Après le raid Olima il y a une semaine, j'ai décidé d'honorer mon inscription qui avait été faite au mois de janvier (donc bien avant tous les évenements qui ont eu lieu), et de participer au tour des Ecrins : course en étapes de 35 et 40 km pour 4300m de D+ sur les 2 jours.
On est partis avec Stéphane, Laurent Schwartz (un bon traileur spinalien) et sa femme Bernadette. Arrivés vendredi en fin d'après-midi, on a eu le temps d'installer le campement et de faire un petit footing de décrassage avant qu'il ne se mette à pleuvoir (cela dit ca faisait plus d'un mois qu'il pleuvait chez eux). le parcours avait été modifié car impossible de passer les cols prévus à cause de la météo et même de la neige.
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1er jour : départ à 11heures par un beau soleil. Au 3ème kilomètre une petite erreur nous fait perdre environ 7 minutes. La première grosse ascencion a le don de calmer certaines ardeurs vu le degré de pente. ça n'empêche pas un certain Dawa Sherpa de me doubler en trottinant ! Jusque là, j'ai bien gèré à part cette erreur où j'ai suivi le troupeau de tête... Deuxième petite montée après une descente sympa à travers les Alpages et on bascule vers une longue descente afin de rejoindre le ravito situé au pied de la dernière grosse ascencion du jour au 21ème kilomètre. Arrivé à ce ravito, je ne suis pas au top, le manque de rythme, d'endurance se fait sentir mais je gère en respirant correctement.
Cette longue montée nous ménera au dessus des pistes de Puy Saint Vincent. Le début de la pente est roulant, puis rapidement le pourcentage augmente et le terrain devient boueux. Il commence à pleuvoir, ca grimpe dur, je baisse la tête, les mains dans le dos et j'avance. J'ai un bon rythme en montée et je reprends des places (jusque là j'étais env 20ème). Arrive un moment où les gens devant moi (une dizaine de coureurs) redescendent en suivant le balisage. Un acte malveillant nous fait perdre 10' et un paquet de places. Je réattaque la pente et arrive dans le brouillard. Les derniers kilomètres d'ascencion qui nous ménent au sommet sont terribles. On avance à l'aveugle sur une piste rouge, dré dans l'pentu ! Enfin la descente qui traverse quelques névés (ce qui me vaudra une belle glissade sur le c..). Cette descente est longue, mais le profil annonce un ravito puis une dernière ascencion (en fait le parcours a été modifié et je ne le savais pas). J'ai donc géré ma descente pour rien, mais le résultat est satisfaisant. J'ai un peu mal aux jambes, je suis trempé mais pas détruit (satisfait pour un trail de reprise, sauf qu'il y a le même demain !). Au final : 21ème en 4h45 pour 35km et 2100m de D+.

2ème jour : Il pleut comme vache qui pisse !! il a plu toute la nuit et il y a déjà moins de guerriers au briefing !
Départ à 9h. Patrick Michel nous annonce une étape de 43km pour 2500m de D+ avec de la neige au col de Vallouise.
ça part assez vite et on s'enfile 400m de D+ d'entrée de jeu. Les premiers (dont Stéph) courent mais je préfère marcher et assurer ce début d'étape car les jambes sont quand mm bien lourdes de la veille. Je monte au train et finalement, je ne perds que très peu de temps sur ceux qui courent. On bascule sur une descente assez courte, juste le temps de se faire déposer par la première féminine (impressionante!) et on se mange une succession de côtes à 20-25% en paliers (facile 500m D+). La descente qui suit est d'enfer, bien technique et il commence à pleuvoir abondamment (quand on court on n'y fait pas gaffe mais ça sauçait bien !!). La descente se termine au village des Bouchiers (seulement le 10ème km !!) et on enchaine par 6-7km d'un chemin en faux plat montant qui paraissent très longs. Dans ce genre de situation, il faut faire preuve d'abnégation et ne penser qu'à avancer en se forçant à courir malgré les jambes, les éléments... à 1 km du ravito du 17ème km, je croise Dawa et le Suisse, vainqueur de la veille qui redescendent avec les Gore-Tex sur le dos et nous annoncent que la course s'arrête au ravito. Je mets qq secondes à réaliser puis remet un coup de collier pour finir, on attendait tous ce col comme juge de paix de l'épreuve mais là encore la gestion de course ne sera pas récompensée. Il y a déjà pas mal des coureurs qui commençaient à avoir des défaillances devant... Les conditions météo sont vraiment moches, il y a 10 cm au col de Vallouise avec de gros névés, assez dangereux paraît-il. Le temps de boire un thé, d'enfiler une veste sur nos affaires trempées et il faut redescendre au départ par le chemin que l'on vient de faire !! J'avoue, on a un peu coupé mais j'en avais assez et finalement je fais un podium au pointage des douches !!
Un bon WE avec de joyeux lurons, des bonnes courbatures mais beaucoup de plaisir en retrouvant des sensations oubliées depuis quelques temps (...). Donc beaucoup de positif, mes tendons n'ont pas grincé et je finis 13ème au général à 1' de la 10ème place (sachant que j'ai perdu au moins 15' la veille).
Vivement la prochaine Mise en Situation UTMB qui aura lieu le 6 juillet au Tour des Glaciers de la Vanoise qui se déroule à Pralognan avec 72km pour 4000m de D+ au programme.
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