Après une compétition aussi exigeante que le Nivolet Revard, et vu à quel point j'ai "tapé dedans", une vraie semaine de récupération s'imposait. J'ai donc lâché la pression avec seulement 4 footings (soit 2h30 de sport). Ca m'a permis de bien recharger les batteries avant une semaine assez costaud.
Lundi 11/05 : 1h10 d’endurance vallonnée dans les escaliers de Croix Rousse (375m D+) puis 10’ de corde à sauter.
Mardi 12/05 : 1h25 avec enchaînement de descentes sur la piste de la Sarra (4*2’40 vite avec relances appuyées). 450m D+
Mercredi 13/05 : 1h20 de trail avec Julien dans les Monts d’Or. Descentes rapides, montées techniques, du solide ! 770m D+
Jeudi 14/05 :VMA au parc de la Tête d’Or : 10*(45’’/1’). Une séance plutôt « facile » qui m’a permis de vraiment accélérer en ayant une belle foulée. Bonnes sensations
Vendredi 15/05 : repos avant un WE de fada !
Samedi matin : 1ère épreuve du WE : 1h50 de trail avec Stéphane et Maxou. Enchaînement de 2* le sentier des Schlitteurs soit 1100m D+ et autant de D-. Evidemment, le but était de courir constamment. Première épreuve réussie avec succès.
Samedi après-midi : 2ème épreuve : un 3000 mètres sur piste dans le cadre des championnats interclubs à Champigneulles. On a fait le déplacement avec Stéphane, qui s’aligne sur le 3000 steeple. Par peur de se blesser (et surtout de compromettre la suite du WE), Stéph fera sa série en dedans en 13’ et des brouettes avec des passages de poutres épiques (limite réglementaire …). Pour ma part, je fais la course à fond. Premier 600m plutôt en-dedans afin de ne pas se griller (les cuisses me rappellent le dénivelé effectué le matin), je passe au premier 1000 en 3’25 et resterai sur ces bases jusqu’à la fin pour finir en 10’20. C’est loin d’être terrible. Je pense pouvoir améliorer de 20’’, mais il aurait fallu un peu de fraîcheur physique et peut-être une meilleure gestion de course. Deuxième épreuve validée.
Dimanche 5h du matin : après une courte nuit de 3h, je me lève afin d’aller prendre un relais d’une heure dans l’équipe VRA1 qui participe à la Vélodatienne (24 heures cyclistes). J’entre en piste à 5h05 et part pour trois tours à bloc (40-41km/h de moyenne à jeun et sans échauffement). Ensuite, je ralentis afin de me faire reprendre par le peloton de tête et ainsi se caler dans les roues. Je profite de l’aspiration mais prend également des relais bien appuyés avec des gars de la JECDE et de l’équipe Triquet qui cherchent à me faire sauter (un VTTiste qui les suit, ça fait mauvais genre...). Je passe le relais à mon équipier à 6h10. Les cuisses sont bien dures (selle un peu trop basse et tout en puissance, c’est pas bon pour la suite).
6h30 : petit déj. Ah oui, il est temps de manger. J’essaye ensuite vainement de fermer les yeux jusqu’à 8h mais pas possible.
8h : stéph débarque à la maison, on décolle pour aller au Vermont…
8h45 : on arrive sur place, la quatrième épreuve du WE se prépare : 14.6km de trail avec 450m D+. Pour une course au sauc’ (NDLR : une course dont le panier garni attribué au vainqueur attire quelques coureurs locaux affûtés) il y a du monde, et notamment Rémy Grosdidier.
Dès l’échauffement, je me demande ce que je fais là. J’ai les cuisses dures comme après 12 heures de trail et il va falloir courir vite, voire très vite.
Le départ ne me fera pas mentir, je suis à la rue. Impossible de courir plus vite que 14km/h (à vue de nez). Je tiens Stéphane à vue jusqu’au 7ème kilomètre, là où il décidera de passer le mur de 250 mètres en courant. J’aurais bien essayé aussi, mais à ce moment là j’essayais plutôt de me convaincre de rester en course donc j’avoue avoir refusé une difficulté en marchant seulement (j’aurai un gage). La descente est bien agréable, il faut allonger la foulée dans des sous-bois moitié hors-piste, moitié chemins de débardage. A partir du 9ème kilomètre, je stabilise mon allure et parviens à courir régulièrement et continuellement, sans pour autant pouvoir accélérer. Je franchis la ligne d’arrivée en 1h13, soit 5’ après Stéphane (qui finit 3ème à 8’ de Rémy) et 7’ devant Maxou qui fait une belle course et qui m’impressionne par sa progression. Quatrième épreuve validée, mais ça devient dur.
11h55 : de retour à saint-Dié, je prends le vélo de Stéphane pour rejoindre mes collègues cyclistes sur la Vélodatienne. A peine le vélo posé, j’apprends que je dois aller « aider » William en essayant de le relayer car il est en train de rouler pour reprendre du temps à nos poursuivants. Nickel, je ne suis même pas étiré, rien mangé, je pars comme ce matin, à BLOC ! J’essaye de lui prendre des relais mais je tiens à peine deux kilomètres… après, je ne peux plus passer, il est un peu trop affûté pour mon état de forme du moment !! Je fais tout de même 25-30’ à 38-39 km/h (avec plus de vent que le matin) avant de passer le relais à mon équipier suivant.
Je terminerai mon WE gargantuesque par 30’ costaud avec Stéph Brogniart cette fois-ci. Revenu du Vermont plus tard que moi et un peu moins entamé car il n’a pas roulé ce matin, le bougre m’en fait baver… Au final, l’équipe Vosges Raid Aventure 1 termine deuxième de cette première Vélodatienne avec un peu moins de 900km au compteur, 3’ devant les troisièmes (c’était chaud jusqu’au bout).
Ainsi s’achève un week end choc bien rempli et intensif. En terme de volume, ça n’était pas si énorme puisque ça doit faire 6h30 de sport cumulé mais à chaque fois c’était violent.
Un mix entre 24 heures chrono et Mission Impossible en somme. Mais finalement, tout s’est bien passé. On s’est fait un bon barbec pour fêter notre course et le lendemain… debout à 4h pour prendre la voiture et être au bureau à 9h à Lyon !!