sensations sont positives
Mercredi : repos
Jeudi : voyage vers Chamonix. On devait faire un petit footing de décrassage mais le temps d'attente aux dossards ne nous l'a pas permis